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 [apocryphe] Les Fondations: Chapitre I

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frère roger
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Date d'inscription: 24/05/2005

MessageSujet: [apocryphe] Les Fondations: Chapitre I   Jeu 8 Fév - 15:49

Lodovicus a écrit:
La révélation d'Alexandros.

Après la mort de Christos, ses disciples prirent peur. L’atroce martyr du Messie leur fit craindre un sort semblable. Les péripapéticiens, disciples du seul Aristote, exultaient et les païens romains se félicitaient de la disparition d’un agitateur public. En effet les jours suivant l’exécution, les habitudes avaient reprise, rien ne semblait s’être passé, les disciples n’osaient plus prêcher sans leur maître. Le doute s’insinuait dans leur cœur ? Etait il vraiment le Messie ? S’il avait été envoyé par le Très-Haut, il ne serait pas mort comme le pire criminel, mais dans la sagesse donnée par l’âge, comme Aristote, et sa voix aurait perduré.


Or ce que les incroyants pensaient être une fin n’était qu’un commencement. Le renouveau eut lieu vingt-et-un jours après. Le jeune Alexandros, qui exerçait le métier de boulanger et rêvait de réunir un jour assez d’argent pour acheter aux Romains le droit d’étudier la voie de l’Etat, fut l’acteur du réveil. Cet Alexandros ne comptait pas encore vingt années, il a été élevé dans la crainte de Dieu et dans le respect du message du premier prophète, mais bien qu’il participa au culte à Jérusalem, il était dubitatif. On voyait les hommes d’Aristote collaborer avec l’occupant romain et oublier leur foi. Ils préféraient montrer leur science devant le peuple avec des syllogismes qu’ils se plaisaient à croire inspirés par Aristote, plutôt que de l’instruire des mystères de la foi ; ils préféraient faire bonne chaire, plutôt que prier ; à leur célibat, ils préféraient leurs concubines, et à leurs concubines, il préféraient leurs concubins. Alexandros avait bien entendu parler d’un certain Christos qui prêchait une évolution des relations entre les hommes et Dieu, mais se disait surtout que c’était un pauvre fou qui se perdrait ainsi que ses amis. Et effectivement… Le suivre aurait été tirer un trait sur sa carrière de notable. Ce fut pourtant lui que Dieu décida d’élever en l’illuminant de Sa lumière qui fortifie.


C’est alors que le jeune boulanger se dirigeait vers le hameau de Jefarra à quelques lieues de Jérusalem, qu’il eut une révélation. Il se rendait dans ce hameau pour y demander la main de Patricia, une fille commençant à se faire vieille et que son père peinait à marier à cause de sa laideur. Mais elle apporterait à son mari une forte dot. Alexandros n’arriva jamais à son but. En effet à mi-chemin, une grande lueur se fit et dans des chants venus du ciel, deux grands hommes auréolés de gloire apparurent, il y avait un jeune et un plus âgé mais la même sagesse se dégageait de leur visage, ils paraissaient sans âges. L’ancien prit la parole en premier, mais sa voix ne venait pas de lui, elle semblait venir de nulle part ou de partout. Et cette voix disait :

« Le dessein du Créateur qu’Oane seul avait compris a été oublié, le message que le Très-Haut m’a confié pour les hommes a été mal interprété, c’est pourquoi il a envoyé un second prophète aux hommes et que les hommes ont tués. C’est homme c’est Christos mort sur la Croix.»

Alors Aristote recula, et le plus jeune s’avança. On pouvait voir dans la paume de ses mains ouvertes deux trous, de même que sur ses pieds. Alexandros tomba face contre terre. Mais Christos le releva et lui dit ces quelques mots qu’il rapporta par la suite aux apôtres :

« Mon Frère, porte ce message à mes amis. Va leur dire que je suis le prophète du Très-Haut ! va leur dire que ma parole est la parole de Dieu. Qu’ils osent l’annoncer au monde ! L’Eglise que j’ai bâti doit grandir pour la Gloire de Celui qui a créé et pour le Salut de tous ! Elle devra faire beaucoup de sacrifice, souvent souffrir et ses membres mourront comme moi, mais celui qui perd sa vie sur terre pour Dieu la sauve au soleil, et celui qui fait perdre la vie à un disciple de Dieu et ne se repent pas, celui là mieux eût valu que jamais il ne vive car il connaîtra les tourments lunaires. »

Les deux prophètes alors remontèrent dans les nuées, entourées par des anges chantant les louanges de Dieu. La clarté resta un instant, illuminant encore la route et les oliviers qui la bordait, puis tout redevint calme. Alors Alexandros se releva, croyant avoir rêvé. Cependant, une voix dans son cœur lui disait de courir vers Jérusalem pour faire part de sa révélation aux évêques. Il courut donc de toute sa vigueur et en arrivant, il sut qu’il n’avait pas rêvé. Il comprenait la langue des marchands grecs et des officiers romains, ce que quelques heures avant il ne pouvait faire. Et pour cause ! Il possédait 36% de maîtrise du grec et 27% de maîtrise du latin.
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[apocryphe] Les Fondations: Chapitre I

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