
SAINT-ARNVALD ABBEY IN NOIRLAC (BERRY, FRANCE) HEADQUARTERS OF THE CISTERCIAN ORDER OF THE HOLY UNIVERSAL ARISTOTELIAN ROMAN CHURCH |
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Titca Maitre des Novices


Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Matinée déprime... Mer 5 Aoû - 21:20 | |
| Il était bien tôt dans la matinée quand Typhanie traînait déjà dans les champs de houblon, le moral n'y était pas. Son homme lui manquait et beaucoup d'autres choses aussi. Depuis quelques jours elle avait l'impression d'être aussi invisible qu'un fantôme, elle devait l'être surement. Elle se savait idiote d'avoir réagi ainsi, mais c'était elle, sa personnalité, s'effacer disparaitre à la moindre alerte. Pourtant, elle savait s'imposer aussi il suffisait de toucher à la famille pour avoir la preuve que son caractère si effacer devient celui d'un volcan et qu'elle vous attaque toutes griffes dehors. Cependant, voilà, elle souffrait...
Qu'elle horrible bonne femme, horrible n'était pas le mot Tit le savait très bien, mais quand même, elle l'avait ignoré royalement, seul l'homme comptait, elle aurait pu bien sûr place. Non décidément elle ne comprendrait jamais, la politesse, le respect et l'amour d'autrui était un sentiment tellement naturelle pour elle. Que la moindre vague le moindre écart aux règles la touchait et la mettait dans un état proche de la dépression. C'était ainsi depuis des années et apparemment cela n'allait pas changer ... Elle qui cherchait toujours à se mettre en quartes pour être aimable et polie, même avec ses ennemies, cherchant à comprendre le pourquoi du comment. Jamais elle n'avait osé insulter un être humain, préfèrent là encore faire passer le respect avant tout le reste.
Son pied frappa une pierre et elle la regarda s'envoler avant de retomber un peu plus loin, comme si de rien était. Bon sang, que c'était dur d'accepter d'être la plus faible, de se faire expédier de la sorte par une inconnue. Comme s'ils ne parlaient pas comme ci elle était la dernière roue de la charrette ! D'ailleurs elle était comme toujours, Tit l'avait assez dit à son époux : '' C'est écrit pigeon sur mon front.'' Celui-ci répondait toujours avec un sourire aux lèvres et l'air moqueur : '' Non chérie, c'est simplement écrit, coeur sur la main.'' Coeur sur la main ! Mon oeil pigeon, pigeonne et famille... oui ! Jac... Elle en avait les larmes aux bords des yeux à force de trop réfléchir, de retourner cette histoire dans sa tête, non seulement elle s'énervait, mais en plus il n'y avait personne la serer contre son coeur et lui murmurer que tout cela n'était pas si grave. A cause de cette histoire voilà que sa nuit était horrible, elle n'avait pas dormi correctement et ruminez ses actes. Pfff voilà ce qu'on y gagnait à voir des apparitions, rien ! Pffff, Ben dites-moi je suis invisible hein... je peux toujours me mettre toute nue et danser sous la pluie... Tssss ou encore remplacer mes habits noir par du rose... Arrachant une touffe des feuilles de houblon elle la lança au sol et soupira. Elle devrait retrouver son calme et sa sérénité, sinon la prochaine personne à lui dire poliment : '' bonjour'' risque de se recevoir un regard noir et les foudre de sa mauvaise humeur. C'est ainsi qu'elle prit place sur une pierre non loin du champ et ferma les yeux récriant à mi-voix la prière à Saint-Gabriel. Saint Gabriel archange, ange de la Tempérance, ouvre nos oreilles aux doux avertissements et aux appels pressants du Très Haut. Tiens-toi toujours devant nous, nous t'en conjurons, afin que nous comprenions bien la Parole de Dieu, afin que nous Le suivions et Lui obéissions et que nous accomplissions ce qu'Il veut de nous. Aide-nous à rester éveillés afin que, lorsqu'Il viendra, le Seigneur ne nous trouve pas endormis. Amen. Des sept archanges, du dogme celui-ci était son préférer son courage et sa détermination face à Léviathan était un exemple que Tit aimait particulièrement, même si son histoire lui mettait toujours les larmes aux bords des yeux. C'est donc par ce Saint et cette prière qu'elle cherchait à retrouver son calme jour après jour, récitant ses mots et cherchant la force de ne pas hurler, d'ailleurs juste après la fin de sa prière. Un sourire doux et calme ce dessina sur ses lèvres et éclaira son visage, bien que les marques des larmes couler sur ses joues brillait encore._________________  |
|  | | Thibalt retraitant

Nombre de messages: 94 Date d'inscription: 31/07/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Mer 5 Aoû - 23:29 | |
| Une nuit s'était passée. Thibalt se sentait mieux. Typhanie l'avait aidé alors qu'il était au plus mal pour trouver des réponses là ou il n'en trouvait pas puis Hellvyra lui avait parlé de l'Ordre et lui avait presque donné envie d'y retourner pour pouvoir réellement se mettre au service de ce dernier. Se rendre utile, se sentir utile et nécessaire, c'était parfois un sentiment reposant. Après avoir longuement discuté avec Hell, il s'était retiré dans sa cellule et s'était levé aux aurores pour faire sa première prière. Sans se presser, il avait pris un maigre petit déjeuner puis s'était rendu dans les champs. Un peu d'air frais, ça ne faisait de mal à personne, surtout au réveil.
Finalement, alors qu'il pensait qu'il n'allait faire que travailler et s'ennuyer horriblement dans sa cellule, Thibalt avait trouvé un certain repos en ces lieux. Il s'y sentait bien. Les mains dans le dos, il promenait dans les champs en regardant le ciel. Il faisait beau, le soleil était à peine levé et l'air était encore frais. Tout allait bien. Tout allait bien malgré le fait qu'à l'extérieur, une ribambelle de problèmes l'attendait. Ils attendraient encore un peu.
Ayant longuement marché, la tête dans les nuages, Thibalt finit par regarder à nouveau ou il se trouvait. Au loin, il aperçut quelqu'un assis sur une pierre. Vêtu de noir, comme toutes les autres, les vêtements très sobre ne laissaient pas paraître si c'était un homme ou une femme, c'est donc à ses cheveux que Thibalt reconnut Typhanie. Visiblement, elle semblait occupée à marmonner quelque chose en regardant ses pieds. Surement une prière, cela semblait des plus logiques. Alors qu'il se trouvait à une centaine de mètres d'elle, Thibalt ne dit rien en attendant qu'elle bouge puis quand elle releva la tête, il marcha un peu plus vite en l'interpellant. «Typhanie ! Bonjour !»Alors qu'il s'approchait, il lui fit signe sans aucune gêne pour lui témoigner de la joie qu'il ressentait à l'idée de pouvoir discuter un peu plus avec elle._________________  |
|  | | Titca Maitre des Novices


Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Jeu 6 Aoû - 2:01 | |
| Un groupe d'oiseau s'envolait de derrière Typhanie pour partir au loin, apparemment quelques choses ou quelqu'un leur avaient fait peur. Curieuse de savoir qui peut se promener à une heure pareille dans un champ de houblon aussi loin de l'abbaye de Noirlac, Tit tourna la tête et au milieu de l'envol des oiseaux remarqua un homme. Thibalt, qui semblait d'humeur joyeuse et près à passer une bonne journée. Après son salut, Tit regarda perplexe elle se pencha pour regarder derrière lui et fut rassurée de ne pas y voir 'elle' sinon même la prière de Saint-Gabriel n'aurait plus suffi à la calmer. Dans un sourire chassant le reste de colère elle lui dit : Bien le bonjour Thibalt ! Comment allez-vous ce matin ? Dans sa voix la joie de la savoir seul devait être facilement reconnaissable. Elle se déplaça pour lui faire une place à ses coter. La vue était à couper le souffle, du moins pour celui-ci qui aimait les paysage. D'ou ils se trouvaient on y découvrait tout l'abbaye dans le fond, puis la ferme et pour finir les champs de houblon qui n'en terminait plus. Une vue merveilleuse qui laisserait rêveur de plus riche des hommes. Fixent l'horizon elle remonta ses genoux sur la pierre et y déposa malgré son gros ventre son menton, ainsi replier elle tourna la tête et regarda l'homme à ses coter. Devait-elle s'excuser ? Dire la vérité ? Mentir lâchement ? Soupirant elle reposa ses yeux sur l'abbaye et parla d'une voix calme et posez, cherchant les mots pour lui faire comprendre avec diplomatie. Savez-vous que chaque personne à des qualités et des défauts ? Et qu'il est très compliqué de pouvoir se juger soit même avec une extrême franchisse ? Cependant, je pense pouvoir dire que ma plus grande qualité et la compassion et que mon plus grand défaut...c'est d'être exigeante, surtout envers mes amis et ma famille, mais aussi des inconnus, j'aime le respect et l'amour d'autrui...aussi je n'accepte pas quand on me manque de respect et d'amour... en langage barbare je ne suis pas un fantôme ! La jeune femme éclata de rire, elle connaissait ses qualités et ses défauts, elle savait aussi que certain comprenait et d'autre non, elle savait encore que parfois c'était exagéré, mais incontrôlable. Elle était faite ainsi, comme chaque être humain de ce monde, qualité et défaut... l'un n'allait pas sans l'autre. Il avait dû la prendre pour une folle, voir même se dire qu'elle n'était pas si gentille que cela, mais elle était simplement vexée d'être invisible et en colère contre lui, d'avoir été servi comme cinquième roue de la charrette. Secouant la tête elle tenta d'oublier encore cette histoire, elle devait lui parler de son projet et lui demander son avis, aussi savoir ses idées et peut-être même plus encore. Bref ce n'était pas le moment de jouer la rancunière, surtout que ce pauvre homme n'y était pour rien au final il n'a pas voulut ce qui est arrivé. ... Aucun mot ne sortait de sa bouche, surement trop impatiente de savoir ce qu'il pensait de cette histoire et de ses dernières paroles pour oser approfondir le sujet. Posent ça joue sur ses genoux, elle le regarda et enlace ses jambes de ses bras. Ainsi poser elle aurait pu rester des heures sans parler, à seulement le regarder et nager dans ses pensées. Cet homme était une apparition intrigante, les mauvaises langues dirons qu'elle s'attachait à lui plus que raison, les âmes pourvues d'un cerveau dirons qu'elle a énormément à apprendre de lui et que dans son jeune âge, Typhanie aimait parler avec tout le monde insouciante des rumeurs. Me pardonnez-vous ? J'ai fuit lâchement... hier soir, comme quoi je ne suis pas parfaite, le mythe tombe... ne soyez pas trop déçue. Elle ne réussit pas à s'empêcher de pouffer de rire encore une fois, dans la joie et la bonne humeur, après tout elle n'avait jamais prétendue d'être parfaite, personne ne l'était sauf le Très-Haut lui était parfait et proche de toutes les vertus, les pauvres humains qu'ils étaient, devait simplement tenter de se reprocher de la perfection et rester le plus proche du Très-Haut sans toucher la créature sans nom. Bien que parfois la mission semblait impossible et l'être humain si fragilisée qu'ils auraient pu commettre un pécher dans même le voir vraiment. C'était là toute la délicatesse des raisons qui poussaient l'homme à vivre..._________________  |
|  | | Thibalt retraitant

Nombre de messages: 94 Date d'inscription: 31/07/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Jeu 6 Aoû - 12:22 | |
| Visiblement, Typhanie partageait la joie que ressentait Thibalt à l'idée de passer un peu de temps avec elle. Lorsqu'il l'avait laissé partir hier, il s'en était un peu voulu car elle semblait légèrement énervée. Il n'avait pas osé la rattraper, sûrement de peur qu'elle ne s'énerve un peu plus et qu'il se fasse disputer. Mais bon, il espérait bien pouvoir discuter un peu avec elle de tout cela mais aussi d'autres choses pour éviter que la conversation ne tourne au vinaigre. Il s'approcha d'elle avec un sourire et à ses côtés, sur la pierre. «Oh... Je vais plutôt bien, merci. Et vous même?»Comme elle semblait le faire, Thibalt regarda à son tour le paysage qui se profilait devant lui. C'était somptueux et reposant. Cet endroit était vraiment exceptionnel. En regardant cette nature, il se dit qu'il aurait vraiment raté quelque chose s'il n'était pas venu ici pour y étudier. Il n'y aurait pas rencontré des gens aussi sympathiques et serait sûrement encore fourré dans ses problèmes. Bref, l'Abbaye lui avait vraiment rendu un grand service. Alors qu'il fixait l'horizon, il sentit que Typhanie se tourna vers lui. Tout d'abord elle ne dit rien puis déclara qu'elle n'était pas un fantôme. Thibalt tourna la tête et la regarda en haussant un sourcil. Pourquoi lui disait-elle cela ? Pour ne pas la vexer, et sûrement car elle disait cela pour une bonne raison, Thibalt se tut un instant en cherchant les pourquoi du comment. Elle n'était pas un fantôme, bien sûr qu'elle n'était pas un fantôme mais quelque chose lui en avait donné l'impression. Comprenant que cela venait sûrement de lui, il revit la rencontre assez mouvementée qu'il avait vécu avec Hellvyra et prit un air amusé.«Allons Typhanie, vous n'avez quand même pas cru que vous étiez ignorée? Si c'est le cas, je m'en excuse profondément, ça n'était vraiment pas l'impression que je voulais vous donner. Et puis... Bon, c'est vrai que j'aurai pu vous aider à faire les présentations, mais cette bousculade m'a fait perdre mes manières. Si je vous ai vexé ou manqué de respect, ça n'était pas mon intention. Vraiment.» Pour lui faire comprendre qu'il était vraiment un sincère, il lui adressa un léger sourire puis regarda en direction des champs. Il ne pensait pas que cela avait affecté Typhanie à ce point et il culpabilisait presque de l'avoir laissé partir sans rien dire. Sur ce coup là, il avait vraiment été maladroit. Pourtant, elle éclata de rire comme pour tenter de faire passer sa rancoeur. Thibalt rit légèrement à son tour, repensant à la rencontre fracassante qu'il avait eu avec Hellvyra et à la tête qu'il avait fait quand Typhanie était partie dans un coup de vent. Sacrée soirée à l'Abbaye...Me pardonnez-vous ? J'ai fuit lâchement... hier soir, comme quoi je ne suis pas parfaite, le mythe tombe... ne soyez pas trop déçue.Avec elle, Thibalt ne put s'empêcher de rire. Le mythe tombait, effectivement. Mais bon, les demoiselles un peu jalouses l'amusaient beaucoup et c'est pourquoi il n'y prêtait pas attention. Personne n'est parfait, après tout. «Vous êtes toute pardonnée, croyez moi.» lui répondit-il gentiment.Le silence se fit quelques secondes. Thibalt cherchait à trouver un sujet de conversation suffisamment intéressant pour ne pas faire fuir Typhanie une seconde fois. Les champs ? Mauvaise idée. Les oiseaux ? Encore pire. Il regardait tout autour de lui jusqu'à ce que son regard se pose sur quelques plantes qui se trouvaient un peu plus loin. La médecine! Typhanie voulait lui parler de quelque chose d'important hier soir, mais elle était partie avant qu'il n'en ait le temps. «Hier, vous aviez parlé d'une sorte de projet dans lequel je pourrai être utile. Vous pouvez m'en dire plus ?» L'idée de se rendre utile aux autres était comme d'habitude des plus alléchantes et Thibalt ne rechignait jamais à la tâche. Aussi, si Typhanie avait besoin de lui, il serait sûrement là pour l'aider._________________  |
|  | | Titca Maitre des Novices


Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Jeu 6 Aoû - 14:06 | |
| Souriante elle fut ravie d'entendre qu'il allait bien, il semblait en forme en tout cas c'était certain, puis il lui demanda comment elle allait en retour et Typhanie ignora la question, répondre un ''bof'' ou encore '' pas trop'' n'arrangerai pas le problème, autant ne rien dire et sourire simplement. Aurait-elle crut être ignorée ? Ben non elle l'avait pas crut, mais simplement remarquer ! Souriante elle écouta la fin de ses excuses et prit une petite voix timide. Disons que... ce n'est pas contre vous que je suis en colère ... et que j'ai le pardon facile... Tout deux admirait la vue en silence quand il lui parla de son projet, Tit trouva le sujet de conversation bien plus intéressant d'une querelle de chiffon entre deux femmes respectables, alors elle prit son souffle et commença son récit. Heum, enfaîte voyez-vous je suis diplômer en médecine au Loup d'argent, une université en Normandie. Mais je ne me vante jamais, elle appartenait à ma famille et je soupçonne mes professeurs de m'avoir favorisée un minimum. Enfin bref, à mon arrivée ici j'ai eu l'idée de créer un hôtel-dieu dans Noirlac, vu que nous allons ouvrir un séminaire de médecine enfin vous voyez. Cependant, j'ai du mal toute seule à rassembler assez d'information et de volontaire pour faire quelques choses de bien et ensuite soumettre le projet au Recteur... Et je me suis dit que peut-être, vous pourriez me donner quelques conseils et idées, mais j'ai un peu peur que le projet tombe à l'eau, c'est vrai il y a tellement d'hospice dans ce Royaume et les gens semble rarement malade... Enfin quel est votre avis ? Il était vrai que le projet était en route l'idée avait l'accord du recteur, mais il était compliqué de créer tout cela, de réunir les informations importantes et trié le vrai du faux, l'utile de l'inutile et arrivée à faire quelques choses de bien. Typhanie avait vu sa motivation oublier doucement sous la dose de travail qu'elle devrait fournir seule et sans avis extérieur et puis ses connaissances en médecine et en plante était limité dans la mesure de sa mémoire. Aussi, elle savait tout faire, mais oubliait avec le temps, les gens malade étaient souvent que légèrement blesser ou avait un peu mal après un gros coup, bref rien de très folichon. De ses yeux bleus elle le regarda et haussa les épaules, après tout son avis pourrait être intéressant, elle ne voulait pas être seule dans ce combat contre une tonne de parchemin et son ventre l'empêchait d'arrivée à vraiment donner toute son âme dans ce combat-là. De plus il était toujours bon d'avoir un avis extérieur sur une question, cela permettait de garder le bon et retirer le mauvais. Comme vous m'aviez laissé entendre l'envie d'être dans ce domaine et que mes connaissances ne sont pas parfaites et irréprochables, je me suis dit que... vous accepteriez de prendre un moment pour mon problème ou peut-être même de m'aider plus en détail..enfin... voilà ... j'avoue que les volontaire sont parties très vite et très fort pour mieux abandonner au final. Et je ne suis pas une femme qui abandonne si facilement... du moins pas en plein milieu... Elle le regarda encore un peu et fixa l'abbaye, pas sûr que son projet seras accepté, ni même qu'il marcherait sans souci, mais qui ne tente rien n'as rien et puis elle préférait tomber de haut que de ne pas tomber du tout. Une sorte de plaisir à voir un travail accompli que celui-ci marche ou non, au moins elle n'avait fait on ne pourrait pas lui reprocher cela. Mais la grande question était plutôt de savoir ce qu'il en pensait...lui !_________________  |
|  | | Thibalt retraitant

Nombre de messages: 94 Date d'inscription: 31/07/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Jeu 6 Aoû - 15:22 | |
| Elle n'était pas en colère contre lui. Alors contre qui ? Un instant, Thibalt repensa à cette soirée et la revit en train de parler sur un ton assez impérieux, surement à cause du sentiment qu'elle se sente ignorée, à Hellvyra. C'était sûrement contre elle alors qu'elle en avait. Mais bon, si elle avait le pardon facile et que Thibalt lui avait prouvé qu'elle n'était pas invisible au travers du fait qu'il vienne à sa rencontre, cela devait surement avoir suffit pour la rassurer. Aussi, il n'en fit pas plus commentaires et écouta attentivement le projet qui lui tenait à cœur.
Créer un hotel-Dieu pour pouvoir faire bénéficier aux habitants malades de quelques soins gratuitement. L'idée plaisait vraiment à Thibalt qui ne dit pourtant rien pendant quelques instants. Se sentait-il réellement prêt à aider quelqu'un à créer un pareil établissement? C'était assez compliqué à dire. D'ailleurs, il fallait bien avouer que les épidémies n'étaient pas vraiment monnaies courantes dans les Royaumes connus, à croire que les rues étaient propres... Néanmoins, le jeu en valait la chandelle et Typhanie semblait vraiment tenir à ce projet. Même si ce n'était que l'épauler un peu, un peu de soutien ne lui aurait sûrement pas fait de mal, surtout alors qu'elle allait bientôt accoucher et qu'elle devait se reposer.
Il lui adressa un léger sourire puis lui repondit avec un air un peu perplexe.«Cette idée me plait beaucoup, Typhanie. Je trouve que c'est fort honorable de votre part de vouloir créer un hospice et ça l'est encore plus étant donné que vous semblez être la seule à vous battre pour ça. Je pourrai vous donner quelques conseils, mais comme vous l'avez dit hier, le niveau de l'Université de Belrupt n'est pas des meilleurs et je crois que j'ai oublié la moitié des enseignements qu'on m'a donné. Je peux vous aider, croyez moi, dans l'établissement des cours, le traitement des papiers pour pouvoir officialiser tout cela, mais il faut que nous nous serrions les coudes.»En effet, comme elle l'avait fait remarqué, il arrivait souvent que des personnes se disent intéressés par le projet et abandonnent tout aussi vite. Un départ en fanfare qui ne faisait que se terminer par un échec cuisant. Thibalt, et visiblement Typhanie, ne semblaient pas avoir ce genre d'attitudes. Lui était plutôt du genre à travailler doucement, à son rythme, mais à faire le travail correctement. Tant que le travail avançait, même un peu, mais qu'il n'avançait pas n'importe comment, il considérait qu'il faisait du bon travail.«Vos enseignements en médecine qui ne sont pas parfaits et irréprochables, combinés aux miens qui ne le sont pas non plus je pense que nous pouvons en tirer quelque chose de bon. Pour ce qui est de la construction d'un bâtiment, s'il faut construire une annexe à l'Abbaye, ça ne devrait pas poser de problèmes. A moins que l'on vous donne une partie de l'Abbaye dans le cas ou votre projet fonctionnerait?» Construire l'Abbaye ne serait pas le plus fatiguant, c'était certain, mais se débarrasser de ce travail là aurait été une tâche de terminée. Avoir les locaux, c'était la base de tous travaux fructueux. Au pire des cas, s'il fallait construire l'hospice, les fidèles auraient sûrement pris l'initiative de mettre la main à la patte. Pour faire comprendre que cette idée lui plaisait vraiment même s'il ne s'extasiait pas, Thibalt adressa un léger sourire à Typhanie.«Ca devrait marcher, je pense...» lui dit-il. _________________  |
|  | | Titca Maitre des Novices


Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Jeu 6 Aoû - 23:25 | |
| Ses réactions ne se sont pas fait attendre, assez rapidement il annonça que l'idée était bonne, bien que difficilement réalisable, mais ne suffisait-il pas d'un peu de courage pour arrivée au bout de toutes les épreuves ? Après tout l'abbaye devait être assez grande pour arrivée à trouver un petit coin de soin. La plus grande peur de Titca n'était pas de créer et installer cet endroit, mais plutôt de le faire marcher et réussir a trouvé des personnes réellement motivée à prendre soin des malades et le reste surtout. Il confirma ses peurs, Belrupt était...certes un endroit charmant et surement très intéressant, mais pas basé sur l'apprentissage plutôt sur le ''JE'', elle se comprenait. Secouant la tête elle haussa les épaules. J'ai entendu parler de cette université, il y avait un article dans le journal rédiger par Dame Cyann je crois, enfin j'ai vite remarqué que l'endroit ne me conviendrai pas. J'avoue ne pas aimer les cours en groupes ou certain sont les chouchou et d'autre le mouton noir, les questions sont moins faciles à poser et on nous répond rarement, bref le cours et toujours le même et rien ne change... Il semblait réellement motivé bien qu'un peu désousolé par cette nouvelle, Typhanie lui sourit et haussa les épaules, certainement que cela marcherait oui, du moins elle le souhaitait plus que tout au monde, une sorte de remerciement pour ce lieu qui lui avait tellement donné. Mmmh, nous allons-y réussir et je ne vous force en rien Messire, si vous désirez refuser faites le donc... je sais que cela demande du temps, du travail et un peu engagement et puis d'un coter ça à l'air de trois fois rien, quelques lits, quelques salles et un peu de matériel.. enfin... nous verrons... Se serrer les coudes ? La jeune femme le regarda sans trop comprendre, elle était mi-Bretonne mi-Limousine et parfois quelques expressions douteuse était très dure à comprendre pour elle, pourquoi voulait-il lui serrer les coudes ? Haussant les épaules elle se leva et lui fit face pour lui sera les coudes des deux mains et le regarda l'air complètement perdu. Son époux lui avait appris quelques petites coutumes comme cela, assez rapidement pour qu'elle puisse parler aux personnes en taverne ou ailleurs sans avoir l'air idiote, mais quelques choses lui laissa croire que pour le coup elle aurait forcement l'air bête là. Quand Titca rencontre le monde, fallait dire que malgré quelques origines Limousine elle n'y avait passé que peu de temps et grandit auprès des bretons, ses amis prévenu prenait soin de ne pas utiliser des mots trop compliquer pour elle, les inconnus ne savaient pas et parfois l'embrouillait. Bref, c'est donc les mains tremblante sur les coudes de l'homme que Typhanie le regarda et attendit la suite, que devait-elle après cela ? Elle n'en avait aucune idée. Peut-être qu'elle devait les serrer ? Comme il l'avait dit ''serrons-nous'' aussi pour ne pas paraitre idiote elle enferma les coudes de Thibalt dans ses mains et sourit fière d'elle, même pas besoin de Jacou maintenant pour tout comprendre ! C'était un bon début il serait fier d'elle ! Toutes contente, Tit attendit qu'il fasse de même avec ses propres coudes et que tout deux soit unis par un pacte assez étrange quand même. Euh...c'est... une sorte de pacte ? Vous savez, je ne suis pas très douée comme Francoyse, mon époux tente de m'aider, je parle assez bien et je sais même écrire, mais... quand on part dans des coutumes je suis perdu, chez nous on ne se tien pas les coudes hein... on crache dans nos mains et on les sert ou alors parfois on cache seulement par terre... Enfin je préfère votre histoire de coude c'est plus propre quand même non ? Tout chez Typh prouvait qu'elle était vraiment perdue et sincère ne remarquant absolument pas son erreur monumentale._________________  |
|  | | Thibalt retraitant

Nombre de messages: 94 Date d'inscription: 31/07/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Ven 7 Aoû - 0:21 | |
| Ce que disait Typhanie au sujet de l'Université de Belrupt était tout à fait véridique.De nombreux élèves, dans une salle et même salle et un seul professeur bien souvent trop occupé à corriger les copies des dernières leçons pour réellement accorder du temps à ces derniers. Bref, il avait fait une année là-bas et il avait certes appris certaines choses qui lui seraient utiles mais il en avait aussi oublié la moitié tant l'enseignement était baclé. Aussi, comme il ne voyait pas de raison de polémiquer plus sur cette université, il se contenta de hocher la tête pour montrer son approbation aux critiques de la demoiselle.
Effectivement, dans un endroit aussi grand que l'Abbaye, les frères devraient sûrement trouver une pièce ou deux pour pouvoir y installer les malades qui ne seraient de toute façon pas réellement nombreux. Le Berry était un petit Duché et Thibalt n'imaginait pas créer, même si l'idée n'était pas la sienne, un hospice pour tout le Royaume mais seulement pour le Duché et les villages environnants. Il y avait d'autres hotel-Dieu en France, aussi la logique voulait qu'ils ne risquent donc pas l'engorgement du service. «Nous verrons. Vous n'aurez qu'à me transmettre ce que vous avez déjà fait et nous travaillerons la dessus. D'accord?»Visiblement, l'expression "Il faut se serrer les coudes" n'était pas vraiment bien passé. Sans trop comprendre pourquoi, en tout silence, Typhanie se leva et prit les coudes de Thibalt en attendant pour qu'il fasse visiblement la même chose. Sans trop comprendre la raison de cet acte, il haussa un sourcil et n'osa rien dire. Pourquoi faisait-elle cela ? Sur le coup, il se demanda même si elle ne se moquait pas de lui. Le pire dans tout cela était le fait qu'elle souriait, montrant toute la joie qu'elle ressentait à l'idée de faire cela. Un peu gêné, alors qu'il allait lui demander ce qu'elle faisait, elle lui dit:Euh...c'est... une sorte de pacte ? Vous savez, je ne suis pas très douée comme Francoyse, mon époux tente de m'aider, je parle assez bien et je sais même écrire, mais... quand on part dans des coutumes je suis perdu, chez nous on ne se tient pas les coudes hein... on crache dans nos mains et on les sert ou alors parfois on crache seulement par terre... Enfin je préfère votre histoire de coude c'est plus propre quand même non ? Quand elle dit cela, Thibalt fit enfin le rapprochement et éclata de rire. Elle l'avait pris au mot. Quelque part, la situation en elle-même était amusante étant donné que c'était l'Aragonnais qui venait donner des cours de François à une demoiselle née dans ce pays. Bref, il riait, pas pour se moquer d'elle mais simplement car il trouvait la situation tellement absurde qu'il ne pouvait que rire face à cela. Pour lui faire comprendre qu'il ne voulait pas la vexer, il se permit de lui prendre les mains en étouffant quelques éclats de rires, les larmes aux yeux tant il trouvait ça drôle. «Mais non Typhanie! Lorsque je disais qu'il fallait nous serrer les coudes, c'était une simple expression. Je voulais dire qu'il fallait que l'on travaille en équipe, tout comme les soldats se serrent les coudes pour pouvoir avancer solidement contre les ennemis. Vous comprenez?»
Comme pour faire en sorte qu'elle ne s'enfuit pas au cas ou elle serait vexée, Thibalt se permit de garder ses mains dans les siennes quelques instants, espérant que cela ne lui paraîtrait pas inconvenant. _________________  |
|  | | Titca Maitre des Novices


Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Ven 7 Aoû - 10:39 | |
| Sous son regard étonné puis proche de la gêne, Typhanie compris assez rapidement qu'elle devait être à coter de la plaque, ce qui lui confirma en riant assez joyeusement. Regardant ses mains dans les siennes elle rougit pour plusieurs raisons, la première sa grossière erreur, la seconde ses mains justement, mais si le contact était amical et simplement censée être rassurant ou pour l'empêcher de fuir, il restait un contact dont elle n'avait pas l'habitude à Noirlac. Écoutant ses explications elle en rougit encore plus, elle ne pouvait pas savoir, mais cette expression était étonnante à la limite de l'étrange. Pas de rituel, pas de pacte seulement une façon de se soutenir. Moui, ben avons que s'aider en se serrant les coudes, c'était bien Francoys !
Elle le regarda et fit une petite moue entre l'air désolé et l'envie de se cacher, quelle idiote quand même. Cherchant à se faire petite, elle se promis au fond d'elle de ne jamais en parler à personne, au risque d'entendre rire encore longtemps. Oh... euh, oui nous nous serrons les coudes... Heum... c'est gênant cette histoire, euh... vous avez de très joli coude... héhéhé... euh... Elle le regarda et sourit dans un petit éclat de rire, voilà que maintenant elle lui parlait de ses coudes la conversation allait vite tourner au vinaigre si elle ne trouvait pas un moyen de retomber sur ses pattes. L'idéal aurait été d'être un premier avril pour hurler ''je t'ai bien eu''. Malheureusement en plein moi d'aout c'était impossible. Dans un petit sourire elle se demanda quand elle pourra récupérer ses mains ? Ne voulant pas être impolie elle ne dit cependant rien et les laissa à l'homme en regardant autour d'elle. Il avait parlé de ressembler leurs informations elle décida donc d'approfondir le sujet sans trop en dire pour ne pas rentrer dans les détails et risquer de se faire taper sur les doigts si elle parlait plus de séminaire que de l'hospice et la frontière entre les deux était assez compliquée à percevoir au final. Bien Il est difficile de distinguer les hospices des hôtels-Dieu, qui accueillent indifféremment pauvres et malades, pèlerins et voyageurs. Toutefois, deux éléments semblent différencier ces deux types d’établissements charitables : l’instance dont ils dépendent et le type de population qu’ils accueillent. En effet, alors que des couvents et des laïcs sont à l’origine de la fondation des hospices, c’est à l’initiative des évêques et sous leur contrôle que se développent les hôtels-Dieu. En outre, une forme de spécialisation s’affirme à notre époque qui voit les hospices héberger les pèlerins et les indigents, tandis que les hôtels-Dieu se réservent l’accueil des malades. Noirlac serait donc plutôt un Hôtel-Dieu qu'un Hospice à mon avis. Les patients sont en général vieillards, infirmes, orphelins, malades, parturientes (femmes enceinte) , indigents (des pauvres) et d'après ce que j'ai trouver dans diverse bibliothèque les salles serait en général représenter ainsi Une salle des soins est occupée par deux rangées de lits à rideaux bordant les murs, la place centrale étant réservée aux tables et aux bancs pour les repas. Alors que des salles privée comprend quelques lits destinés à des malades plus aisés. Une autre encore était destinée aux malades les plus graves et contient12 lits. Les hôtels-Dieu, maisons d'accueil qui, ont pour mission, au nom du principe de charité, d'assister et de soigner les nécessiteux... Typh le regarda, voilà ce qu'elle avait trouvé et retenue des heures passer à fouiller les bibliothèques de certains amis noble ou proche, ce n'était pas très développé comme informations et franchement limite pour partir de cela, mais au moins certaine chose était claire, même si... en ce rendant dans n'importe quels lieux de soin elle l'aurait remarqué sans chercher, voler des idées n'étaient pas son genre elle préférait encore passer des heures à les trouver toutes seules. En résumer, nous avons déjà quelques informations précieuses, mais il faudrait encore plusieurs détails sans tomber dans la médecine qui est plutôt du domaine du séminaire et non des lieux de soin... Elle lui sourit doucement et attendit une réaction de sa part._________________  |
|  | | Thibalt retraitant

Nombre de messages: 94 Date d'inscription: 31/07/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Ven 7 Aoû - 11:09 | |
| Comme il le prévoyait, Typhanie s'était soudainement empourprée d'une telle façon qu'il ne put s'empêcher de rire un peu plus. Il était tout à fait normal qu'elle se sente un peu gênée mais il fallait surtout éviter qu'elle ne se vexe. Tant bien que mal, la demoiselle tenta de sauver les meubles alors que Thibalt lui tenait les mains et qu'il ne la lâchait pas pour une raison que lui même ne connaissait pas. Peut être la peur qu'elle ne s'en aille en courant et en boudant? Bref, il préférait ne pas la laisser partir tout de suite, tout de même. Toujours ses mains dans les siennes, Thibalt écouta sagement toutes les informations que Typhanie avaient rassemblés ainsi que tous les travaux qui avaient déjà abouti. Elle avait déjà une idée claire de ce qu'elle voulait dans la pièce, c'était déjà ça. «Ce qu'il faudrait faire, c'est tenter de trouver la pièce que pourrait nous donner l'Abbaye. A partir de là, je sais que je pourrai créer une carte avec un agencement précis de ce dont vous avez parlé. Pour ça, il va falloir aller parler aux Frères.»Depuis son arrivée, l'Aragonnais avait rencontré beaucoup de monde mais aucun ne semblait être le dirigeant de cette Abbaye. L'évêque, bien entendu, aurait pu être assigné comme tel mais la logique aurait voulu qu'il puisse se trouver un dirigeant dans ce même batiment, au moins pour qu'il puisse être gêré de la meilleure façon.«Il faudrait aussi séparer les malades du reste des patients. Je m'en voudrai si une femme enceinte attrapait une maladie à cause d'un malade à côté d'elle. D'ailleurs, même si je doute que ce soit possible, il faudrait tenter d'obtenir un batiment un peu plus à l'écart du reste de l'Abbaye, non? Il serait gênant de savoir les Frères infectés par une quelconque maladie à cause de nous...»Même s'il ne connaissait pas grand chose aux maladies et à la transmission de ces dernières, Thibalt savait qu'il fallait éviter le plus possible le contact entre des gens malades et des gens fatigués ou faibles. Généralement, les maladies se refilaient plus facilement et alors tout cela pouvait virer à l'épidémie, ce qui serait sûrement très gênant dans un hospice. De plus, il imaginait mal le fait de faire passer des malades dans les couloirs de l'Abbaye qui, habituellement si calme, seraient alors rythmés par les cris agonisants de certains patients.
Sans trop rien dire, il se décida finalement à lâcher les mains de Typhanie dont il avait presque oublié le fait qu'il les tenait._________________  |
|  | | Titca Maitre des Novices


Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Ven 7 Aoû - 13:09 | |
| Toutes les informations ce perturbait dans sa tête, il avait des idées très bonnes qui la motivait soudainement à se pencher sur le sujet plus profondément, comme quoi l'union fait la force. Un endroit loin de l'abbaye, mais pas trop quand même le domaine Abbatial semblait une bonne idée, entre les champs et la fromagerie. Une carte ? Un plan ? Merveilleux si le messire était assez doué en dessin pour un faire un plan c'était super ! Elle ne l'était absolument pas arriverai tout juste à gribouiller quelques petites choses à peine compréhensible, apparemment tous les deux avaient des idées bien précises et minutieusement pensés, merveilleux ! Typh en sautilla de joie et le remercia du regard les yeux brillant comme un enfant à qui l'on offrait un cheval de bois à bascule. Mmmh, le recteur Monseigneur Roger devrait nous trouver un endroit, j'en doute pas dans le domaine Abbatiale assez loin des retraitant et séminariste. Je n'y avais pas pensé franchement, mais cela semble effectivement obligatoire pour ne pas frôler la catastrophe... Il ne semblait pas décider à lui lâcher les mains, elle devait être douce ou alors il avait peur de la voir disparaitre telle le fantôme quelle était. En tout cas son rire l'amusait et elle ne put pas s'empêcher de rire avec lui. Souriante elle réfléchit au meilleur moyen d'avoir rapidement une réponse, le Recteur était en retraite pour une durée inconnue de tous, mais peut-être que si elle allait voir le chapitre aux bureau du prévôt elle aurait une chance de tomber sur un membre qui lui donnerait son avis, avec la période de retraite il était dur de voir du monde ses temps-ci, au pire à la rentrer bêtement. Mmmmh, au pire nous assemblons toutes nos idées et demande puis au retour des membres du chapitre, nous verrons après tout le temps est un allié de taille dans tout projet. Il lâche ses mains et elle sourit puis croisa ses bras sur son ventre, assez gêner dans un petit sourire elle haussa les épaules et reprit sa place sur la pierre à ses coter, une question flottait dans son esprit de petite fouine, bien trop curieuse. Dans un petit sourire en coin elle se mit à jouer avec ses doigts de demandant si elle osait lui poser encore des questions personnelles sur lui sans lui faire croire des erreurs ou pire encore un malentendu. Part exemple ou vivait-il ? Ou encore comment voyait-il sa vie ? Enfin pleins de petites questions sans importance qui démontrait que l'on connaissait une personne, un peu mieux qu'une simple connaissance, qui permettait aussi de ne pas mettre les pieds dans le sceau comme on dit. Cela n'a rien à voir, mais... votre aimée est à Sancerre et vous ou vivez-vous en temps normal ? En Berry aussi ? En temps normal, car comme il était séminariste il devait surement vivre à Noirlac en ce moment, comme tous les séminaristes. Elle de son coter avait plusieurs maisons ou vivre et se déplaçait au gréer de ses envies, selon le besoin de calme ou de mouvements, selon l'endroit aussi. Elle avait toujours eu dans le sang ce petit coter vagabonde qui ne tenait pas en place une sorte de petit priment dans la vie de tous les jours. Pardonnez-moi, euh... je m'éloigne du sujet... comme toujours c'est... un défaut ? Murmura Tit pas très sûre d'elle._________________  |
|  | | Thibalt retraitant

Nombre de messages: 94 Date d'inscription: 31/07/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Ven 7 Aoû - 17:32 | |
| Comme le faisait remarquer Typhanie, le domaine Abbatiale était grand et il devrait normalement s'y trouver un bâtiment à l'écart des autres. Au cas où ça n'était pas le cas, Thibalt n'excluait néanmoins pas l'idée de faire appel aux fidèles berrichons et des duchés environnants pour venir aider à construire ce qui deviendrait ensuite leur hotel-Dieu. L'enthousiasme de la demoiselle était agréable à voir. Elle sautilla même sur elle même comme si elle n'était plus enceinte pendant quelques instants, ce qui fit sourire Thibalt. Sans trop savoir pourquoi, lui qui habituellement n'était enthousiaste qu'à peu de choses, cette idée lui avait vraiment beaucoup plu et il espérait que cet hotel-Dieu verrait le jour. Avec un peu de chance et d'audace, cela devrait être chose faite très bientôt.
Comme Monseigneur Roger était en retraite, l'idée de devoir constituer une sorte de petit dossier de présentation de l'hotel-Dieu s'imposait. Il allait falloir énoncer clairement les objectifs du bâtiment, une estimation précise de la nourriture qui serait consommée par les patients ainsi que toutes sortes de chiffres permettant d'établir ce à quoi l'Abbaye devrait se préparer. Heureusement, et comme Typhanie le disait, ils avaient tout à fait le temps de mettre au point ce projet. Rien ne pressait, ni personne d'ailleurs mis à part les quelques malades qui se trouvaient dans la rue sans bénéficier d'aucun soin.
«Comme vous dites, on a du temps pour préparer ça convenablement. Nous n'aurons qu'à nous retrouver un autre jour devant un papier et une plume pour commencer à rédiger tout ça?»Il lâcha ses mains et elle reprit place à côté de lui. Un instant, en la regardant, Thibalt trouva qu'elle semblait un peu gênée, comme si elle pensait ou voulait dire quelque chose dont elle craignait la réponse. Finalement, il préféra ne rien dire et regarda face à lui. Cela n'a rien à voir, mais... votre aimée est à Sancerre et vous ou vivez-vous en temps normal ? En Berry aussi ? Il tourna la tête, presque agréablement surpris qu'elle se permette de lui poser une pareille question. De toute façon, il lui avait brièvement parlé hier de ses problèmes de coeur et il n'avait maintenant plus rien à cacher. Pourtant, le fait qu'il ne réponde pas tout de suite provoqua les excuses à peine murmurées de Typhanie. «Oh non non, ça n'est rien. C'est juste que je me demandais si je devais vous dire que j'avais une maison en Auvergne, à Montluçon ou si j'avais autant à vous dire que je vivais à Chateauroux, en Berry, étant donné que je compte y emménager car ma nièce s'y trouve. Bref, maintenant j'ai dis les deux, comme ça c'est réglé.»Sur cette dernière phrase, il rit légèrement. «Et vous? Quand vous n'êtes pas à Noirlac, ou êtes-vous?»_________________  |
|  | | Titca Maitre des Novices


Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Ven 7 Aoû - 22:23 | |
| Se retrouver derrière une plume oui, mais ou ? Les cellules étaient trop petites pour deux et même étant marié cela n'était pas convenable. D'ailleurs, Typh imaginait déjà la tête de son époux si celui-ci apprenait qu'elle avait travaillé avec un homme dans sa cellule, il ne l'aurait pas crut et elle aurait dû passer des heures à lui expliquer, Bref elle s'y refusait. Le bureau du prévôt, arf non si malheureusement une plainte arrivait, tous deux serait bon pour abandonner la plume et penser à une autre sorte de travail. Le réfectoire ? Pourquoi pas, ainsi ils pourraient manger quelques choses toutes en prenant des notes et vous que l'endroit était souvent remplit de personne, cela ne serait que plus conviviale et ne donnait pas l'air d'un rendez-vous, mais plutôt d'un bon repas entre amis.
Merveilleux, car depuis un certain temps, Tit avait changée et tentait tant bien que mal de jouer la femme parfaite. Elle était loin du résulta désirez, elle si fraiche et spontanée, naturelle et franche. Mais dans le monde des adultes et les personnes unies par le mariage, il fallait savoir faire respecter une certaine distance de courtoisie à chacun. Autant le dire franchement, c'était barbant et on y perdait toutes spontanéités ! Pourtant, nul ne lui imposait, mais certain moule était ainsi fait et il fallait les respecter pour ne pas avoir à s'expliquer publiquement, ils devaient être plus simples d'être tous pareil, elle qui aimait la diversité... Dans un profond soupir elle secoua la tête lasse de temps de règles idiote, les seules vrais règles était celle de Dieu, l'amour, l'amitié, la tempérance et le pardon. Très bonne idée oui, ainsi nous pourrons travailler et noter quelques vastes idées sur un parchemin ! Que pensez-vous du réfectoire ? Après le repas le lieu est assez calme et vous pourriez en profiter pour gouter la bière, ainsi que les fromages de notre abbaye. Elle lui sourit et lui fît un petit clin d'oeil, l'idée lui plaisait et elle avait soudainement hâte d'y être, pour une fois qu'elle prenait un petit moment pour elle et elle seule, c'était si rare que la jeune adjointe comptait bien en profiter ! Dire que cette abbaye était vue par certaines personnes comme un lieu de repos et de calme. Pour elle c'était un lieu magique avant tout, mais aussi de travail, bien que ce mot ne lui conviennes pas, plutôt un lieu de plaisir. Elle aimait trainer dans les couloirs en touchant les murs, elle aimait être seule dans son coin et admirer ses frères et soeurs discuter, elle aimait recevoir les visiteurs en catastrophe et courir après ses pigeons pour prévenir les bonnes personnes, mais par-dessus tout elle aimait le respect que chacun se portait sans regarder la situation. Noble ou gueux, riche ou pauvre, franc ou timide chacun avaient une place.
L'écoutant elle sourit, Châteauroux ? Il y a quelques jours elle avait eu la chance de visiter la ville, c'était agréable et l'ambiance était à la franche camaraderie, ce qui n'enlevait rien au plaisir d'y être. Ainsi il avait une nièce la-bas ? D'un rire léger elle approuva de la tête, Montluçon elle n'y avait jamais mis les pieds, mais connaissait la ville de réputations. Quand il lui demanda ou elle vivait en dehors de Noirlac, Tit prit une profonde inspiration et tenta de répondre à la question le plus simplement du monde. Mon domicile se trouve à Annecy en Savoie, mais tout comme vous je vais déménager en Berry à Saint-Aignan, sinon je suis principalement au château de la confrérie troubadour à Paris ou alors chez des amis nobles, parfois je me rends chez moi à Nolliver ou à Urkenburg chez mon oncle décéder pour sa bibliothèque. Les endroits ou dormir ne me manque pas... J'ai beaucoup voyagé dans un passé très proche, ainsi j'ai de quoi faire niveau maison... Là ou beaucoup voyait un réel avantage, elle y voyait plutôt un inconvénient de vivre partout ce que ''chez moi'' voulait dire, heureusement la encore, Tit c'était calmé et avait modérée ses ardeurs de vouloir être partout à la fois. Certain endroit comme le Domaine de son oncle étaient habités par quelques serviteurs très aimable, d'autre simplement laisser à l'abandon ou utiliser pour l'une ou l'autre des réunions de famille. Haussant les épaules elle le regarda et sourit amusée, ils risquaient apparemment d'être voisin dans un futur proche. Qui est votre nièce, je l'aurais peut-être croisée lors de mon bref séjour à Châteauroux ? Et ... vous pensez donc déménager ? J'aime beaucoup le Berry la foret est vraiment très belle et grande cela me plait assez je dois dire, j'ai toujours aimée les forêts et les mers... je trouve que ce sont deux force de la nature que personne ne peut contrôler, fidèle à leurs beautés et leurs caractère ! Elle rougit, que légèrement, mais elle rougit. Il fallait avouer que mettre son âme à nue devant un inconnu était rare pour elle, mais en sa compagnie elle ne se sentait pas juger. Alors que certain possédait un don pour juger faussement les gens, lui semblait simplement l'accepter comme elle est._________________  |
|  | | Thibalt retraitant

Nombre de messages: 94 Date d'inscription: 31/07/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Ven 7 Aoû - 23:00 | |
| Le réfectoire... Un instant, Thibalt réfléchit et revit le dîner qu'il y avait passé avec Hellvyra. Ils y avaient bien mangés et ils avaient bien faits connaissance mais l'atmosphère restait toujours assez calme et il était même obligé de se mettre la main devant la bouche pour étouffer ses éclats de rires. De plus, il se connaissait très bien et la gourmandise était l'un de ses plus gros défauts, pour ne pas dire pêché. Face à de la nourriture, il avait tendance à se laisser emporter et, donc, à s'abandonner à bien d'autres pensées que le travail. «Hum... C'est vrai que ça aurait été une bonne idée, mais j'ai tendance à manger enormément et je crois que le réfectoire me déconcentrerait un peu même si la nourriture y est moins bonne que dans certaines tavernes berrichonne.»Il adressa un sourire à Typhanie, lui faisant comprendre qu'il allait chercher lui même un bon endroit pour travailler et se mit d'ailleurs aussitôt au travail. Selon lui, le meilleur endroit où trouver le calme pour pouvoir écrire correctement était la bibliothèque, néanmoins l'atmosphère n'était pas vraiment aux blablatages et il valait donc mieux ne pas parler, ce que Thibalt et Typhanie allaient sûrement devoir faire pour se mettre d'accord. Finalement, l'Aragonnais décida de laisser ça de côté et d'y réfléchir plus tard.
Une future berrichonne qui connaissait du monde? Thibalt s'étonna presque lorsqu'elle lui énonca tous les lieux où il lui arrivait de dormir. Chez des nobles, de surcroix! Bien qu'il ait longtemps été bourgeois à Valence, lui n'avait jamais eu la chance de s'intégrer à ce milieu là ni même l'opportunité de comprendre les us et coutumes de ces derniers. Il n'avait pas un nom de famille à particule, c'était d'ailleurs l'un de ses plus gros défauts vis à vis de certaines personnes. Mais bon, il préférait ne rien en dire, se contentant de sourire gentiment comme pour faire un pied de nez à ceux qui pourraient le voir comme inférieur. «Avant de s'installer quelque part, c'est une bonne chose de voyager un peu. Ca vous permettra de vous poser définitivement sans être tiraillé par l'envie de partir à l'aventure. Et le Berry est un Duché actif, Saint-Aignan une ville chaleureuse comme le sont Chateauroux et Sancerre. Je pense que vous vous y plairez.»Croiser Elzaide dans une taverne? Thibalt n'y pensait même pas. Malgré le fait que sa nièce soit devenue une personne véritablement importante dans sa vie, il n'avait pour l'instant jamais vu cette dernière entrer dans une taverne, mis à part pour déguster un repas à toute vitesse. Bref, peut-être Typhanie avait-elle pu la croiser mais il y croyait peu. «Elle s'appelle Elzaïde. Mais je ne pense pas que vous l'ayez vue, je crois d'ailleurs qu'elle est en retraite pour une petite semaine. En tout cas, je suis tout à fait d'accord sur le fait que les forêts berrichonnes soient magnifiques, d'autant plus qu'elles font vivre de nombreuses personnes. Ca donne l'impression qu'elles sont vivantes. Un arbre coupé, ça me fait perdre tous mes repères dans la forêt...»Quelque part, Thibalt aurait préféré que Typhanie vienne à Chateauroux, cela leur aurait fait un petit point commun de plus et cela aurait permis qu'il puisse aussi travailler un peu en taverne. C'est d'ailleurs comme cela que le sujet du lieu de travail revint dans son esprit. Il se remit à chercher un lieu intéressant et plaisant pour écrire, réfléchir et élaborer un batiment qui serait vraiment bien conçu. Comme par illumination, il regarda le ciel et vit que le soleil s'était maintenant bien levé et qu'aucun nuage n'était à l'horizon. Travailler ici, ça n'était pas une mauvaise idée. Le vent ne soufflait pas beaucoup, les feuilles ne risquaient donc pas d'être soulevées et il suffisait de mettre une pierre sur ces dernières pour empêcher qu'elles ne s'envolent. Content de sa trouvaille, Thibalt se leva et dit d'un ton joyeux: «Et pourquoi ne pas travailler ici ? Après tout, il fait beau et nous sommes au calme. Qu'en pensez-vous?» Si elle acceptait, il aurait simplement fait l'effort de courir en direction de l'Abbaye, de prendre quelques affaires dans sa cellule et de revenir aussitôt. Cela ne devait pas vraiment être un effort trop difficile à fournir, il fallait surtout que Typhanie ait le courage d'attendre un peu._________________  |
|  | | Titca Maitre des Novices


Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Sam 8 Aoû - 2:17 | |
| Manger énormément ? C'était un truc d'homme ! Tous les hommes mangeaient plus que besoin, une sorte de reflex de survie dans le monde cruel des femmes dirons-nous. D'ailleurs Typh avait remarqué qu'un homme qui avait faim était de mauvaises humeurs, proche de l'ours et un homme câlin venait souvent de terminer un délicieux repas fait par sa femme, elle ne comprenait jamais pourquoi, mais dans ses moments là, elle était ravie de voir que sa mère lui avait brillamment appris à cuisiner. Souriante elle fut vite déçue, ne pas pouvoir travailler au réfectoire lui posait un souci de taille ou donc alors ? ! Lui ne semblait pas inquiet, bof l'abbaye était bien assez grande pour trouver un endroit charmant et agréable afin de travailler dans la paix et le calme.
Il parla des voyages et Typh approuvait entièrement sa vision des choses, les voyages étaient un moment magique offert à tous les amoureux de la nature pour satisfaire de leurs de paysage merveilleux. Les rencontres humaines et le mélange de diverse culture créait toujours une ambiance chaleureuse et douce qui rendait la soirée agréable, mais le départ laissait parfois quelques larmes sur les joues des plus sensibles. Ensuite il y avait la poussière des chemins et leurs odeurs si enivrante qui s'échappait à aucun nez expert. Puis pour finir ce sentiment de liberté quand son cheval parait au galops et que les lumières d'un village s'éloignaient pour annoncer le début du voyage ou au contraire s'approchait maquant le début d'une rencontre. Dans tous les cas Typhanie adorait cela, que la ville soit peuplée ou morte, jolie ou au contraire très banal, elle se sentait libre et heureuse à chaque fois. Aussi, elle avait parcourt le Royaume de France et le Saint-Empire d'est en ouest, du nord au sud sans jamais en avoir marre. J'aime beaucoup voyager, nous découvrons tellement de choses sur les autres et sur nous-même...puis les langues aussi... je parle plusieurs langues depuis mes voyages... et j'aime beaucoup Saint-Aignan, frère Horvy y habite également, il est adorable Horvy toujours à l'écoute ! Et tellement franc... enfin cela ne plait pas à tout le monde. Encore un souci des gens et de leurs pseudo règle, la franchisse qualité pourtant exceptionnelle et franchement agréable à vivre, était refouler, rejeter, nier ! A croire que les gens préféraient avoir des lèches bottes sans la moindre opinion comme amis. Elle avait du mal à comprendre le monde qui l'entourai, bien sûr Tit ne voulait pas d'un monde parfait, mais au moins tolérant, d'un monde qui sait reconnaitre le vrai du faux. Certes se recevoir une remarque franche en pleine tête pouvait faire très mal voir détruire. Mais les avantages étaient énormes, enfin il fallait faire comprendre cela aux autres.
Il changea de sujet pour parler de sa nièce et le nom ne disait absolument rien à la jeune femme, si cette femme habitait Châteauroux Tit ne l'avait pas croisé lors de sa visite. Effectivement, cela ne me dit absolument rien... Mais pour être votre nièce, cette femme doit avoir le coeur sur la main. Elle aurait adoré le voir vivre en Berry, mais pas Châteauroux cette ville allait dans très peu de temps habiter l'homme que l'adjointe tentait de fuir désespérément sans y arriver, il était toujours proche d'elle, trop proche et elle savait qu'un jour son calme ne pourrait plus être contenu dans une prière à Saint-Gadriel, qu'un jour ils allaient se rencontrer et inévitablement ... Sans vous paraitre trop... oser et en abusant de ma franchisse légendaire, êtes-vous obliger de vivre à Châteauroux ? Beaucoup d'amis à moi vont y déménager très prochainement, des amis.... et...un... Quel mot utiliser pour décrire ce personnage sans être vulgaire. dirons-nous... une connaissance qui a très peu de valeur. C'était limite trop gentil, limite trop méchant, haussant les épaules elle se plongea dans un silence profond et remplit de souvenir blessant et déchirant. Telle une biche que l'on regarde mourir tout doucement sans oser l'achever. ''Il'' l'avait regardé, souffrir, hurler, pleurer, se faire insulter devant toute une terre, ses terres. Sans chercher à comprendre, sans chercher à l'aider, il l'avait regardé mourir doucement, mais par manque de chance pour lui, Typhanie n'était pas une biche et bien assez de main furent tendu pour l'aider à remonter la pente et se reconstruire. Maintenant elle était debout et comme dans toutes les grandes scènes de théâtre le Berry serait témoin de la suite... Oh euh...pardon j'étais dans mes pensées les plus sombres...ici ? Oui pourquoi pas ! Il nous faudrait des parchemins, de l'encre, deux plumes, une couverture pour le sol et peut-être de quoi manger ? Ainsi nous pourrions travailler oui... Elle lui sourit, l'idée était excellente ainsi ils pouvaient travailler et manger et ce découvrir un petit peu mieux et après tout le boulot fournit à l'abbaye ce mois, on pouvait bien la remplacer un jour non ? Dans un clin d'œil et se leva et le regarda, la distance d'ici à l'abbaye était énorme pour une femme enceinte comme elle. Il semblait l'avoir compris et sur le point de partir elle déposa une main sur son bras pour le retenir. Euh... je ...voulait vous remercier...pour.... votre écoute...dois-je vous attendre ici ou...avez-vous besoin de mon aide ? [i]La politesse avant tout, s'il désirait sa compagnie, elle irait à son rythme d'accord, mais elle l'accompagnerait volontiers.[/i ] _________________  |
|  | | Thibalt retraitant

Nombre de messages: 94 Date d'inscription: 31/07/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Dim 9 Aoû - 20:50 | |
| La franchise... Effectivement, cela ne plaisait pas à tout le monde. On avait souvent reprocher à Thibalt d'être trop franc et de ne pas respecter certaines conventions sociales. Ne pas critiquer ce qui n'allait pas devant quelqu'un de supérieur ainsi que toujours baisser la tête lorsque l'on pouvait s'adresser à un Seigneur, aussi sanglant soit-il. Il n'était pas de cet avis, cela lui avait souvent causé des problèmes mais il en avai toujours assumé la responsabilité. «L'avantage avec les gens francs, c'est qu'ils ne font pas dans la demie-mesure. Soit on les apprécie et on les respecte, soit on les déteste. Pour ma part, je crois que je suis autant apprécié que détesté. Tant mieux et tant pis. Tant pis pour eux, bien sûr.»La question de Chateauroux était constamment un problème qui revenait dans l'esprit de Thibalt. Visiblement, une personne de plus lui demandait sans réellement le faire de venir habiter autre part que là-bas. Lui, il avait plutôt envisagé d'aller vivre avec sa nièce à Sancerre, car c'était là ou se trouvait celle qui faisait tant bien que mal battre son coeur. S'il devait ne pas aller à Chateauroux, ce serait d'ailleurs sans hésitation qu'il se rendrait là-bas. Mais déplacer Elzaïde était-ce réellement faire quelque chose de bien pour elle? C'était une question qui ne trouvait de réponse que dans la bouche de sa nièce et qui, visiblement, ne supportait pas facilement la concurrence de qui que ce soit vis à vis de l'attention de son oncle. Ce qui retint un peu plus Thibalt, c'était le fait qu'il existait quelqu'un qui posait des problèmes à Typhanie, ce qui le gêna presque pour elle. Chacun avait son histoire et, forcement, chacun avait vécu de mauvaises rencontres... Même une demoiselle aussi gentille qu'elle!«Personnellement, je me suis arrêté à Chateauroux car la demoiselle dont nous parlions hier y vivait à ce moment-là, même si elle est Sancerroise. Aussi, je n'ai pas plus que ça d'attache avec la ville même si j'apprécie énormément ses habitants. Je vais y réfléchir.» lui dit-il en lui adressant un sourire pour lui faire comprendre qu'il réfléchirait vraiment.
Après lui avoir proposé de travailler ici, Thibalt se leva et Typhanie le rattrapa par le bras. Au moins, ils étaient à égalité au niveau des contacts physiques mais ça ne le dérangeait pas plus que cela. Quand elle le remercia, il rit légèrement et lui dit que ce n'était rien. «Si vous voulez venir, venez. Au pire, nous marcherons à votre rythme. Ca nous permettra de continuer notre conversation, aussi.» Au fond de lui, il aurait préféré ne pas avoir à faire faire à Typhanie d'effort. Mais la demoiselle savait très bien ce qu'elle avait à faire, aussi il préféra la laisser faire le choix._________________  |
|  | | Titca Maitre des Novices


Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Dim 9 Aoû - 22:50 | |
| Autant apprécier que détester ? Ainsi elle n'était pas la seule à être comme cela ? Parfois elle ne comprenait plus le monde, la jalousie, la méchanceté, les ont-dit l'avait détruite juste au plus profond de son âme et recoller les morceaux d'une âme en miette était un acte compliqué, courageux et désespérer. Dans un soupire elle secoua la tête et haussa les épaules, espérant lui faire comprendre ainsi qu'il n'était pas le seul dans cette situation étrange. Mmmh, vous savez ... ma franchise c'est déjà retourné contre moi, beaucoup on voulut me faire payer mon franc parler et mon fort caractère. Le pire c'est surement qu'ils ont faillit réussir ... C'est surement ce qui me fait le plus souffrir... qu'on me pense encore fausse et capable de dire du mal dans le dos des gens ... Certain ont poussé la méchanceté tellement loin que j'ai fini en procès pour quelque chose que je n'ai jamais faite... Seulement par haine et par vengeance ... Des personnes que je ne connais même pas, m'insultes et me critiques simplement par ... haine. Alors, parfois j'hésite à être franche véritablement, cela m'attire pas mal d'ennui, mais d'un coter je sais que mes amis sont de véritables amis... Apprécier les habitants de Châteauroux ? Tit n'avait pas réellement prit le temps de les connaitre pour deux raisons, la première, son époux n'était pas là et sans lui tout semblait tellement triste. La seconde elle ne souhaitait pas s'attacher à des personnes et souffrir ensuite, simple reflex de protection naturelle. Mais plus les jours passaient et plus elle avait compris que cette ville serait une sorte de seconde maisons. Pas le choix des amis très proches allaient y vivre, elle ne pouvait pas leur dire de toujours se déplacer pour la voir. Cependant, lui avait l'air sincère, soudainement, Tit s'en voulut de lui avoir en quelques sortes imposer un choix. Les joues rouges elle fixa le bout de ses bottes et murmura d'une petite voix. Je me suis emportée, je suis sûre que Châteauroux vous conviendra pleinement. Après quoi elle rougit encore une fois, comment avait-elle lui prendre le bras ainsi ? Ce geste n'entrait surement pas dans les convenances et la politesse d'usage. Mais, l'homme ne semblait pas vexer ce qui la rassura. Il semblait d'accord de la voir venir avec lui, mais aussi partagé évaluant surement les risques d'un tel acte. Mouarf, l'adjointe ne voulait pas rester toute seule en plein milieu du champ, lui lâcha le bras et sourit en tapotant son ventre. Un peu d'exercice me fera le plus grand bien et comme vous le dites nous pouvons ainsi continuer notre conversation, d'ailleurs je dois vous avouer...qu'une question me brule les lèvres. Souriante, elle l'invita à marcher à ses coter et prit la direction de l'abbaye. Comment pouvait-elle lui poser cette question sans le vexer, sans imiter l'oiseau qui saute sur sa proie et sans non plus paraitre trop attachée. Posant son regard sur lui, elle prit une longue inspiration et osa lui poser cette question. Ne vous vexer pas Messire et surtout ne vous dites pas que je suis aussi gentille avec vous pour espérer que vous acceptez ma demande, cela serait très mal me connaitre et pourrait me vexer facilement. Ben oui, elle n'était qu'une femme après tout et il aurait pu pensez que cette gentillesse et cette écoute, ainsi que leurs rencontres inattendu pourrait être provoqué délibérément, pour ensuite mieux le piéger et l'avoir en son ''pouvoir''. Choses fausse, sa demande n'était que simple question, poser par une femme curieuse et un peu fouine. Enfaîte, je me demandais si vous pensiez rejoindre l'ordre des Cisterciens ? Nous avons besoin de personne comme vous, motivé, prévenant, agréable à vivre et de bons conseils. De plus chaque jour ce lieu reçois grands nombres de visiteurs et autres personnes d'importance, chaque jour nous sommes un peu plus connu dans le monde et agrandir nos membres avec des personnes dans votre genre serait une chance et un privilège. A première vue elle le ''caressait dans le sens du poil '', mais Tit préférait dire qu'elle cherchait ses mots pour ne pas risquer de le vexer ou de lui faire peur. Après lui avoir exposé son point de vue, tout en lui posant une question à ses yeux, importante. La jeune femme marcha à se coter tout en prenant bien soin de lui laisser le temps de la réflexion avant de donner une réponse, positive ou non.
Typhanie pouvait le dire franchement, elle avait passé du temps en sa compagnie et cet homme, même s'il ne remarquait pas encore était taillé pour l'église. Il avait toutes les qualités d'un père protégeant sa famille et d'un soldat défendant veuve et orphelin, le mélange des deux étaient déboussolent, mais admirablement respectueux. Levant les yeux au ciel, elle regarda le soleil et sourit en coin, le remarquait-il seulement ? Elle en doutait fortement. _________________  |
|  | | Thibalt retraitant

Nombre de messages: 94 Date d'inscription: 31/07/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Lun 10 Aoû - 12:47 | |
| Thibalt voyait exactement ce que voulait dire Typhanie lorsqu'elle exposait les problèmes qu'elle avait pu avoir à cause de sa franchise. Les gens parfois ne comprenaient pas que certaines personnes n'acceptaient pas tout et, souvent, ils faisaient en sorte de réduire au silence ces personnes-là qui sont un peu trop bavardes. C'est triste mais c'était la triste vérité et il fallait tant bien que mal lutter pour qu'elle ne devienne pas une vérité qu'on ne pouvait critiquer. «Ne vous en faites pas. Les gens qui vous veulent ou vous ont voulu du mal, ces gens-là seront jugés comme il se doit lorsqu'ils se présenteront face au Très-Haut. Et à ce moment-là, ils auront l'éternité pour regretter leurs erreurs et tenter de se les faire pardonner, pour le peu que leur esprit en soit encore capable.»Comme elle le faisait souvent quand elle sentait qu'elle avait peut être été un peu trop entreprenante, Typhanie s'excusa d'avoir «été trop loin». Thibalt lui adressa un sourire pour lui faire comprendre que ça n'était pas vraiment grave, que ça ne l'était pas du tout d'ailleurs. Pourtant, et même s'il ne rajouta rien, le fait qu'elle lui demande s'il voulait vraiment vivre à Chateauroux continua à trotter dans son esprit. Quelque part, la logique aurait voulu qu'il rejoigne la demoiselle à Sancerre et qu'ainsi il n'ait pas à constament faire des aller-retours. Mais bon, il continuait à hésiter.
Ils prirent donc lentement la direction de l'Abbaye. Thibalt ne voulait surtout pas que Typhanie soit fatiguée par sa faute, c'était d'ailleurs elle qui menait la marche de quelques centimètres pour éviter qu'elle n'ait à suivre. La question qui lui brûlait les lèvres, elle ne la posa pas tout de suite, s'excusant et s'excusant encore avant de la poser. Puis, quand elle la dit enfin, Thibalt regarda ailleurs et réfléchit quelques instants. Intégrer l'Ordre des Cistérciens n'était pas vraiment dans ses projets et il se demanda si ça ne serait pas une responsabilité de plus qu'il ne saurait assumer.«Je... Enfin... Je ne me suis jamais vraiment posé la question, voyez vous. Depuis que j'ai mis les pieds en France, je me voyais entrer dans un ordre militaro-religieux plus que dans un ordre comme les cisterciens. Vous savez... Peut être que vous en avez l'impression mais je ne me considère pas comme un homme de bien et même si je souhaite mettre mon épée au service de l'Eglise, je le fais car je sais que je ne saurai la servir que de cette façon-là. Vous comprenez?»Elle devait sûrement comprendre, oui. Au fond de lui, Thibalt aurait apprécié tenter de rejoindre un Ordre pareil, mais cela aurait été tellement compliqué qu'il ne pouvait l'imaginer. Il se voyait soldat au service de l'Eglise, justement car il n'arrivait pas à s'imaginer dans un autre rôle que celui là. En continuant à marcher, il regarda ses pieds et ajouta:«Si je souhaite vous aider pour l'Hotel-Dieu, dans la direction de celui-ci, il faudrait que j'entre chez les Cisterciens ?» _________________  |
|  | | Titca Maitre des Novices


Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Lun 10 Aoû - 15:03 | |
| Juger par le très-haut ? Typh n'y avait jamais pensée, à vrais dire. Pour son esprit tout se payait un jour, la vérité serait relevée par certaine acte et ce jour-là, son honneur serait sauvé, du moins une petite partie de son honneur. Après tout tout le monde était pareil, prenait soin de cacher ses défauts puis un jour trop confiant PAF tout tombait, le château de cartes n'était plus qu'un petit tas perdu, aplatie par les mensonges et les manipulations diverses et varier. Mais son histoire avec le très-haut était aussi acceptable, bien quelle ne souhaitait à personne de vivre en enfer, même à son pire ennemie. Ce lieu semblait si froid, si horrible, pas vraiment une vie, pas vraiment une mort...
Rien que d'y pensez, Tit frissonna et secoua la tête, l'air dégouter. Tremblant légèrement sous son mantel brun elle plongea le nez dans son cou, comme pour s'y cacher d'un malheur ou du risque de voir le ciel lui tomber sur la tête. Je ne souhaite pas l'enfer lunaire... même pas à mon pire ennemie... sa mort peut-être surement, cela me rendait une certaine liberté de vivre, mais l'enfer...non ! Même la créature sans nom à fuit cet endroit... horrible... cela doit être horrible... vraiment... Tit ne trouva pas les mots, c'était l'enfer, le vide, le froid, remplit de pince démon, de pécher... Non décidément, cet endroit lui foutait la frousse et la rendait complètement paralysée par la peur, alors elle écouta la suite et chercha à effacer cette pensée de sa tête.
Un ordre militaro- religieux ? Encore une chose que Typh ne comprenait pas. Pourtant, elle était adjointe ici, cela devait être la même chose, consacrée sa vie ou une partie de sa vie à protéger et défendre les idées, l'église... les fidèles, croyant et tout ce petit monde. Mais non elle n'arrivait pas à voir cette action positivement, rien à faire. Sans paraitre... méchante, comment vous pouvez être...enfin espérer cela ? Je ne comprends pas, mais vu le nombre de personne qui espère rejoindre un tel ordre. Cela doit être moi... comment on peut dire que l'on sert l'église tout en tuant des gens ? D'accord ils sont hérétiques, ou bandits, ou... mais ce sont des humains ! Bon dans le mauvais chemin, proche de la créature sans nom et... j'en passe. Mais des humaines... comme vous, comme moi, comme nous... comment on peut retirer une vie humaine, qui somme nous pour le faire ? La diplomatie, la compréhension, ne somme nous pas les bergers de notre monde ? De quels droits alors... Encore un sujet que Typh ne pouvait pas avaler. Certes elle n'avait rien à dire, mais ce n'était pas pareil, elle ne tuait personne, tenait d'être calme et cherchait par tous les moyens à imposer son autorité féminine. Bien que Kro s'en sortait mieux qu'elle avec ses gros yeux et sa voix qui ne rassurait personne.
Il parla ensuite de l'hotel-dieu et lui posa une question bien étrange, mais pas si bête en fin de compte. Aucune idée, je présume oui du moins je demanderais l'autorisation si vraiment cela pose problème, mais je ne vois pas de problème entre nous, après tout je ne vois pas pourquoi cela serait impossible ! Elle lui sourit en coin et continua sa marcha à travers les champs, c'était quelques peu fatigant et parfois elle du caresser son ventre pour calmer le bébé qui ne semblait pas apprécier la ballade, mais elle ne dit rien, ne voulant pas passer pour une faible femme._________________  |
|  | | Thibalt retraitant

Nombre de messages: 94 Date d'inscription: 31/07/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Lun 10 Aoû - 16:44 | |
| L'enfer lunaire... Thibalt avait longtemps réfléchi au sujet de cet endroit et longtemps il avait frissonné à l'idée d'y finir ses jours. Mais il valait mieux vivre et prendre des initiatives intelligentes et vertueuses plutôt que de trembler de façon permanente en pensant à cela, et c'est ce qu'il fit de son mieux jusqu'alors. Jamais lui non plus il n'avait souhaité à qui que ce soit de finir en Enfer, de toutes manières, les mauvaises personnes n'avaient pas besoin de ses souhaits pour finir là-bas. Chaque acte mérite son dû, voilà c'est qu'il se contentait de croire. «Je ne me suis jamais vraiment imaginé ce que cela pourrait être pour moi... Je veux dire... Finir au Paradis ou en Enfer, disons que je me contente d'agir de la façon la plus vertueuse que possible... Le reste, j'y réfléchirai le moment venu...»En ce qui concernait les ordres militaro-religieux, Typhanie ne semblait pas comprendre l'utilité de ces derniers vis à vis de l'Eglise. Pourtant, l'existence même de l'Eglise était due aux Ordres. Même s'il n'aimait pas vraiment devoir faire des leçons aux gens qui étaient surement tout aussi bien informé que lui sur le sujet, il dû s'y résoudre. «Sur le fait que tous les hommes du monde soient humains, je suis d'accord avec vous. Mais il faut bien que vous compreniez que tout le monde ne peut pas toujours être gentil et vertueux comme vous et moi le sommes. Entre les réformés, les hérétiques et tous les autres, croyez-vous réellement que l'Eglise puisse persister dans le temps si il n'existait pas des armées à son service? Les Saintes-Armées ont un rôle purement défensif. Mais si elles n'existaient pas, croyez moi, nos églises seraient pillées, brûlées etc. Voudriez vous cela?»Thibalt comprenait tout à fait le fait que Typhanie ne puisse approuver la violence ainsi que les tueries entre armées. D'ailleurs, il n'approuvait pas non plus ce genre de choses même s'il souhaitait mettre son épée au service de l'Eglise. Pourtant, il savait aussi que dans les guerres il y avait des morts et que ces morts là, il pourrait en faire parti. Mettre son épée au service de l'Eglise, c'était la mettre au service du Très-Haut, de la foi, du dogme et de tous les fidèles aristotéliciens des Royaumes connus.
Il espérait vraiment qu'il pourrait contribuer au projet de l'Eglise sans forcement avoir à entrer dans l'Ordre cistercien. Ce serait beaucoup de travail et de formalités alors qu'il ne souhaitait qu'aider un peu plus les autres. «Nous nous renseignerons sur le sujet, il n'y a pas de quoi s'inquiéter.» Continuant à marcher, ils commençaient à approcher doucement l'Abbaye. Thibalt irait ensuite chercher le matériel nécessaire au travail puis il marcherait à nouveau à travers les champs pour commencer. Le soleil était bien levé, maintenant, et on commençait à sentir une chaleur assez assommante. Retourner au milieu des champs, c'était aussi s'exposer énormément. En silence, il commença à se demander s'il ne valait pas mieux trouver un coin d'ombre._________________  |
|  | | Titca Maitre des Novices


Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Lun 10 Aoû - 20:50 | |
| Qui pourrait imaginer passer sa vie en enfer -enfin plutôt sa mort- sans frissonner au moins une fois ? Malheureusement grands nombres d'homme. Le bien le mal c'était un grand débat et prendre partie dans ce débat était un jeu dangereux, ou tous les coups sont permis, même les pires. Irait-elle enfer ? Au paradis ? Elle n'en savait rien, Tit rêvait d'une vie sans mort bien que cela soit impossible d'ailleurs. Mais depuis ça plus tendre enfance elle avait vu et connu la mort et depuis ce personnage si complexe est détesté de tous était devenu, une ennemie et une amie. Une sorte de combat c'était déroulé entre la mort et Typhanie. C'est d'ailleurs pour cela que lors de la guerre, elle n'avait pas dormi, ni même manger pendant des jours. Sauvant quelques vies, au dépens d'un être qui n'était que le fruit d'un amour. Haussant les épaules, elle lui sourit et regarda le soleil, voulant couper la conversation dans une note d'humour. Une chose est certaine, il doit faire bien chaud la-haut ! Elle lui fit un petit clin d'oeil et osa même rire légèrement. Après quoi, elle l'écouta attentivement, elle savait que tout le monde n'était pas gentils et vertueux, mais elle est née rêveuse et mourait certainement toutes aussi rêveuse, car après tous les rêves donnaient un sens à nos vies. Haussant les épaules, elle montra bien quelle n'était pas d'accord avec sa vision des choses. Bien que Tit ne souhaitait pas se fâcher avec Thibalt elle osa lui répondre et tenter d'approfondir son point de vue. Messire, je ne fais pas parti de la Tribu des bisounours, je sais que le monde n'est pas tout rose et que personne ne chante joyeusement du matin au soir, que nous ne pouvons pas vivre dans un monde sage et enchantée et que ses histoires sont inventer pour les enfants. J'accepte ce... ses armées si elles ne sont pas pour défendre un bien de l'église et protéger nos vies ou notre travail ! Mais soyons réaliste prendre nos épées et tuer des hérétiques, des bandits sans la moindre raison... c'est moyen comme agissement. Le Très-haut nous a-t.il donné l'ordre de tuer ? Je pensais que c'était un... une faute très grave de tuer son prochain ! Alors, pourquoi les Saint-armées auraient-elles le droit de tuer pour notre l'église ? Qui vous dit que Dieu n'a pas... chercher à ce qu'une église soit brulée... Je sais ... je parais folle... je le suis surement. Et d'un coter je n'en veux pas aux personnes qui font partie de ses ordres là. Mais... j'ai vraiment du mal... tenez j'ai été soldate avant, premier lieutenant. Mais mes hommes ne m'aimaient pas... certes sur un champ de bataille j'étais très douée et laissait couler le sang sur l'herbe de la prairie. Une fois en taverne je n'avais aucune haine contre mon ''ennemie'' ils étaient là, nous étions là... la guerre est faite pour les champs de bataille et respecter ses ennemies et une preuve d'intelligence. Par ailleurs, je pense ne jamais arriver à comprendre les Saintes-Armées... ni les ordres d'ailleurs. D'ailleurs comment pouvait-elle comprendre ? Certes l'église avait besoin d'eux, les clercs aussi. Mais pourtant le rôle étaient bien de tuer et de détruire quelques choses, n'était-il pas contraire au dogme de tuer ou de détruire par simplicité ? La diplomatie n'aurait-elle plus sa place derrière les lourdes épées ? Elle n'en avait aucune idée, mais jamais ne soutiendrai pas un acte de violence pur et simple. Pour l'église, pour Dieu, pour le bien de tous... Aucune excuse était bonne, c'était bêtement et stupidement de la violence. Comprenez que ce n'est pas contre vous, mon frère... Mais je ne suis pas de votre avis et bien que soeur Ellya me voit à ma place, dans un de ses ordres je ne le serais jamais. L'abbaye était toute proches et Typh ne put que sourire devant la beauté de ce lieu, c'était plus fort que tout elle en était amoureuse, de chaque pierre, de chaque vitraux, de chaque meuble. Marchant un peu plus vite sans vraiment sans rendre compte, ses yeux brillant de joie et de respect. Rassurez-vous mon frère ! Le chapitre ne diras rien... sinon j'irais leur parler, allait venez ... allons chercher de quoi écrire et piquer-niquer ! Éclatent de rire, la jeune femme poussa les portes d'un coup d'épaule et se glissa un l'intérieur, l'endroit était agréable, la fraicheur l'envahis et la fit frissonner, puis elle s'inclina doucement et laissa passer, son ami après tout ils étaient amis maintenant non ?_________________  |
|  | | Thibalt retraitant

Nombre de messages: 94 Date d'inscription: 31/07/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Mar 11 Aoû - 2:40 | |
| Une chose est certaine, il doit faire bien chaud la-haut !Thibalt rit avec elle de bon coeur. Oh oui, il devait faire très chaud là-bas. Peut être tellement chaud que ça en devenait un froid glacial... Bref.... On ne pouvait vraiment imaginer comment était l'Enfer lunaire mis à part en lisant le Livre des Vertus. Mais même si la vérité était dans chacun des mots de ce livre, on pouvait croire sans avoir aucune réelle preuve que c'était vrai. Finalement, avoir foi en quelque chose, c'était aussi ça. Croire sans preuve. Croire, car c'était presque normal de le faire. Croire, car cela ne pouvait qu'être bon pour nous et pour tous les Hommes du monde...
Le point de vue de Typhanie sur les Saintes-Armées était intéressant quoi qu'un peu facile. On pouvait assez aisément dire que tuer était un mal, mais certaines personnes ne se souciaient pas de ça. Certaines personnes tuaient, et les vertueux n'osaient combattre pour ne pas laisser cette personne tuer un peu plus, sous prétexte qu'ils ne voulaient pas tuer à leur tour. Alors que fallait-il faire? Laisser cette personne agir sans rien dire, sans rien faire? Impossible... Du moins, ça l'était aux yeux de Thibalt.«Vous savez, servir les Saintes-Armées et servir un Duché, c'est quelque chose de très différent. Il y a servir une autorité temporelle, à savoir un Duc ou un Comte, et servir l'Eglise qui est, par ce qu'elle prône, immortelle. Il y a défendre la veuve et l'orphelin car cela est de notre devoir d'Homme et le faire par intérêt. Vous comprenez? La mentalité n'est pas la même même si, je vous l'accorde, le geste de tuer reste tout aussi malheureux. Je vais simplement vous donner un exemple pour cloturer ce débat, si un homme vil ose vous frapper car il sait que vous ne répondrez pas, que fera il la fois suivante? Il vous frappera plus fort, jusqu'à ce que vos os se brisent sous ses coups. Mais si vous dites à cet homme là que vous ne serez pas une victime consentante sous prétexte que vous croyez et que vos frères et soeurs aristotéliciens prendront votre défense si vous ne pouvez le faire, osera il vous frapper une seconde fois? J'en doute. Là où vous voyez le fait de tuer, je vois le fait de protéger une victime des agissements de celui qui mourra. C'est simplement une question de point de vue...»Chacun à son niveau travaillait au salut des autres dans l'Eglise Aristotélicienne. Thibalt n'avait jamais douté de cela même s'il comprenait tout à fait que, pour des femmes aussi sensibles que Typhanie, l'idée même de tuer quelqu'un était immorale. D'ailleurs, il ne disait pas le contraire. Il faisait simplement remarquer que c'était tuer quelqu'un pour en protéger un autre... Ce qui était loin d'être la même chose.
Ils entrèrent dans l'Abbaye et Thibalt adressa un sourire à Typhanie quand elle s'inclina devant lui. «Bon... Je vais chercher de quoi écrire et vous vous allez chercher de quoi manger, qu'en pensez vous?» Thibalt le savait, s'il devait aller chercher de la nourriture, il engloutirait tout avant de commencer à faire des réserves pour le pique nique. Il valait donc mieux que Typhanie s'en charge pour lui. «Au fait, vous connaissez un coin d'ombre ou nous pourrions nous installer, à l'extérieur? Je n'ai pas envie que vous attrapiez un coup de chaud alors que vous allez bientôt accoucher...»_________________  |
|  | | Titca Maitre des Novices


Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Mar 11 Aoû - 21:00 | |
| Typh n'argumenta pas plus en détail la conversation sur les Saintes-Armées de toutes façons elle était bien trop tête de mule pour changer d'avis et lui aussi, autant ne pas débattre et approuver tout en restant absolument pas d'accord. Certes il avait sans doute raison, c'était tué pour empêcher de tuer, mais tuer. Tuer était-il bien ? Vraiment un bon choix ? Aucune idée et Tit n'était surement pas la mieux placer pour le savoir, elle avait des amis assez étrange parfois, du Brigands connu dans tout le Royaume en passant par l'homme le plus respectable au monde. Bref, tout ceci n'était pas pour elle, car après tout quoi qu'on le dise une vie reste le plus cadeau de ce monde. Vous savez sans le cacher, je tuerai pour ma famille... si cela doit leurs sauvez la vie, je pourrais le faire... Elle haussa les épaules, bien sûr qu'elle tuerait pour ses enfants, pour son époux, sans hésiter sans même se poser la question, qui ne le ferait pas ? La preuve était là, car toucher à un être aimé, était pire que la toucher elle, pire encore que la tuer. Souriante elle ferma les yeux et pouffa doucement de rire, ce débat était intéressant malgré tout. Entendu ! Nous nous retrouvons ici dans quelques minutes ! Euh... un coin... ben heum... Si ! Près du mur d'entrer `?! Je ne pense pas que nous serons dérangés la-bas c'est assez calme et frais en même temps ! Nous nous retrouvons la-bas ! Vous allez trouver facilement je pense. Typhanie lui sourit puis le montra le Cloitre, centre de l'abbaye, petit coin tranquille. Avant de filer dans les couloirs elle glissant entre les frères et soeurs qui parlaient de tout et de rien, fit de gros yeux à un novice qui hurlait pour se détendre et tourna à l'angle du couloir pour rejoindre le réfectoire puis les cuisines. Quelques heures plus tard Typh un panier remplis de quelques morceaux de nourriture déposa le tout sur une pierre à l'ombre du soleil, elle revenait des cuisines comme convenues avec Messire Thibalt ! Leur promenade du matin, leur avaient ouvert l'appétit et parfois il fallait savoir joindre l'utile à l'agréable. Apparemment elle était la première présente sur les lieux, aussi elle avait choisi un coin tranquille ou le passage était régulier, mais pas trop important.
Après avoir donc déposé le panier remplit de quelques miches de pains, quelques fruits et une bouteille d'eau et de vins, un petit pique-nique en quelques sortes. L'adjointe prit une pomme et croqua dans celle-ci fixant le soleil. Une bonne tonne de questions trottait dans sa tête et après la nouvelle qui venait de tomber, la ? Pardon les mauvaises nouvelles, elle ne peut s'empêcher de se poser des questions sur l'avenir de ce lieu, son avenir ici aussi. Secouant la tête, oubliant ses petits ''soucis'' elle surveillait les environs peut-être que l'homme avait eu des ennuies ?
Mouarf, est après les hommes avaient le culot de dire quelles les femmes, prenaient du temps pour se préparer ? Je vous jure..._________________ 
Dernière édition par Titca le Jeu 13 Aoû - 22:42, édité 1 fois (Raison : Balise non fermé !) |
|  | | Thibalt retraitant

Nombre de messages: 94 Date d'inscription: 31/07/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Mer 12 Aoû - 20:59 | |
| Trouver le bon matériel pour pouvoir travailler correctement. Alors que Thibalt était convaincu d'avoir tout ce dont il avait besoin pour que Typhanie et lui puissent commencer à avancer dans le projet de l'Hotel-Dieu, il se rendit compte bien vite que ce n'était pas le cas. Sa cellule était bien plus vide que ce qu'il pensait et c'est avec peine qu'il trouva deux plumes, un encrier ainsi que quelques parchemins vierges. Conscient de son retard, il courut avec tout le nécessaire pour travailler dans les bras pour se rendre dans les environs de la distillerie, espérant que la demoiselle ait trouvé un coin d'ombre.
Après quelques minutes passées à chercher Typhanie, il la retrouva assise sur une pierre à l'ombre d'un arbre et, cachant son essoufflement, il lui adressa un sourire en s'approchant d'elle. «Excusez moi de mon retard, j'ai été un peu retenu à cause d'un manque de matériel.» lui dit-il avec ce même sourire.
Sans attendre, aussi car ses bras commençaient à lui faire mal à cause de la position dans laquelle ils les avaient mis pour pouvoir tout porter, il posa tout ce qu'il avait ramené et prit place. Il prit une pomme dans le panier que Typhanie semblait avoir garni avec beaucoup d'attention et croqua dedans. «Bon... Vous savez par où on pourrait commencer?» lui demanda il sans même se rendre compte qu'il avait un morceau de pomme coincé entre les dents._________________  |
|  | | Titca Maitre des Novices


Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Jeu 13 Aoû - 23:13 | |
| [Hrp : Désolée du temps de réponse, j'avais à faire ailleurs ] Typhanie remarqua que Thibalt était enfin revenu, les bras remplit. Souriante elle secoua la tête pour lui faire comprendre que cela n'était pas bien grave et que l'attendre ne l'avait pas dérangé. Croquant encore une fois dans sa pomme, elle lui sourit et le regarda prendre de quoi manger. Les hommes la nourriture était leur meilleure amie sans nul doute. Sa mère lui avait toujours dit '' An hani ne vez ket joä doc'htoñ a-pa arriw a vez joä doc'htoñ a-pa y-â kuit '' Souriante elle le regarda et sourit en coin, croquant encore une fois dans sa pomme, l'air songeuse. Feu ma mère, me disait souvent '' An hani ne vez ket joä doc'htoñ a-pa arriw a vez joä doc'htoñ a-pa y-â kuit'', Ma mère était Bretonne, son amant aussi d'ailleurs. Dit-elle dans un Breton parfait. Typh secoua la tête à demi-amusée, non pas fière que sa mère a trompé son père à trois remise, mais heureuse que ses soeurs et que son frère soit présent pour elle. Autrement dit et traduit en langue française : ''Celui qui ne fait pas plaisir en arrivant fait plaisir en partant ''. Vous avez l'air moins soucieux qu'as notre première rencontre mon ami, vous êtes plaisant à voir. Regardant encore peut le soleil, elle posa ses yeux bleus sur lui et lui accorda son plus beau sourire pour ensuite soupirer et finir sa pomme dans une bouchée plus grande que les autres. Après quoi elle tenta tant bien que mal à remettre son esprit dans le travail, mais il était dur pour une curieuse dans son genre de ne pas poser trop de questions ou encore désirer en savoir plus sur cet homme. Mmmh, je ne sais pas... peut-être pourrions nous résumer les postes qui faudraient dans un Hotel-Dieu, je pense au médecin, aux infirmières, au brancardier et heum... enfin vois comprenez je présume... Aussi, savoir si les nobles sont soignés par les mêmes personne que les gueux... C'est une bonne question d'ailleurs, je me demande... Typh du haut de ses vingts-quartes ans lui sourit, elle n'avait rien d'une femme de ce monde. Loin d'être égocentrique, loin de se voir plus haute que tout le monde, encore plus loin de penser qu'une personne pourrait être fière de son travail. Une femme simple dans un monde ou rien ne semblait véritablement simple. Mordant l'intérieur de ça joue, elle prit une plume et commença à débrouiller quelques mots de son écriture de maître troubadour un peu loufoque.
Mais le naturelle revient vite au galop et elle ne pu s'empêcher de mélanger travail et plaisir personnelle de découvrir le monde et la pensés des autres. Dites, pensez-vous que les morts sont fières de nous ? Pensez-vous qu'une âme au paradis ou en enfer soit satisfait de nos choix et les approuvent... Je veux dire par là... si dans nos vies nous prenons un chemin autres que celui de nos parents, seront-ils quand même heureux de nous voir épanouie sur ce chemin ? Ou plutôt en colère ? Pensez-vous qu'as notre arrivée au paradis ou en enfer nos proches nous accueillerons les bras ouverts ? Ou plutôt déçu de notre comportement trop différent ? Questions qui perturbaient, Tit après tous ses parents, son oncle toutes sa famille défunts n'aimait pas l'église et ses trésors, ils aimaient les mots, la guerre, la protection de leurs duché/comté, jamais très passionnée par le Très-Haut et le dogme. Pour une fois elle ne s'excusa pas de sa question, commencent à le connaitre elle savait que cela ne le dérangeait pas. Euh...vous avez un bout de pomme... là entre les dents.Elle rougit et lui montra à l'aide de son doigt, dans un petit sourire timide._________________  |
|  | | Thibalt retraitant

Nombre de messages: 94 Date d'inscription: 31/07/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Ven 14 Aoû - 17:10 | |
| Lorsque Typhanie se mit à parler Breton, Thibalt haussa tout d’abord un sourcil sans trop comprendre. D’abord, d’ailleurs, il ne comprit pas bien qu’elle était en train de parler Breton et se demanda même si elle ne se moquait pas de lui en inventant une autre langue. Bref, finalement elle lui fit la traduction et il ne put s’empêcher de sourire un peu plus et de confirmer ce qu’elle venait de dire. « Je suis content que vous me disiez cela, Typhanie. Effectivement, je vais un petit peu mieux oui. Il fait beau, les oiseaux chantent et je fais d’agréables rencontres à Noirlac, dont la vôtre d’ailleurs. Alors tout va pour le mieux, je ne vois pas de raison de me gâcher le moral! » Effectivement, l’Aragonais allait de mieux en mieux depuis qu’il était à Noirlac. Ses soucis, il avait pris la décision de les laisser à l’extérieur de l’Abbaye et il se consacrait maintenant à aider son prochain mais aussi à continuer son séminaire de la meilleure façon possible. Il se plaisait ici et il ne voulait pas non plus que son mauvais moral puisse déteindre sur les autres. D’ailleurs, Typhanie semblait elle aussi beaucoup plus heureuse étant donné qu’elle lui adressa un des plus beaux sourires qu’elle lui avait donné l’occasion de voir et qu’il s’empressa d’ailleurs de rendre. Elle était heureuse, lui aussi, et finalement c’était très bien comme ça. Même si personne ne semblait réellement avoir envie de travailler, ils étaient là pour cette raison et pourtant aucun d’eux ne semblaient prêt à lancer un sujet quelconque. Finalement, elle se lança et Thibalt se tut quelques instants pour voir si c’était une bonne vision des choses puis répondit. « Je ne pense pas qu’il faille que nous nous y prenions de cette manière là. Il faudrait d’abord tenter de savoir le nombre de lits qu’on pourrait obtenir, le matériel et en fonction de ça, nous adapterons le personnel. Pour les Nobles, je ne pense pas que nous ayons à nous occuper beaucoup d’eux vous savez…. Ils ont leurs médecins, généralement. » Alors qu’il avait commencé à écrire deux ou trois petites choses, Typhanie leva les yeux de son propre parchemin et demanda quelque chose d’assez intriguant. Dites, pensez-vous que les morts sont fières de nous ? Pensez-vous qu'une âme au paradis ou en enfer soit satisfait de nos choix et les approuvent... Je veux dire par là... si dans nos vies nous prenons un chemin autres que celui de nos parents, seront-ils quand même heureux de nous voir épanouie sur ce chemin ? Ou plutôt en colère ? Pensez-vous qu'as notre arrivée au paradis ou en enfer nos proches nous accueillerons les bras ouverts ? Ou plutôt déçu de notre comportement trop différent ?
Tout le temps durant lequel elle avait parlé, Thibalt était resté le nez plongé dans son parchemin et il releva les yeux dans sa direction, un peu perplexe. Visiblement, la demoiselle se pouvait quelques questions et il se devait même s’il n’avait pas la réponse de tenter de raisonner un peu avec elle. Comprenant qu’ils ne travailleraient sûrement pas tout de suite - et c’était tant mieux - il posa son matériel à côté de lui et croisa les bras. « Ce que je vais vous dire là, ne le prenez pas comme une vérité car ce n’est qu’une hypothèse. Je crois que les âmes de nos proches sont fiers de nous dans la mesure ou nous faisons des choix qui sont vertueux et qui ne nous privent pas pour autant de la joie et du bonheur. Vous comprenez? Je crois que les gens qui nous aiment ne demandent que notre bonheur et que nous les rejoignions. Pour le reste, la façon dont nous sommes heureux, je crois que ça n’a que peu d’importance… Enfin ce n’est que mon avis. » Alors qu’il venait de faire une remarque assez longue, Typhanie lui fit remarquer qu’il avait un morceau de pomme entre les dents et Thibalt ne put s’empêcher de rire tout en rougissant. Le ridicule ne tuait pas, heureusement pour lui! Sans attendre, il gratta avec son index l’endroit qu’elle lui indiquait et enleva le morceau de pomme. « Y’a qu’à moi que ça arrive ces choses-là! » dit-il en riant.
Même s'il s'en cachait, Thibalt souhaitait très vite faire passer cette histoire et c'est pourquoi il reprit très vite un air assez sérieux pour lui demander:
«Mais pourquoi cette question?»
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|  | | Titca Maitre des Novices


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 | Sujet: Re: Matinée déprime... Ven 14 Aoû - 22:00 | |
| Leurs médecin personnel ? Typh sourit en coin, quelle idiote d'avoir oubliée elle avait été noble pourtant élever dans une famille de noble aussi les Féliciter, mais cet épisode de sa vie était tellement loin et oublié que parfois elle en oubliait même qu'elle avait oublié. Rougissant elle approuva d'un geste de tête proche du mécontentement et lui sourit pour lui montrer que lui ni était pour rien dans cette colère soudaine. C'était son passé et son passé ne la rendait pas heureuse, toutes choses de sa vie passée avant sa rencontre et l'amour de son époux n'était que stupidité et mauvais souvenir. Son époux ? Pas seulement aussi les autres, ses frères et soeurs tous avaient appris à la comprendre à l'aider et la diriger dans un chemin sans pour autant la forcer à accepter. Tout en douceur, tous ensemble et surtout sans se mettre contre ses idées. Pouffant de rire elle secoua la tête et retrouva bien vite sa bonne humeur habituelle. Mmmh, je comprends... mais... je ne sais pas, j'aime croire que les morts ne changent pas. Pourquoi cette question ? Pouvait-elle lui faire confiance ? Il allait surement rire ! Tsss son oncle est ses histoires à dormir debout, un grand Troubadour le Koran avec des histoires sans pareilles pour l'endormit le soir. Fixant un point au loin elle lui raconta le coeur lourd quand même de devoirs parler du passé, pour expliquer le présent. Mes parents son mort quand j'avais quelques années, des bandits les ont tués, du moins c'est la version que l'on m'a toujours raconté. J'ai trois soeurs cadettes et un grand-frère. Tous avons été séparé à leurs morts, ils sont allés en Bretagne c'est de là que vient ma mère.
Moi j'ai eu le droit aux rues... j'ai beaucoup souffert dû apprendre à ne plus avoir aucun sentiment pour réussir à rester en vie. Quelques années après ont m'as pris dans une ferme à Troyes en Champagne pour m'occuper des vaches et des cochons. J'ai grandi la-bas apprenant a manier l'épée et toutes sortes d'armes diverses. Puis j'ai fuit, voulant retrouver ma famille, la j'ai rencontré Farnor mon parrain, un curé assez spécial, mais gentil...
Enfin bref ensuite je suis passé de famille en famille sans savoir vraiment pourquoi et j'ai connu mon oncle, le frère de mon père. Un pur hasard je dois dire, il me racontait des histoires le soir auprès du feu pour m'endormir et dans une des histoires le vent transportait les paroles des morts vers les vivants... et depuis je me demande comment réagirait mon père, ma mère... mon oncle en voyant ce que je suis devenue. Les joues rouges, elle n'osa pas le regarder et fixa toujours l'horizon. Une histoire pour des enfants, rien de réel malheureusement._________________  |
|  | | Thibalt retraitant

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 | Sujet: Re: Matinée déprime... Ven 14 Aoû - 22:21 | |
| L’histoire que lui raconta Typhanie émut un peu Thibalt. Depuis qu’il était arrivé en France, il avait rencontré beaucoup de gens et, comme partout, leur enfance avait été assez compliquée. L’Aragonais n’avait pas vraiment vécu ce genre de choses et mis à part la perte de son grand frère lorsqu’il était tout jeune, la tristesse n’était pas vraiment l’amie avec qui il avait grandi. Néanmoins, il comprenait tout à fait ce qu’elle voulait dire, ce qu’elle voulait exprimer et les craintes qu’elles ressentaient. « Très honnêtement, Typhanie, je ne puis vous répondre… J’aimerai, mais je ne puis le faire… » La façon de penser de la demoiselle éveilla en Thibalt certaines craintes. Il ne put s’empêcher de repenser à Clotilde et Mélisende et à tout ce qu’il était en train de vivre ces jours-ci. Voyaient-elles cela d’un mauvais œil ? Pensaient-elles qu’il faisait quelque chose de mal? Bref… Ce genre de pensées lui faisait souvent plus de mal que de bien mais il ne pouvait que s’inquiéter en pensant à cela. S’il y avait bien deux êtres qu’il ne voulait pas blesser, c’était elles… « En tout cas, ce que je puis vous dire… C’est que votre famille doit être très fière de vous. Vous êtes une femme respectable, vertueuse et je pense que vous ne devriez pas vous inquiéter pour ça. » Lui, en tout cas, avait à s’inquiéter. Il ne préférait pas le faire, préférant se dire qu’elles approuvaient le moindre de ses faits et gestes dans la mesure ou il était vertueux et respectable. Bref, il fallait bien qu’il fasse avec, de toute façon… « Tout ce que j’espère, c’est que votre famille est aussi fière de vous que la mienne de moi… » Après avoir dit cela, Thibalt se rendit compte qu’il venait de penser tout haut et adressa un regard presque apeuré à Typhanie. Bon sang… S’il y avait bien quelque chose sur lequel il ne souhaitait pas se confier, c’était ça… La perte de sa femme, de sa fille… La perte de sa vie toute entière le jour de Valence… _________________  |
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 | Sujet: Re: Matinée déprime... Dim 16 Aoû - 13:34 | |
| Typh l'écouta attentivement comme toujours, l'écoute était une qualité très importante dans la vie en communauté comme à Noirlac. Haussant les épaules, elle posa l'arrière de sa tête contre un mur froid et ferma les yeux. Fière ? De quoi ? D'ailleurs de quoi était-elle fière elle-même ? Pas grand-choses elle n'était pas douée pour être douée, effacer, timide. Comme ça à première vue on ne dirait pas, mais c'était bien son caractère. Dans un pâle sourire elle approuva de la tête. De toutes façons sa famille n'avait pas vraiment le choix d'accepter autant ne surtout pas se tourmenter et voir la suite arrivée au jugement.
Certaines choses étaient naturellement bonne, d'autre mauvaise. Mais parfois le bien et le mal était trop flou pour distinguer les deux et seul le Très-Haut pourra nous juger réellement et prendre la décision.
Intriguer par sa dernière phrase, elle leva la tête brusquement et ce tapa dans le mur, grimaçante elle posa sa main sur l'arrière du crane et ronchonna. Maudit mur... Frottant énergiquement la zone de douleur, elle pouffa de rire devant l'irone de la situation et posa ses yeux bleu océan sur l'homme, il semblait apeuré voir triste, les deux peut-être ? Son coeur ce fendit, les gens tristes elle n'aimait pas trop c'était triste -ben voui logique- et pas forcement agréable à voir.
Elle mère poule de son état détestait voir une personne triste - demander donc à ses amis- s'approchant de Thibalt elle posa une main sur son bras. Ce contact la fit trembler non pas de peur, mais simplement de malaise après toues sa spontanéité était parfois mal vue et au final elle terminait avec des ennuies. Mais au fond d'elle, Tit savait très bien que lui était pas ainsi. Pardonnez-moi si le sujet vous à blesser, parfois je ne réfléchis pas vraiment quand je parle. sa voix était perdue un peu ailleurs, vraiment désolée d'avoir abordé un sujet douloureux et pas vraiment joyeux. Ce penchant vers lui, comme pour avouez un secret elle murmura à son oreille. La blondeur de mon époux semble être contagieux. Doucement elle lui sourit et lui accorda un clin d'oeil avant de secouer la tête et prendre sa plume pour jouer avec décidant de changer de sujet radicalement dans l'espoir de le faire sourire un peu. Savez-vous que pour certain Troubadour la muse est dans une simple plume ? Enfin muse certain préfère dire fée. Moi, j'aime bien muse ça me laisse croire que même dans un moment compliqué et pas franchement agréable je ne suis pas sur et qu'une muse n'est pas loin... c'est un peu, une sorte d'amie toujours présente. Comme c'est bien connu les amis ont tendance à fuir les problèmes trop importants. Typh, joua avec le bout de sa plume et soupira, oui les amis fuyaient les problèmes trop importants... qui de mieux qu'elle pouvait en témoigner._________________  |
|  | | Thibalt retraitant

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 | Sujet: Re: Matinée déprime... Lun 17 Aoû - 11:13 | |
| Dans ses pensées macabres, Typhanie prit doucement le bras de Thibalt et ce contact, bien qu’anodin, lui fit lui adresser un sourire. Cette femme était gentille, il ne regrettait pas sa rencontre et d’ailleurs il n’envisageait pas une conversation pareille avec qui que ce soit d’autre. Aussi, il réussit finalement à se sortir de ses pensées et adressa un sourire un peu plus franc à la demoiselle.
« Vous n’avez pas à vous excuser. C’est moi et seulement moi, ça m’arrive souvent. » La blondeur de son époux… En entendant cela, Thibalt éclata doucement de rire. Lui aussi était blond et il se souvenait parfaitement de toutes les rumeurs que l’on pouvait entendre sur les blonds et il n’avait de cesse d’en rire. Et puis bon, il fallait tout de même reconnaître qu’une presque-cistercienne qui faisait des remarques de ce genre, c’était encore plus amusant quand on connait le sérieux des gens de cette Abbaye.
La remarque qu’elle fit sur les troubadours provoqua l’attention presque totale de Thibalt. Il ignorait totalement tout cela. Mais ce qu’il retint un peu plus, c’est que Typhanie semblait lui confier l’idée que peu d’amis étaient réellement sûr. Une fois de plus, il n’était pas vraiment d’accord avec elles. Tous les amis ne partaient pas durant les tempêtes, d’autres restaient et restaient pour très longtemps. L’Aragonais, lui, en pensant à cela voyait tout à fait de qui il parlait. « Ca dépend des amis qu’on a, vous savez? … Je veux dire, moi par exemple, et sans vouloir me vanter, je n’ai jamais laissé tomber qui que ce soit quand ces gens-là avaient besoin de moi… Vous n’aviez peut-être pas les bons amis. »L’entourage, les proches… Même si eux on les choisissait, on devait parfois se contenter de ce qu’on trouvait dans le coin… Parfois, c’était des abrutis, des lâches, des hypocrites ou des moqueurs. Parfois, c’était des hommes et des femmes vertueux, fidèles, courageux, aimant et respectables. Tout dépendait… Comme toujours, on ne pouvait faire de généralités._________________  |
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 | Sujet: Re: Matinée déprime... Lun 17 Aoû - 14:14 | |
| Typh le regarda et secoua la tête, pas à s'excuser ? Ben quand même si elle le triste, elle n'allait pas sauter de joie ! Approuvant ses dires de la tête, elle fut ravie qu'il lui fasse un sourire et préféra oublier le sujet des morts pour tomber sur celui des amis. Autant les morts ne touchaient pas trop Typh qui espérait les revoir dans un autre monde, autant les amis. Le sujet n'était pas des meilleurs pour elle. L'écoutant elle secoua la tête. Je crois que mon seul amis ancien, enfin je veux dire que je connais depuis longtemps, je me suis marié avec... les autres ils m'ont tous tourné le dos quand je suis partie en Bretagne, des royalistes...
Après il y a bien sûr de nouveaux amis plutôt des soeurs ou des frères, mais... je digère mal que pour certain une frontière coupe l'amitié. Royalistes, elle n'avait jamais compris comment l'amour d'un Roy pouvait permettre de tuer pour lui, une sorte de folie surement. On aime donc on tue pour sa gloire, gloire que le dit Roy ne commentait pas, amour unique sans retour. Bref folie de l'un pour l'amour des autres. Haussant les épaules encore une fois. Elle soupira et ronchonna même légèrement. Je suis comme vous, je ne me permettrai pas de juger ou trahir un ami, mais tous ne sont pas pareils. Tenez prenez un exemple simple. Personnellement, je ne juge personne, Bandit, hérétiques, soldat, paysan ou j'en passe encore... certes j'ai même préférence, mais rien de plus...
hors certain s'autorise à porter un jugement sur qui je suis... Étant donné que j'aime Dieu autant que mon époux... Je pense que le monde est ainsi. Certain comprendrons d'autre non et au final une lutte permanente oppose chaque personne... Fronçant les sourcils, elle posa une main sur son ventre, une très légèrement douleur lui avait attachée un petit cri de surprisse, apparemment le bébé n'était pas d'accord avec sa mère, ou souhaitait juste lui démontrer sa présence bien réel. Regardant Thibalt elle sourit, ne se doutant pas une seule seconde de la suite des évènements. _________________  |
|  | | Thibalt retraitant

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 | Sujet: Re: Matinée déprime... Lun 17 Aoû - 15:27 | |
| Parfois, il arrivait effectivement que certaines personnes ne comprennent pas les choix que leurs amis pouvaient faire. Et ils s’en allaient, sans aucune autre forme de procès laissant ainsi derrière eux un ami complètement dépité et ne sachant s’il devait persévérer dans ses choix ou tenter de trouver une solution, un compromis. Chacun avait un jour ou l’autre connu cette situation et chacun savait à quel point elle était désagréable. « Malgré tout, vous savez… Les amis, ça va ça vient… Parfois, il arrive qu’un d’entre eux reste proche de nous, mais ils ne sont jamais nombreux… C’est finalement ça qui fait qu’on aime nos amis, le fait qu’ils ne soient pas obligés de rester mais qu’ils restent quand même… »
Toujours positiver devant une femme enceinte. C’était ce qu’on lui avait appris lorsqu’il était un peu plus jeune. Il fallait qu’elle se sente bien, qu’elle sourit presque constamment et qu’elle aborde sa grossesse avec le plus de joie possible. Bref, il fallait qu’elle soit heureuse en toutes circonstances. Même si Thibalt ne pensait pas vraiment ce qu’il venait de dire, ses amis d’Aragon ayant pour la plupart été tués durant la nuit de Valence, il se contentait de dire ce que la morale, la bienséance ou même le cœur de la demoiselle voulaient entendre.
Ce qu’elle dit au niveau du jugement, l’Aragonais l’approuva sans vraiment l’appliquer. Lui avait une forte tendance à juger les autres, sur leurs agissements mais aussi sur leur façon de penser et d’envisager les choses. Il était un ami sévère, sévère mais fidèle. « Pour ma part… Si j’avais un ami brigand, dans le sens où il serait mon ami malgré le fait qu’il soit brigand, je crois que j’essaierai malgré tout constamment de le ramener vers une vie plus saine. C’est mon ami, et c’est normal que je lui vienne en aide. Mais si un jour il me propose de me joindre à lui, alors là je crois que ça pourrait très mal se passer entre lui et moi… Depuis toujours, je tente d’être le plus compréhensif possible mais ça n’est pas toujours facile. Il y a parfois des cas désespérés, si vous voyez ce que je veux dire… » Alors qu’il pensait qu’elle allait lui répondre, Typhanie poussa comme un petit cri de surprise en mettant sa main sur son ventre. Un instant, Thibalt haussa un sourcil puis il comprit que le bébé venait surement de mettre un coup de pied. Il sourit, quoi qu’un peu inquiet car elle ne semblait pas très rassurée. « Ca va aller ? J’en connais un qui va mettre de sacrés coups de pied quand il sera grand! » dit-il en riant un peu._________________  |
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 | Sujet: Re: Matinée déprime... Mar 18 Aoû - 1:48 | |
| Typh caressa son ventre, afin de calmer le petit ou la petite, mais qu'avait-il encore ? ! Bon sang, elle n'avait rien fait de mal, seulement manger une pomme. Raaah les pommes et ses enfants toutes une histoire, déjà pour le petit Lyes c'était une pomme le déclencheur de tout. Regardant Thibalt elle lui sourit et approuva de la tête. De tous son coeur elle espérait avoir une fille, car les hommes de sa famille devenaient soldat et mourait pour une pseudo autorité temporelle ! Grimaçant elle le regarda et haussa les épaules, son histoire de brigands était amusante. Pour vous dire, on m'a déjà demandé souvent de rejoindre un groupe de brigands, la confrérie des couronnées... j'avais pas mal d'amis dedans connu à Orléans. Mais ils respectent mon choix, ils savent que j'apprécie leurs personnes, mais pas leurs actes. Et puis entre nous des bandits en amis sa crée des ennuies avec la justice. C'est cliché vous voyager avec des méchants alors vous êtes méchante... normal. Tit secoua la tête, cette histoire de Reims était gravé dans sa mémoire à jamais, attaquer le château elle ! Seulement parce qu'elle avait été dans la ville avec ces personnes. Tsss comme quoi, il faut se méfier des apparences.
Sa main ce baladait sur son ventre de haut en bas et de bas en haut, elle aimait son époux, mais elle aimait encore plus être enceinte... c'était porté en elle un bout de leurs amours tout le temps, le sentir grandir et bouger avec le temps, on se sentait moins seule, moins isolée du monde. Même si parfois on la trouvait grosse. J'espère que cet enfant va être comme ses frères et sa soeur, en bonne santé et vivant... Moi je passe après, ma mort ne sera que plus heureuse si lui est vivant et puis les coups démontrent qu'il va bien. Elle le savait, elle voulait beaucoup beaucoup d'enfants, une dizaine... et elle savait très bien que dix enfants pouvaient la tuer, pas vraiment de leurs fautes. Accoucher était long, dur, parfois même cela pouvait tuer... Mais si le bébé était vivant. Le reste... Il n'a pas l'air d'aimer la pomme...[/b Elle éclata de rire. [b] Je voulais vous demander, vous dites avoir eu des soucis avec le professeur de médecine à l'université, puis-je savoir quel genre ? Son ventre la torturai, mais elle ne dit absolument rien, pas du genre à se plaindre la Typhanie, une bonne nuit de repos ce soir et c'était bon !_________________  |
|  | | Thibalt retraitant

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 | Sujet: Re: Matinée déprime... Mar 18 Aoû - 14:32 | |
| Les brigands… Malgré le fait que Thibalt n’ait aucune envie de juger Typhanie car il savait très bien qu’elle était vertueuse et respectable, il ne put s’empêcher d’avoir une petite réticence en entendant le fait qu’elle ait réellement fréquenté de ces gens-là. Mais bon… Il s’était déjà énervé une fois sur une de ses amies sur ce sujet, justement car un de ses plus proches amis était un brigand renommé et qu’il avait participé au grand n’importe quoi qui s’était déroulé en Bourgogne. Bref… Il aurait pu la juger, mais il ne le fit pas car il n’y voyait pas l’intérêt. « Le mieux, je crois, c’est simplement d’éviter de trop fréquenter ces gens-là. Même si vous n’êtes pas influençable, je pense qu’il ne faut pas faire entrer le loup dans la bergerie, comme on dit. » Depuis toujours, l’Aragonais avait quelques soucis avec les brigands. Il les trouvait immoraux, stupides et vantard. Bref, à ses yeux la pire vermine de ce monde, celle qui colportait avec la plus grande aisance les mots de la Créature Sans Nom, c’était les brigands. Avec le temps, il avait appris à les ignorer plus qu’autre chose mais il se souvenait aussi de l’époque où il combattait activement ces gens-là et les exécutait sans aucune autre forme de procès. Quand on est jeune, on est généralement moins souple… Il avait bien changé.
Comme elle semblait malgré tout inquiète de mourir car elle souhaitait beaucoup d’enfants, Thibalt lui adressa un sourire pour la rassurer tout en sachant très bien qu’il était rare qu’une mère vive suffisamment longtemps pour que les enfants grandissent sous ses yeux.
« Si vous avez de bons infirmiers et un bon médecin pour vous aider dans votre accouchement, je pense que tout devrait bien se passer. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter. » Il y avait de quoi s’inquiéter, en fait, comme dans chaque accouchement mais il ne voyait aucune nécessité de lui faire peur alors que, même si elle riait, elle semblait assez effrayée. Je voulais vous demander, vous dites avoir eu des soucis avec le professeur de médecine à l'université, puis-je savoir quel genre ? En repensant à cela, Thibalt ne put s’empêcher de rire un peu. L’université de Belrupt… Quelle aventure… Quelle professeur ! « En fait… En Bourgogne, je ne sais pas si vous étiez au courant mais il y a eu des soucis avec des brigands et des armées auvergnates, champenoises et un contigent de volontaires berrichon sont allés les chasser. Le problème, c’est que moi j’étais à ce moment là domicilié à Montluçon mais dans le contigent de volontaire berrichon car je me trouvais en Berry à ce moment là. Et ma professeur, membre de l’armée d’Auvergne, avec quelques uns de ses amis, se sont amusés à me chambrer et finalement les choses ont dérapés. Ils m’ont insulté de faux auvergnat et beaucoup d’autres choses… Alors j’me suis fait la promesse de plus jamais vivre en Auvergne… » Cette histoire, même s’il la racontait sans aucun complexe avait profondément blessé Thibalt. Il n’était pas né en France, et on pouvait parfois le lui faire remarquer comme on ferait remarquer à un italien son accent. Bref… Il savait très bien qu’il ne serait jamais comme les autres en France mais le fait qu’il commençait à se sentir auvergnat et qu’on lui jeta tout patriotisme au visage l’avait blessé. Etouffant ses regrets, il adressa un nouveau sourire à Typhanie qui semblait un peu préoccupée par son bébé._________________  |
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Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Mer 19 Aoû - 13:40 | |
| Les bandits, malheureusement les gens ne voyaient que rarement l'homme derrière le monstre, Typh elle voyait l'homme avant le monstre. Elle n'avait pas honte de le dire, elle les respectait le plus possible, aimait leur parler et les corrigeais de son mieux quand ils tentaient de faire quelques choses de mal. Elle prenait son rôle de soeur assez à coeur, espérant toujours qu'un jour elle puisse les soutenir et les voir reprendre une vie honnête. Ce qui rendait mon époux fou de rage et de peur aussi. Souriante elle grimace sous une nouvelle douleur du petit, aurait-il décider de la faire souffrir d'oser pensez à cela ? Ronchonnant, elle sourit pour sauver les apparences et paraitre en bonne santé. Parfois le loup doit entrer pour prévenir les moutons... Je veux dire par là que si même nous membres de l'église ne les écoutons pas et ne les guidon pas qui le fera ? La justice ? Ils sont déjà trop remontés et ne pense plus à diriger les hommes... Alors, qui ? Personne... parfois il faut prendre des risques pour mieux calmer les esprits. Je me fais avocat du diable, mais... peu importe je me sens ainsi moins lâche que de leurs tourné le dos. Typh sourit et repensa à elle-même, elle était loin du bon chemin à une époque, mais on l'avait aidé, écouter et appris alors parfois il fallait oser et faire confiance au loup, qui sans prévenir deviendra un petit mouton doux et affectif. Du moins elle pensait cela, demander pardon et pas permission... une sorte de philosophie bien particulière et au moins elle pourra dire '' j'ai voulu, mais je n'y suis pas arrivée'' plutôt que '' Bof de toutes façons c'était inutile.'' Toutes être humain mérite d'être dirigé... bon ou non et rassurez vous j'ai tellement à perdre en devenant comme eux que jamais cela arrivera ! Puis le sujet changea sur son accouchement, comme toujours elle avait peur, mais aussi était sereine le Très-Haut décidera de son heure et de sa vie, le reste il fallait lui faire confiance. Un deuxième cries de douleur l'envahis pendant qu'elle confirma les dire de Thibat et l'écouta parler de l'université et des quelques soucis..
Tien elle avait eu le même genre, mais en Orléannais, elle s'en fichait pas mal d'ailleurs, elle était Bretonne, Limousine le reste ce n'était pas son combat ni ses problèmes. Se pliant en deux elle senti une autre douleur et compris que c'était aujourd'hui, maintenant qu'il allait venir. Oh....oh.. Ket... ket ... mar plij ... Ket... bremañ Elle lança un regard paniqué à Thibalt elle n'allait pas accoucher ici ? Oh... par tous les saints... au secours !_________________  |
|  | | Thibalt retraitant

Nombre de messages: 94 Date d'inscription: 31/07/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Jeu 20 Aoû - 17:46 | |
| Un deuxième cri de douleur et Thibalt commença à s’alerter. Il s’approcha de Typhanie et lui prit doucement la main comme pour tenter de la rassurer un peu, de la calmer pour éviter qu’elle ne perde les eaux. Accoucher dans une Abbaye, quelle drôle d’idée… D’autant plus qu’il savait comment faire mais qu’il n’avait jamais fait accoucher personne, c’était un travail de femmes… Pourtant, malgré ses efforts elle semblait souffrir le martyr et il serra un peu plus sa main tout en commençant à sentir son cœur battre plus vite. « Soufflez un bon coup… Ca va aller… » Il fallait qu’elle se calme, il le fallait. Comme un réflexe, Thibalt regarda autour de lui et remarqua que personne ne se trouvait dans le coin. Ils étaient trop loin de l’Abbaye pour la faire marcher et porter une femme qui allait perdre les eaux, pour le peu que ça ne soit pas déjà fait, ça n’était peut être pas une bonne idée… Il expira rapidement, comme pour tenter de se dire que tout allait bien se passer et força un sourire en direction de Typhanie en voyant son regard apeuré. « J’vais vous porter jusqu’à votre cellule, d’accord ? »
L’idée de la faire accoucher seule ici ne lui plaisait pas et il fallait absolument l’aider malgré tout. Sans attendre, il l’aida à s’allonger puis posa une main derrière ses genoux et l’autre derrière sa nuque avant de la porter. Le poids d’une femme enceinte de neuf mois… Elle était lourde mais pas trop non plus. Aussi, il commença à marcher doucement en adressant quelques sourires à Typhanie pour la rassurer. « On va y arriver… Vous allez voir… Respirez doucement, et ça devrait aller. »
En avançant, Thibalt commençait à penser à tout ce qu’il avait appris dans le cas où il devrait l’aider à accoucher. Il était un homme, mais il ne pouvait pas la laisser seule dans cet état. Au diable les us et coutumes pour aujourd’hui…_________________  |
|  | | Titca Maitre des Novices


Nombre de messages: 2299 Age: 20 résidence ds les RR: Cahors, Guyenne Date d'inscription: 15/01/2009
 | Sujet: Re: Matinée déprime... Sam 22 Aoû - 13:12 | |
| Non non non, oh non non non, pitié ! Pas maintenant, pas ici... pas sans Jacou, sans top savoir comment entre deux douleurs, elle finit dans les bras de Thibalt. Elle aurait pu en rougir voir même hurler qu'il la lâche, mais la douleur était trop forte. Entre ses bras elle enlaça son cou d'un bras pour être sûre de ne pas tomber au sol, son autre main poser sur son ventre cherchant à calmer les douleurs. Mmmmh, Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Humpf... aaah. Faire le petit chien, respirer par la bouche, expiré par le nez, faire le petit chien surtout hein. En ce moment, elle ne pensait plus à rien et pourtant à tout en même temps, son époux d'abord son tendre et délicat mari, puis sa soeur aussi elle avait encore besoin d'elle dans son innocence de petites filles, ses enfants d'ailleurs elle avaient perdu la trace de deux d'entre eux, ou était donc son aîné ? Et sa fille adoptive ? Son frère aussi son grand-frère et ses bras rassurant. Ma...cellule... est... au bout du couloir... Bien que son prénom écrit inscrit dans le bois, cela évitera de chercher partout, après tout il était un homme et les hommes en général oubliait souvent de penser au détail dans ce genre de situation Typh elle y pensait, s'allonger prévenir son époux, ensuite se calmer respirer en douceur et attendre que la délivrance arrive. La délivrance, un ou une petit (e) ange qui miaulait au creux de ses bras, tremblant de froid, découvrant un nouveau monde qui s'offrait à lui, bien loin du ventre chaud de maman, mais en sécurité entourée d'une famille aimante, enfin dans la logique. C'est vous qui devriez respirer doucement... on ne va pas à la mort. Typh lui sourit, elle avait déjà accoucher seule, d'Achille, puis avec seulement deux hommes de Lyes, Nolwenn fut la seule à avoir l'honneur d'être accueille dans ce monde par une femme, sa soeur Esmica. Alors, cet enfant vinera au monde avec ou sans personne, après tout c'était naturel donc il fallait laisser faire la nature et tout irais bien... en théorique._________________  |
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