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 [Mémoire]Titoan_cv : Le travail; entre don de Dieu et sacerdoce

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Marie Clarence
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Nombre de messages : 6
Date d'inscription : 25/12/2013

MessageSujet: [Mémoire]Titoan_cv : Le travail; entre don de Dieu et sacerdoce   Mer 2 Juil - 10:59

Citation :
Le travail : entre don de Dieu et sacerdoce

S’il est une chose que peu font par plaisir et beaucoup par contrainte c’est bien le travail. Usant, fatiguant, pénible sont des adjectifs qui reviennent souvent pour le qualifier et ils sont appropriés. Pourtant le travail est un don de Dieu, un don qui prend parfois des allures de malédiction comme l’illustre ce passage du livre des vertus : « Afin que vous n’oubliiez jamais que ce pouvoir est un don de Moi, vous récompensant ainsi de ta bonne réponse, Oane, le travail sera laborieux, difficile, usant et fatigant. Mais ne te plains pas de la souffrance que cela te cause, car, en vérité, c’est un bien beau cadeau que Je te fais. »

Nous nous pencherons donc sur cet antagonisme du travail et verrons qu’il est possible de faire en sorte que le travail soit la pierre angulaire de la cité idéale voulue par Aristote.


I. Le don de Dieu

Le travail est un sacerdoce. Chacun le sait car nous l’éprouvons tous en y consacrant une grande partie de notre journée. Pourtant Dieu nous le présente comme un don, pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est le meilleur remède contre le vice et qu’il nous permet d’exercer nos vertus.
Le travailleur ou la travailleuse exerce ses vertus par le travail. L’amitié, la conviction et la conservation car le travail se fait en commun dans le but de prévenir les risques futurs et de répondre à ses besoins. Lorsque nous fabriquons une chaise c’est pour aider notre prochain à s’assoir. Ca aura des conséquences bénéfiques pour la communauté puisque notre ami se tiendra plus droit, aura moins mal au dos. Sa meilleure santé lui permettra de s’impliquer davantage dans la communauté, d’être de bonne humeur et de rechercher le bien d’autrui. Quant à nous, cette chaise nous aura apporté du profit qui nous permet de répondre à nos besoins de subsistance.


Le travail est aussi œuvre de don de soi, de tempérance et de justice. Le fabriquant de chaises ne fait-il par don de son temps et  de ses talents à celui qui achète ses produits pour qu’il soit assis confortablement ? N’exerce-t-il pas sa tempérance à lutter contre le bois et les tracas que peuvent lui apporter son travail et ses clients ? Bien sûr. Et cela lui permet de trouver sa juste place dans la communauté aristotélicienne, de s’y intégrer, d’y avoir un rôle bien distinct. En cela le travail lui permet de s’intégrer dans la hiérarchie de la cité qu’Aristote a voulue.
Ce qui est vrai pour le fabriquant de chaises l’est tout autant pour chaque métier exercé. Le prêtre lui aussi par la messe, par ses prêches assure sa subsistance,  guide les membres de la communauté vers le salut, la vertu et le bien public. C’est également le travail ou plutôt le manque de celui-ci, la paresse, qui a mené Oanylone à l’acédie et aux vices.


Tout cela nous le savons car nous sommes des lecteurs attentifs de l’épitre de Nikolos et du travail de mère Marie-Clarence. Pour autant il est une vertu dont nous n’avons pas parlé jusqu’ici : le plaisir. Nous ne l’avons pas abordée car hormis quelques personnes, le commun ne trouve pas de plaisir au travail ou du moins pas en permanence. Dieu Lui-même nous avait prévenus par cette terrible sentence : « le travail sera laborieux, difficile, usant et fatigant ». Certes le travail exerce nos talents, nos vertus et repousse le vice. Pour autant, nous nous y consacrons parfois sans plaisir voire souvent dans le péché d’acédie qui consiste à ne pas rechercher le bonheur et à être passif. Faut-il en conclure que le travail est un péché, que nous nous y adonnons une bonne partie de la journée ? En partie oui, il faut le reconnaitre. Comme tout ce qui est humain, le travail ne peut pas être totalement vertueux, s’il tend vers la vertu une partie nous pousse aussi au vice.


II. L’apport de l’Oanisme ou l’organisation de la cité idéale


Noam est le petit neveu d’Oane. On dit souvent qu’il fut celui qui a maintenu la foi en un Dieu unique et que son enseignement a été déterminant pour Sypouss. Contemporain de la chute d’Oanylone, son témoignage sur cet épisode nous en apprend beaucoup sur les causes de cette chute et le rôle déterminant qu’y a joué le travail. Contrairement à Sypouss, Noam ne rend pas le manque de travail mais au contraire l’excès de celui-ci responsable du désoeuvrement de la communauté puis de la multiplication des vices. Il témoigne qu’avec l’apparition des machines et le gain de productivité le travail ne s’est pas amenuisé mais s’est au contraire amplifié avec la doctrine du « travailler plus pour gagner plus ». Un excès de travail qui a conduit comme nous le savons vers le rejet de celui-ci et les vices qui en ont résulté. Témoin de cette époque Noam a préconisé une nouvelle organisation de la journée basée sur les « 3/8 » qui consiste à découper la journée en trois parties d’égale longueur : 8 heures consacrées au sommeil, 8 au travail et autant aux loisirs.

Il est impératif de tirer les enseignements du passé surtout que notre société d’aujourd’hui semble prendre des aspects dangereux. Combien de personnes ne connaissons-nous pas dans nos villes ou villages qui consacrent leur vie entière au travail ? Ceux que l’on appelle les « tamago » se font nombreux, ils consacrent une part trop modérée de leur temps au sommeil et aux loisirs. Déjà les effets s’en ressentent : ils se coupent de la communauté et l’acédie se répand. Il suffit de voir leur visage triste pour remarquer que l’amour, l’amitié et le plaisir que l’on peut trouver dans les lieux communautaires leur manque.

III. Conclusion

Chacun a des loisirs différents selon ses goûts ou ses aspirations. Certains aiment le jeu ou les discussions que l’on peut avoir en taverne, dans les lices, sur un terrain de soule… D’autres préfèrent se consacrer à la communauté : l’église, la ville, le comté. Il est important de promouvoir ces loisirs pour réintégrer dans la communauté aristotélicienne ceux qui se complaisent dans le péché d’acédie. Ainsi le travail pourra retrouver tout son sens : l’exercice de nos talents et de nos vertus.
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