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 [Sermon] Océanne : Le doute

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Marie Clarence
Retraitant
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Nombre de messages : 6
Date d'inscription : 25/12/2013

MessageSujet: [Sermon] Océanne : Le doute   Mer 2 Juil - 11:03

Citation :
MÉMOIRE DE FIN DE SÉMINAIRE

SERMON

Les cloches avaient sonné pour appeler les fidèles à venir prier et écouter le sermon.

Soeur Océanne rentra dans l'Église et accueilli les fidèles. Ensuite, elle s'approcha de l'autel.


Mes très Chers Frères et Soeurs,

Tout d'abord, soyez tous les bienvenus. Je vous propose pour commencer à réciter le Credo.




Maintenant, nous allons nous confesser.



Pour le sermon, j'ai choisi de vous parler du "DOUTE", pour cela, j'ai choisi un texte du Livre des Vertus, concernant "La Création" - Chapitre 4.

Elle prend le livre, l'ouvre à la page indiqué et commence la lecture.



Citation :
Chapitre IV - « Le Doute »



1 Le petit groupe décida de s’arrêter un moment. Ils s’installèrent sur une colline verdoyante, où poussaient de superbes fleurs que les abeilles venaient butiner. Une légère brise venait courber l’herbe. Les oiseaux chantaient. Les étoiles venaient éclairer les créatures pendant qu’elles posaient leurs sacs à terre et s’asseyaient en cercle. L’ambiance était maussade, car elles se posaient toutes la même question.

2 Toutes les espèces qu’elles avaient rencontrées était doté d’un talent particulier. Les vaches, créatures qui broutaient placidement l’herbe, avaient une nombreuse famille. Les moutons avaient une laine douce et volumineuse. Les ailes des oiseaux leur servaient à parcourir le monde en volant. Les chevaux, nobles et fougueux animaux, galopaient à la vitesse de l’éclair. Les poissons étaient les maîtres des vastes océans. Les cochons étaient puissants et farouches.

3 Même les végétaux étaient dotés de talents uniques. Les chênes étaient dotés d’une longévité qui n’avait rien à envier à leur taille. Le blé se multipliait à l’envi, couvrant de larges territoires. Le maïs avait ses épis, gorgés de vie. Les fruits avaient un délicieux goût sucré et les légumes des senteurs appétissantes. Et le petit groupe s’interrogeait. Mais pourquoi leur espèce n’avait-elle aucun talent particulier ?

4 Certes, les créatures du petit groupe avaient des mains, mais leur force n’égalait pas celle du cochon. Certes, elles avaient des jambes, mais elles ne les amenaient pas aussi loin que les oiseaux et pas aussi vite que les chevaux. Certes, elles pouvaient procréer, mais pas autant que les vaches ou le blé. Certes, certaines étaient barbues, mais c’était une bien piètre consolation comparé à la volumineuse laine des moutons.

5 Certes, elles étaient pleines de vie et de santé, mais bien moins que le maïs, les fruits et les légumes. Et elles n’osèrent même pas se comparer à la longévité et à la taille des chênes. Toutes ces créatures, animales comme végétales, avaient de sérieux arguments pour affirmer, tel qu’elles le faisaient, qu’elles étaient les préférées de Dieu. Leurs talents étaient uniques. Alors, le petit groupe essaya de se trouver un talent qui était propre à son espèce.

6 Son espèce se tenait debout. Mais quel avantage cela lui donnait ? "Aucun", répondirent de concert tous les membres du groupe. Leurs mains leur servaient à construire des outils, mais c’était pour compenser le manque de griffes ou d’autres organes. Ainsi, leur estomac était si faible qu’il leur fallait cuire la viande pour la manger. Et leurs yeux étaient si peu perçants, contrairement aux chats ou aux hiboux, qu’il leur fallait s’éclairer dans le noir. Leur fourrure était si peu épaisse qu’ils devaient s’abriter lorsque la pluie, la neige ou la grêle tombaient ou lorsque le vent soufflait trop fort.

7 Faisant ce sinistre constat, les créatures du petit groupe se mirent à pleurer. Ils étaient persuadés que leur espèce était le moins aimée de Dieu, qu’Il les méprisait, qu’ils étaient la lie de Sa création. Un silence pesant s’était installé, alors que tous se regardaient mutuellement, chacun cherchant dans les regards des autres une réponse à ses questions. Mais ces regards ne portaient aucune réponse. Ils étaient juste dégoulinants de larmes.

8 Mais l’un d’eux était resté à l’écart du groupe. Il regardait vers les étoiles. Tous les membres du groupe le négligeaient, le considérant comme un faible d’esprit. Il leur répondait souvent "Heureux les pauvres en esprit...", mais ne savait que rajouter à cette réplique. Pourtant, de tous, il était le seul à se demander ce que Dieu désirait, au lieu de se plaindre de son sort. Cet homme s’appelait Oane.

Spyosu

Une fois le passage lu, elle fit un moment de silence, afin que les fidèles méditent sur les paroles qu'elle venait de prononcer. Puis, leva les yeux et les regarda.

Mes Chers Frères et Soeurs,

Il nous arrive à tous de douter à un moment donner, concernant nos actions, nos paroles.
Mais qu'est ce que le doute ?
C'est un sentiment ou une réalité différente à l'action que nous venons de mener ou à la parole donner.
S'oppose alors à nous la certitude.

Elle fit une courte pause, en reprenant sa respiration.

Nous doutons, car nous ne sommes pas parfait.
Mais en aucun cas nous ne pouvons douter du Tout-Puissant.
Car Lui seul est parfait, et connait la Vérité.
Il nous transmet son Amour.
Si il vous arrive de douter, remettez vous à Dieu, priez le Tout-Puissant.
Il vous pardonnera vos faiblesses et vous guidera sur le droit chemin.

Nous allons communier tous ensemble maintenant, et ainsi partager le pain.


Elle prit le pain, le rompit et le donna aux fidèles.



Elle referma le Livre des Vertus et remercia les fidèles d'avoir été attentif au sermon. Puis alla faire sonner les cloches pour indiquer la fin du sermon, et raccompagner les fidèles.
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