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 [Mémoire] Bravy : La vie monacale

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Eloin
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MessageSujet: [Mémoire] Bravy : La vie monacale   Mar 29 Déc - 16:54

Origines de la vie monacale



L’Eglise Aristotélicienne actuelle est composée de deux branches. La première est celle de l’Eglise Séculière qui rassemble l’ensemble des religieux, des clercs qui vivent dans le monde et qui ont une mission au plus près des laïcs. La seconde, et c’est celle-là qui nous intéressera aujourd’hui, c’est la branche qui est composée d’hommes et de femmes qui vivent dans des communautés avec des règles de vie très précises Cette branche est l’Eglise Régulière.

Mais essayons de revenir dans le temps et tournons-nous vers celui qui est à l’origine de l’essor de cette Eglise Régulière, Saint Benoît le patron des ordres aristotéliciens.

I - Jeunesse de Benoît de Pise Yaolo

Benoît de Pise Yaolo est né vers l’an 480 après JC dans une famille romaine très aisée. Il a donc été élevé dans le luxe et la vie dissolue. Mais cette existence ne lui convenait point. Il rejeta cette vie et se tourna vers l'étude de la logique d'Aristote et vers le mysticisme de Christos. Benoît rencontra un vieil homme. Benoît l’interrogea sur les raisons de son mode de vie, c’était un marginal, un ermite. Il lui répondit ce que Christos avait dit : « Disciples ! Vivez pour les autres au lieu d’attendre des autres qu’ils vivent pour vous. C’est à la cité d’accueillir les marginaux, et non aux marginaux d’aider la cité. »

Par cette rencontre Benoît compris que tous hommes unis dans une même cité doivent suivre l’enseignement des sages, des hommes et des femmes mûrs qui ont progressé sur le chemin de la Vérité. Cet enseignement guide à la Raison et à la Morale qui ouvre à Dieu et qui donne la Paix. Benoît et l’ermite discutèrent pendant trois jours et trois nuits. Ils réussirent à s’endormir et quand Benoît se réveilla l’ermite était parti, le laissant seul. Les paroles de l’ermite lui revinrent en mémoire :
« Une cause finale est une intelligence pure, une divinité. Si on remonte l’ordre des causes et des effets, on ne trouve qu’une seule cause finale. Donc Dieu est unique … De Dieu il n’y en a qu’un, ce moteur immobile du monde, cette volonté parfaite qui est la source de toute substance, de tout mouvement. Dieu est la finalité cosmique de l’univers. »
Benoît eut la Révélation. Il suivit la Lumière de la Révélation. Cette rencontre fut l’élément moteur du changement de vie de Benoît. Après avoir demandé l’autorisation à ses parents de partir du foyer familial, Benoît partit sur les chemins et ses pas le menèrent en Gaulle où il voulait suivre l’exemple de l’ermite rencontré précédemment. Il souhaitait vivre seul. Mais après avoir mené cette expérience il se rendit compte que cette vie était incomplète. Vivre seul pour Dieu n’était la bonne solution. Il avait la vocation mais la vie de solitude qu’il menait était insuffisante.


II - La première expérience de communauté.

Benoît alla donc dans les villes et villages à la rencontre des gens pour porter son enseignement. Des hommes et des femmes se mirent à marcher à sa suite et à vouloir vivre suivant son enseignement. Benoît pensa qu’une communauté avec des règles serait nécessaire pour regrouper ces hommes afin que tous puissent vivre pleinement leur vie au service de Dieu. Benoit mena ses pas vers la Bourgogne et là, grâce à sa rencontre avec le Roi (et surtout sa femme) il obtint des terres à Cluny. Benoît décida donc de construire sa communauté de vie là. Cette première communauté pris un essor important. Il imposa des règles strictes de vie aux moines. C’était la première communauté religieuse avec des règles de vie imposées.

« Aucun moine ne put se dévier du chemin de la sainte vie en s'écartant à droite ou à gauche » Cette exigence était trop forte pour les moines qui se rebellèrent. Voyant cette opposition Benoît décida de quitter Cluny.

Christos avait dit :
« Si l’on refuse de vous accueillir et d’écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville en secouant la poussière de vos pieds »

Benoît conscient de cette opposition et de son échec partit se réfugier au Mont Cassin.

III - La tablette d’Oane et les parchemins d’Aristote

Benoît se dirigea donc vers le Mont Cassin. Ce mont était un ancien lieu hétérodoxe. Benoît détruisit tout ce qui représentait le Sans Nom, autel, idole et commença la construction d’un nouveau bâtiment. En faisant ce geste, Benoît dût affronter les foudres du Sans Nom. Voyant la Foi de Benoît, Dieu décida d’intervenir et de l’aider. Pendant son sommeil, il rêva d’un oasis où se dressait une stèle. Celle-ci brillait de tous les éclats. C’était la tablette d’Oane, celui qui avait été le premier guide d’une communauté. Sur cette tablette était écrit les commandements de Dieu. Elle avait été donnée à la première communauté, laquelle communauté n’avait pas su suivre l’enseignement de Dieu.

Il y a avait un couple qui était là et qui semblait protéger cette stèle. En discutant avec eux Benoît appris la présence dans un lieu très proche d’écrits qui étaient caché du regard des hommes. Ces textes écrits par Aristote pourraient peut-être être traduits par lui. En se réveillant Benoît se souvint de son rêve et savait que le lieu était proche.
Il partit vers une crypte et trouva des rouleaux de parchemins. Grâce à l’enseignement qu’il avait reçu et grâce à la connaissance indirecte de la Loi Divine donné par la Tablette d'Oane, Benoît rédigea les 12 préceptes chargés de donner un cadre à la vie de la cité et il posa les bases de la nouvelle règle monastique.

L’immense bonté et l’Amour de Dieu ont su être des guides pour Benoît. Par son Amour Dieu a montré à Benoît la voie qu’il devait suivre.

Les douze préceptes :
1) Un seul Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement.
2) Son Saint Nom tu respecteras, fuyant blasphème et faux serment.
3) Le jour du Seigneur garderas, en servant Dieu dévotement.
4) Tes père et mère honoreras, tes supérieurs pareillement.
5) Meurtre et scandale éviteras, haine et colère Identiquement.
6) La pureté observeras, en tes actes soigneusement.
7) Le bien d'autrui tu ne prendras, ni retiendras injustement.
Cool La médisance bannira, et le mensonge également
9) En pensées, désirs, veillera à rester pur entièrement.
10) Bien d'autrui ne convoiteras pour l'avoir malhonnêtement.
11) Foi et Raison te guiderons simultanément.
12) Seuls Aristote et Christos tu loueras, évitant les faux prophètes.
doivent être suivi par les hommes et les femmes afin qu’ils mènent une vie plus tournée vers le regard et l’Amour de Dieu.

En posant les règles de vie pour les futures communautés religieuses, les futurs monastères Benoît a développé un message d’ordre et de paix ; ce message permet aux hommes et aux femmes de tendre vers la Vérité. Benoît lors de la création de la première communauté n’avait donné aucune liberté aux moines et ils se sont rebellés. Dieu, lui au contraire, a donné la liberté, la liberté de choix entre la vertu et le pêché tout en donnant l’aisance de vie, les gens ont fait le mauvais choix et se sont éloignés de Dieu. Benoît en posant les fondations des nouvelles et futures communautés a donné la liberté mais une liberté dans le travail.

IV – les bases de la vie monacale

Oui, Benoît a donné la possibilité à chaque membre de communauté d’être libre, libre du choix de leur travail. Certains pouvaient suivant leur capacité et possibilité travailler la vigne, les écritures et rester ainsi à l’intérieur du monastère. D’autres pouvaient prêcher tandis que d’autres avaient la mission de protéger la communauté. Chaque groupe avait une nourriture adéquaté afin de développer soit l’intelligence, le charisme ou la force.

Les futurs moines, par leur travail de la vigne, par le travail des écritures auront la possibilité de développer la raison. La mobilité dans le travail permettra aux moines de s’épanouir et de ne pas vivre de manière sclérosé. Ce temps de travail ouvre la porte du Bonheur. Les moines, par leur travail bien fait peuvent atteindre la Beauté éternelle.
En posant les nouvelles règles Benoît a montré comment la vie en communauté était possible. Les moines doivent marcher à la suite de Dieu. Dieu est Parfait, eux ils doivent tendre à la perfection, mais sans l’atteindre. Par l’imposition de ces nouvelles règles de vie, la communauté monacale permettra à ses membres d’être plus disponibles à l’Ecoute de Dieu. L’amitié, la conservation, le don de soi, la tempérance, la justice, le plaisir et la conviction sont les maillons qui mènent à la Vertu.

En conclusion, La Bourgogne devint une grande terre de la religion aristotélicienne et ce sera le départ de l’essor de la vie monastique. Benoît en organisant et structurant la vie des monastères a ouvert un nouveau regard à l’Eglise Aristotélicienne. A nous maintenant de continuer son œuvre. Ouvrons-nous au monde d' aujourd’ hui pour provoquer un nouvel élan à nos communautés.

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Vice Chancelière de la Congrégation des Affaires du Siècle, Rectrice de l'Ordre Cistercien
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