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 [Mémoire] Sakurahime : Les hommes sont-ils naturellement pêcheurs ou verteux

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MessageSujet: [Mémoire] Sakurahime : Les hommes sont-ils naturellement pêcheurs ou verteux   Lun 21 Sep - 19:11

Citation :
MEMOIRE DE FIN DE SEMINAIRE

LES HOMMES SONT-ILS NATURELLEMENT PÊCHEURS OU VERTUEUX?


Répondre de but en blanc à cette question serait injurieux de ma part, tout comme apporter une réponse ferme et définitive en fin de comptes.
Ce mémoire à pour but de m'interroger sur la possible nature de l'homme et n'a aucunement la prétention d'y répondre de manière décisive.
La question sous-tendue dans ce mémoire est en fait celle de savoir si l'Homme, en tant qu'espèce aimée de Dieu et créée par lui, est un véritable reflet de sa nature divine, une espèce faite à son image, ou bien si au contraire, l'Homme est perverti par son statut d'enfant de Dieu.

L'Homme aspire-t-il de lui-même à la Vertu ou au Pêché? Se laisse-t-il plus facilement convaincre par le chemin certes plus difficile mais ô combien plus gratifiant de la vertu ou par le chemin si séduisant du pêché?

C'est la question à laquelle je vais tenter d'apporter un début de réponse.

I. L'Homme, Enfant de Dieu

Il est écrit dans notre Dogme:

Citation :
Alors, depuis le ciel, un rayon de lumière se fit et vint nimber Oane. Toutes les créatures furent ébahies, admirant la douce lumière qui auréolait l’humain. Elles s’écartèrent alors, le laissant seul face à Dieu. Il contempla son corps enluminé d’un regard plein de curiosité. Puis il se tourna vers les membres de son groupe. Pour la première fois de sa vie, il put voir dans leur regard non pas du mépris mais du respect.

Et Dieu lui demanda: "Et toi, l’humain, n’as-tu rien à Me répondre ? J’ai ici convoqué toute Ma création pour trouver celui qui donnera la juste réponse à Ma question. Tu es venu et tu n’as pas répondu. Alors, maintenant, Je te somme de le faire !" Alors, Oane, terrifié par le ton sévère de son créateur, leva les yeux vers Lui et, d’un ton hésitant, dit: "Mais, ô Très Haut, je ne sais si ma réponse est juste..." Et Dieu lui ordonna: "Parle et je te le dirai !"

Alors, Oane répondit: "Tu as certes fait Tes créatures se nourrissant les unes des autres. Il leur faut chasser et tuer pour se nourrir. De même, il leur faut se battre pour défendre sa vie. Mais il n’y a pas de fort ni de faible. Personne ne rabaisse ni ne piétine les autres. Nous sommes tous unis dans la vie et nous sommes tous Tes humbles serviteurs. Car Tu es notre créateur."

"C’est pour cela que Tu as donné des talents plus beaux les uns que les autres à toutes Tes créatures. Chacune d’elles a sa place dans Ta création. Son talent permet à chacune d’elles de la trouver. De ce fait, il n’y a pas de créature préférée de Toi, ô Très Haut. Nous sommes toutes pareillement aimées par Toi et nous nous devons tous de t’aimer en retour. Car, sans Toi, nous n’existerions pas. Tu nous a créés alors que rien ne t’y obligeait et nous nous devons de t’aimer pour te remercier de ce geste."

"Nous sommes certes enchaînés à la matière, certes soumis à ses lois, mais notre but est de tendre vers Toi, l’Esprit Éternel et Parfait. Donc, selon moi, le sens que Tu as donné à la vie est l’amour." Alors Dieu dit: "Humain, puisque tu es le seul à avoir compris ce qu’était l’amour, Je fais de tes semblables Mes enfants. Ainsi, tu sais que le talent de ton espèce est sa capacité à M’aimer et à aimer ses semblables. Les autres espèces ne savent aimer qu’elles-mêmes."

Dieu a créé toute vie, le temps, le mouvement. Tout ce que Dieu a créé recèle en lui une part de divin.
Mais cela ne signifie pas que tout ce qu'il a créé est parfait en soi.
Seul Dieu, du fait de sa nature divine, est parfait, l'essence de toute chose.
Ses créations sont un reflet de lui, mais pas Lui.

Dieu a placé l'Homme devant un choix, celui de suivre la voie de la Vertu d'une part, afin que celui qui a choisi ce chemin puisse le rejoindre au Paradis Solaire lorsque son âme sera jugée après être passé de vie à trépas, ou celui de suivre la voie noire du pêché et de la facilité d'une part, pour que l'âme jugée pécheresse aille grossir les rangs des hordes de démons et de créatures informes peuplant la Lune.

Il aurait été aisé de penser que du fait que Dieu ait reconnu les Hommes comme étant ses « Enfants », cette espèce lui ressemble au point d'atteindre à son tour la perfection divine.

En un sens, il faut reconnaître à l'Homme une capacité d'amour hors du commun. L'amour de soi, l'amour de sa famille, l'amour pour son Dieu, l'amour désintéressé pour autrui.

Certains hommes ont atteint au plus près – sans y parvenir totalement toutefois – cette perfection.
Les Saints Hommes que notre histoire comptent ont dévoué leur vie à autrui et à Dieu, abjurant toute forme de pêché. La Vertu incarnée.

De façon innée, l'homme se rassemble pour vivre en communauté et créer une symbiose dans laquelle il tente de s'épanouir mais également de faire s'épanouir les autres membres de la communauté. Il ne se contente pas de cultiver son champ dans son coin, en indifférence totale pour celui du voisin, mais cherche au contraire à le soutenir et à l'aider pour que tous puisse vivre sans connaître la faim et la misère.

L'homme cherche par ailleurs à protéger les siens, qu'il s'agisse de sa propre famille ou de sa communauté.
Epris de justice, l'homme recherche l'équité et l'égalité entre tous, n'hésitant pas à sanctionner celui qui s'écarte du chemin pour le bien commun.

Mais par dessus tout, l'Homme aspire à une voie spirituelle, une voie qui élèvera son âme vers Dieu.
Pour cela, l'Homme tente de se rapprocher de Dieu par son adhésion à la Communauté des croyants et en vivant dans l'Amitié Aristotélicienne. Il reçoit ainsi les Saints Sacrements, se fait baptiser parce que Dieu vit en lui et qu'il croit fermement en Lui, se marie.
L'Homme n'est pas fait pour vivre isolément, ainsi que nous l'a enseigné Aristote. Il échappe donc à cette condition en se réunissant avec d'autres personnes pour ensemble se rapprocher de Dieu et vivre dans un idéal vertueux.

Toutefois, dans tout ce que l'Homme entreprend, y compris dans ses actions vertueuses, l'excès vient pervertir ses actes, déformant ainsi tout ce qui devrait être beau en laid, tout ce qui devrait être juste en excessif, tout ce qui devrait être sain en malsain.

II. La perversion des excès
Citation :

Les humains avaient découvert l’acédie. Ils avaient dédaigné l’amour de Dieu pour lui préférer les choses matérielles qu’Il avait créées. Ils avaient pris goût à une part du divin, en oubliant qu’il fallait aimer l’ensemble. Oane n’était plus là pour les guider, lui qui avait été le seul à comprendre ce qu’était l’amour du Très Haut. Maintenant seuls, privés de leur guide, les humains ne savaient plus différencier la vertu de l’erreur.

Tous les actes de l'Homme peuvent être fondamentalement qualifiés de « bons », sans pour autant recevoir le qualificatif de « vertueux »

En effet, si les intentions humaines sont nobles par essence, ce que l'Homme en fait, de par ses excès dans sa manière de les accomplir, ne les rends pas vertueux pour autant.
C'est donc la conséquence et le résultat des actes de l'Homme qui interdit la qualification vertueuse.

Ainsi, si tout comme Dieu le lui a demandé, l'Homme travaille pour assouvir ses besoins primaires, il ne le fera pas pour amour d'autrui, pour un désir naturel d'aider son prochain, mais contre une rémunération qui, si elle lui permet de vivre, aura essentiellement pour conséquence immédiate de l'enrichir au dépens d'autrui.

Le matérialisme qui dérive inexorablement du besoin humain de posséder toujours plus a corrompu le devoir de travail.

De même celui qui a besoin d'aide pour une récolte, par exemple, est toujours poussé à offrir le moins d'argent possible afin non seulement de récolter les fruits de son travail et de s'enrichir au détriment de l'autre par la même occasion.

L'Homme ne mange plus et ne boit plus parce qu'il a fait ou soif, mais parce qu'il aime manger et boire, et en tire un plaisir sans nom ainsi qu'une incommensurable satisfaction personnelle.

L'Homme ne vit pas en couple pour procréer mais pour profiter du plaisir de la chaire.

Quand l'Homme juge son prochain, il ne le fait pas parce qu'il souhaite uniquement protéger la Communauté, mais parce qu'il craint pour ses propres possessions.

Les excès corrompent toutes les intentions vertueuses que l'Homme peut avoir car l'Homme est naturellement faible.
Tenté à tous les instants par la Créature Sans Nom contre laquelle il peine à se défendre, l'Homme pêche par le vice des excès. En un mot, les intentions de l'Homme sont certes vertueuses mais au final, l'Homme pêche par son inaptitude à se défendre contre les tentations séductrices de la Créature sans Nom.


En conclusion, il apparaît que l'Homme, s'il n'était pas constamment dépravé par les tentations de la Créature sans Nom, pourrait être naturellement vertueux.
Or les tentations sont trop grandes pour lui, et toute bonne intention se trouve irrémédiablement corrompue.
Peut-on cependant en conclure que l'Homme est naturellement un pêcheur? Rien n'est moins sûr.

Il importe essentiellement de se demander si ce qui compte est le résultat d'une action, ou l'intention à l'origine de celle-ci.

Mais ce qui est réellement important, ce qui compte vraiment, c'est qu'il appartient à notre Eglise de guider la Communauté des Hommes vers la voie de la Vertu, de le soutenir à chaque pas, et surtout lorsqu'il trébuche.
La voie de Dieu par la bouche de l'Eglise se doit d'être plus forte que celle de la Créature sans nom afin de la couvrir.

Mais c'est finalement à l'Homme de faire les efforts nécessaires pour repousser de manière définitive les assauts de la Bête sans Nom afin que celle-ci se lasse et laisse l'Homme s'épanouir sans y mettre d'obstacle.

Ce mémoire est en soi inachevé car il n'apporte pas de réponse à la question initiale. Je continuerai à l'étoffer au cours de ma vie, au fur et à mesure que mon expérience personnelle des Hommes s'enrichira.
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