{JEU ONLINE} ARCHIVES DE L'ABBAYE SAINT-ARNVALD DE NOIRLAC, MERE DE L'ORDRE CISTERCIEN

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 Quand le vent souffle arrive un ami.

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Titca
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MessageSujet: Quand le vent souffle arrive un ami.   Ven 23 Oct - 18:37

Cellule de Titca - vendredi 23 octobre 06h14

Le jour se lève sur l'abbaye Saint-Arnvald de Noirlac et comme tous les jours, l'abbaye resservait bien des surprisses à ses habitants. C'était en quelques sortes les joies de NoirLac ou simplement une façon de vivre, de toutes façons inutiles de chercher à fuir les ennuies ou la douleur vous retrouvera ou que vous soyez caché. C'est pourquoi Titca assise devant le parchemin ne cherchait plus à fuir ou à lutter contre son destin. Au contraire elle lisait un document ou en fin de parchemin trônait un sceau celui du des monastères de Champagnes pour précisément de Troyes en Champagne, relisant encore une fois la lettre pour être certaine de ne pas avoir rêvé, la jeune femme blanchie, les larmes aux bords des yeux.

Citation :

Bonjour mon enfant,

Nous sommes au regrets de nous annoncer que la soeur Nelly Matalas à rejoints le Très-Haut en ce vingts-troisième jours du dixième mois de l'an de grâce mil quatre-cent cinquante-sept. Elle a rejoint notre monastère, où elle est décédée il y a quelques jours des suites d'une sombre histoire de moulin, la pauvre femme c'est retrouvé accrocher aux ailes, le grand vent qui souffle actuellement en Champagne la tuée, elle n'a pas du souffrir vous savez tout comme moi sa passion pour les sensations fortes ; elle qui rêvait de mourir en volant le Tout-Puissant là entendu ! L'enterrement aura lieu dès que nous aurons retrouvé tous les morceaux de son corps.

Mon enfant, veuillez acceptez toutes mes condoléances, quelle veille sur nous, aux côtés du Très-Haut.

Père Letiroire,
Abbé du monastère de champagne.




Le pigeon sur le bord de la fenêtre semblait la nargué, alors que de son côté elle tenait tant bien que mal de ne pas sangloter. Quelle morte idiote ! Nelly était le genre qui vous courait après dans une cuisine pour vous donner des coups de casserole, ou encore qui invitait des hommes tard le soir dans votre chambre pour ... manger des fruits secs ? ! Bref cette femme était une sorcière à tous les niveaux, mais restait la seule personne qui avait ouvert la porte de sa maison à Typhanie âgée de six ou sept ans à l'époque. Dans un élan de colère ou de douleur peut importe, elle sortie de sa cellule en claquant la porte et courant vers les jardins, de l'air ! Il lui fallait de l'air frais et du calme, loin très loin du regard de ce pigeon moqueur !

Jardin de Noirlac- vendredi 23 octobre 06h54


L'air, enfin ! Le calme, seule avec le vent et les oiseaux, quelques écureuils peut-être et le vide. Trouvant place sur l'un des petits murs entouraient le jardin, Tit soupira et repensa à cette lettre... La mort n'était pas quelques choses que la jeune femme appréciait ou considérait comme normale. C'est lors d'un été comme les autres que ses parents trouvèrent la mort, elle s'en souvenait encore leurs amis étaient derrière la porte et Titca pas plus haute que trois pommes les avaient fait entrer tout naturellement, c'est alors que la nouvelle était tombée... Morts, tous les deux... Quelques jours plus tard une charrette devait la conduire chez son oncle Koran en Artois, mais les voyageurs ne tenu pas leurs promesses et elle se trouvera seule en Champagne.

De portes en portes, de rue en rue elle rencontra Nelly qui accepta de la nourrir en échange de divers petit travaux dans sa ferme. Traite les vaches, nourrir les cochons, prendre soin du blé et des chats, Titca savait tout faire ce qui lui sauva la vie un bon moment. Etant trop petite c'est seulement quelques années plus tard que les hommes arrivèrent dans sa vie, pour manger mieux quelle disait, pour acheter des vêtements pour ceci pour cela, les excuses me manquait pas et si elle refusait, Nelly la frappait. Elle a fuit Troyes peu après l'arrivée de la neige et rencontrer Farnor sa vie avait changé et prenait un bon tournant.


Mouarf... Pauvre femme, une catin ouais !

Soupirant, Tit ferma les yeux un instant et chercha les bons mots, pas vraiment catin enfin si... Mais elle était plus que cela, disons que cette femme n'avait jamais eu d'enfant et que sa façon de faire était proche du n'importe quoi. Laissant une larme coulées le long de sa joue, elle secoua la tête et caressa du bout des doigts le parchemin. Bientôt elle ira en Champagne chercher ses affaires et peut-être même étudier un moment, enfin bientôt ? Dans quelques annés rien n'était urgent après tout, peut-être même qu'hector accepterait d'y allez pour elle.

Vieille pie !
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Thibalt
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Ven 23 Oct - 19:15

Vendredi 23 octobre : Vers 7h00.

A nouveau dire au revoir avant de repartir. Il y avait vraiment quelque chose de frustrant dans cette façon de faire qui était pourtant devenue monnaie courante entre Typhanie et Thibalt. L’Aragonais appréciait la demoiselle, c’était d’ailleurs une des amies les plus chères à son cœur mais il avait aussi tout à fait conscience qu’elle avait énormément de responsabilité et qu’elle ne pouvait pas toujours être disponible pour lui. De son côté, l’Abbaye de Noirlac était un endroit qu’il avait longtemps apprécié mais qui malheureusement n’avait jamais été son lieu de travail sur du long terme. Il y avait passé son Noviciat et il en gardait de bons souvenirs, mais jamais il ne prit la peine d’aller plus loin dans ses démarches. Peut-être par manque d’envie ? C’était probable.

Quoi qu’il puisse en être, l’Aragonais devait partir de l’Abbaye après avoir passé une nuit dans une auberge. Il avait assisté au baptême qu’avait célébré son amie, d’ailleurs elle avait été parfaite et lui avait fait savoir. Ce travail était fait pour elle, c’était indéniable. Arrivant à la grande porte de Noirlac, on lui indiqua la cellule de Typhanie qu’il connaissait déjà pour avoir été le lieu de son accouchement et une sœur lui apprit qu’elle était partie en direction du jardin, visiblement agacé. Sans attendre, et un peu intrigué du fait que la demoiselle puisse être en colère, Thibalt se mit aussitôt en route vers les jardins de l’Abbaye.

Assise contre un muret, l’Aragonais aperçut son amie et s’approcha d’elle avec un grand sourire quand il l’entendit dire :


Vieille pie !


Haussant un sourcil, un peu surpris, il continua à s’approcher d’elle sans faire trop de bruits pour ne pas la déranger. Elle ne semblait pas aller bien, et elle avait les yeux absorbés dans un parchemin qui devait sûrement être la cause de cette petite insulte qu’elle ne prononçait que très peu souvent. Continuant à s’approcher, il s’accroupit en face d’elle avec un sourire aux lèvres


« Bonjour toi. »


Alors qu’il voulait tenter de calmer un peu son chagrin, et oubliant le fait qu’il doive prendre la route très bientôt, l’Aragonais aperçut une petite larme qui roulait le long de la joue de la demoiselle. Un peu surpris de la voir ainsi, il se déplaça et se mit à côté d’elle, dos au muret. La regardant d’un air compatissant, il dit :


« Hé bien ? Qu’est-ce qui t’arrives ? Y’a un soucis ma grande ? »


Forcement qu’il y avait un soucis. Mais il voulait qu’elle lui confie, tout simplement.
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Titca
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Ven 23 Oct - 20:09

Une voix celle d'un homme, enfin celle de Thibalt même la fit sursauter de peur et soudainement toutes ses pensées s'envolèrent avec le vent d'automne qui accompagnait ce début de journée. Ses yeux bleu se posèrent sur son ami alors que celui-ci était accroupie devant-elle comme un père prenant soin de sa fille, amusant de la part de Thiblat ! Séchant ses larmes elle suivit du regard le diacre qui prit place à ses coter. Un souci ? Pas vraiment un soulagement ou un sentiment de page tournée, peut-être aussi un brin de tristesse, car malgré tout si Typhanie de Divonne était encore vivante c'était bien grâce à Nelly. Regardant le parchemin, Tit haussa les épaules et embrassa la joue de son ami dans un petit sourire de remerciement.

Mmmh, une... amie est morte, l'abbé vient de me prévenir... Je suis partagée entre sourire et pleurer du coup je fait les deux.

Dans le ciel le soleil imposait sa lumière divine, réchauffant ainsi la terre et les âmes qui n'étaient pas encore prêtes a passée ''de l'autre coter'', ou était Nelly ? Le paradis ou l'enfer, elle ne saurais le dire voilà bien des années que les deux femmes ne se parlaient plus, rien à dire au départ, puis pas le temps d'écrire pour finir par trop de choses à dire. Peut-être avait-elle changée ? La lettre parlait d'un moulin et dans ses souvenirs elle n'avait qu'une taverne et pas de moulin.

Quand je suis née, mes parents étaient toujours très proches... A leurs morts le parrain de ma marraine nous a annoncé sa mort à ma soeur et moi... Ma soeur trop petite a été confiée à une famille bretonne notre nourrice enfaîte qui retournait au pays. Moi c'était plus compliqué j'étais grande et mon oncle Koran voyait pour moi un avenir plus ambitieux que de devenir une simple paysanne... J'aurais dû le retrouver en Artois ou mon père et lui ont grandi... Mais il y a quelques soucis de parcourt et au lieu d'être noble dans un grand château pour le voulait Koran, je me suis retrouvé dans les armées du domaine Royal et surtout chez Nelly... Bref elle est morte... assez étrangement.

Sa voix d'habitude joyeuse et amusée, n'était qu'un souffle fin troublée d'une annonce aussi inattendu, certes la vieille Nelly devait bien mourir un jour ! Mais pour Tit ce n'était pas à elle d'être prévenu, mais son époux ou ses enfants ou ses amis... L'abbé en avait décidé autrement et voilà qu'un souci supplémentaire arrivait dans sa vie. Mouarf il ne devait pas y avoir beaucoup comme héritage, un vieux lit, deux ou trois meubles et quelques vêtements troué et usé, peut-être pourrait-elle faire don de tout cela à un orphelinat ? Ou au duché ? Aux vagabonds ou à l'église de Troyes ?

Regardant Thiblat elle soupira en sachant parfaitement que celui-ci allait encore une fois quitter Noirlac.


Tu pars ? Moi qui espérait arrivé à te retenir et faire de toi un de mes novices, ou encore simplement un frère... M'accorde tu quelques heures ? Le temps de profiter un peu de ta présence... J'ai toutes la matinée pour moi.

Une lueur de joie à l'idée de papoter avec lui traversa son regard, alors que ses yeux le suppliait de rester encore un peu, il était tellement rare de voir le diacre et encore plus rare d'avoir le temps de bavarder avec lui. Il était comme un étalon sauvage, jamais la ou on l'attendait ... Libre comme le vent et doter d'une franchisse à toute épreuve !
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Thibalt
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Ven 23 Oct - 20:57

Une amie morte… C’était étrange. Avant de prendre la route vers l’Abbaye, et comme il avait eu quelques difficultés pour s’endormir, Thibalt avait fait parvenir un courrier à une amie qu’il pensait en danger de mort, ce qui était finalement le cas. Il ne voulait pas la voir mourir, mais cette coïncidence l’avait un peu surpris. Néanmoins, il savait que si cette demoiselle mourait, il pleurerait sans aucun doute plus qu’il ne sourirait. Il ne fallait pas qu’elle meurt. Chassant finalement ces mauvaises pensées, il écouta les confessions que Typhanie lui faisait sur son passé.

En l’écoutant, son visage se fit un peu plus tendre et compatissant. Elle n’avait pas eu une enfance très facile, contrairement à ce que l’Aragonais avait bien pu penser jusque là. La vie ne l’avait pas épargné, et c’était sûrement ça qui faisait le caractère très entier de la demoiselle. La voix de son amie était moins joyeuse qu’à l’habitude, et c’était à ça d’ailleurs que Thibalt savait qu’elle n’expliquait pas les choses froidement et que cela restait un souvenir important dans sa vie. Une sorte de cicatrice qui ne se serait jamais vraiment refermée.

Comme il ne savait pas vraiment quoi dire après qu’elle se soit confiée de la sorte, il se contenta de se rapprocher un petit peu d’elle comme pour lui dire qu’il était là en cas de besoin, léger sourire aux lèvres sans pour autant être trop joyeux et donc, face à une personne un peu malheureuse, indécent et irrespectueux. Exposer un quelconque bonheur n’était pas toujours bienvenu, et l’Aragonais en avait bien conscience. Alors qu’il ne pensait plus à cela, Typhanie lui rappela qu’il allait sûrement partir de Noirlac. Ne pas revenir tout de suite, c’était certain. Sa place, il ne l’avait pas trouvé ici. Il ne l’avait pas trouvé ailleurs, aussi. Il fallait bien qu’il tente de se la faire, peut être même bec et ongles, mais pour l’instant son esprit vagabondait trop pour qu’il puisse envisager de se sédentariser. Néanmoins, le temps ne le pressait pas et d’une voix enthousiaste il dit :


« Je ne vois aucun inconvénient à rester, personnellement. Personne ne m’attend à la maison, ces temps-ci. Pour ce qui est de rester à Noirlac… Je ne sais pas, je dois réfléchir… Tu m’connais !»


Dans le regard de la demoiselle, il avait bien vu cet air suppliant qui lui avait arraché un sourire amusé. Puis, comme il venait de convenir avec elle qu’il resterait au moins toute la matinée, il se mit un peu plus à l’aise contre le muret et commença à repenser au début de leur conversation. La mort des proches, et cette sensation de vouloir pleurer et sourire en même temps… Il ne put s’empêcher de s’imaginer à nouveau cette scène durant laquelle il mettait fin à la vie d’un ancien ami en Aragon. Un homme devenu fou, malheureusement et qui ne vivait désormais plus que dans la haine de l’autre… Ne sachant pas vraiment s’il devait ou non lui confier tout cela, Thibalt adressa un regard un peu prudent à Typhanie.

« Hmm… Ecoutes… Ne sois pas choquée par ce que je vais te raconter, s’il te plait…. Ca remonte à longtemps, maintenant… Et je n’en ai jamais parlé à personne… »


Ses mains devinrent un peu moites, à cause de la crainte de la réaction à venir de son amie. Il ne voulait pas lui faire peur ni la décevoir, mais il y avait parfois des secrets trop lourd à porter.


« Je ne sais pas si je t’ai raconté mon histoire avant de venir en France… Mais en fait, ce qui a amorcé mon départ, c’est une attaque des Maures sur Valence, la ville où je vivais. Ils ont tués, pillés, violés, enlevés des femmes et des enfants. Bref, une très mauvaise nuit, j’y ai d’ailleurs gagné une cicatrice à la hanche dont tu dois sûrement ignorer l’existence. Quoi qu’il en soit, après cette attaque, il m’a fallu quelques mois avant de pouvoir me rétablir réellement et certaines personnes, trop marquées par ces événements injustes de la vie, sont devenues folles. Parmi ces personnes, il y avait un de mes voisins et ami nommé Cervantes. Quand je suis revenu chez moi après avoir un peu guéri, les gens m’ont raconté qu’il était plus ou moins soupçonné d’avoir assassiné quatre personnes en une semaine. Le Sans-Nom avait pris possession de son corps. Un jour, une amie nommée Lucia vint me rendre visite. En sortant de chez moi, alors que j’allais refermer la porte derrière elle, j’entendis ses hurlements. Bien que boitant, j’ai pris mon épée, celle que je porte toujours d’ailleurs, et je me suis battu avec Cervantes. Nous nous sommes battus, et finalement je l’ai tué… Je t’épargne les détails. »


Repensant à cette scène morbide où, après l’avoir abattu, il lui plantait sa lame dans la gorge, Thibalt ravala sa salive et reprit d’une petite voix.


« Cette personne était importante pour moi, tout simplement parce que je le recevais souvent à la maison. J’avais l’impression d’avoir rendu justice et protéger une amie, mais en même temps je voyais ce que le Sans-Nom pouvait faire à l’esprit d’un homme malheureux. J’avais perdu un ami, et à la fois je souriais car j’avais le sentiment qu’il était mieux là où il était, et en même temps je pleurais car j’avais perdu cet ami avec qui je riais si souvent … C’est ça qui m’a donné l’envie de faire des études d’Aristologie… Je voulais pouvoir guérir les âmes… Et c’est aussi la mort de cet ami qui m’a poussé à partir d’Aragon pour me rendre en France, où il faisait apparemment plus bon vivre. »

Ne sachant plus quoi dire, Thibalt adressa un regard un peu peiné de devoir raconter tout ça à la demoiselle et il ajouta simplement :


« Tu sais tout… J’avais besoin d’en parler un peu… J'espère que je ne te dégoute pas... Enfin... »


Au fond de lui, et même s'il ne le disait pas, il aurait compris que Typhanie puisse insulter Thibalt d'assassin. Il avait tué, il s'était repenti pour ça mais rien ne voulait dire qu'il serait pour autant pardonné par le Très-Haut. Quoi qu'il en soit, il s'en voulait et s'en voudrait toujours toute sa vie pour avoir un jour arraché une vie humaine et ce malgré le fait que tous ses voisins, le lendemain, le félicitait pour ce service rendu...
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Titca
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Sam 24 Oct - 0:03

Titca le regarda, Thiblat était spéciale pour elle comme tous ses amis en général, tous avaient un petit quelques choses qui les rendaient unique à ses yeux, tous avait un petit quelque chose qui lui rendait l'espoir et le sourire, tous bien sûr à diffèrent palier plus ou moins fort. Il lui annonça avoir le temps et que personne ne l'attendait dans sa demeure ! Une bonne chose pour elle qui pourrait profiter de bavarder avec lui sans se soucier du temps qu'ils leurs restaient à être ensemble, car sa présence était toujours enrichissante et leurs conversations bien souvent intéressante, un petit moment entre amis hors du temps et de l'abbaye, loin des charges et des devoirs, loin des soucis et de la famille, seulement deux grands rêveurs qui à leur façons partageaient un moment de dialogue.

Chouette ! Merci ...

Du coup la jeune femme s'appuya sur l'épaule du diacre pour s'asseoir sur le petit mur et être un peu plus confortablement installée, une fois choses faites, elle retira quelques parties de sa tenue et reste en robe simplement déposant les autres morceau de tissu à coter en petit tas mal rangé.

Thiblat, tu sais comme moi que tu tiens à Noirlac, le problème c'est que tu as peur de quelques choses, moi aussi j'avais peur, mais croit moi... A Noirlac personne n'est jamais seul, pas vraiment du moins. Il y a des amitiés, des amours et des emmerdes... Écoute je suis nouvellement maitresse des novices et je parie qu'on peu trouvé une place pour toi et même ! Au moins tu pourras venir nous voir et être dans l'ordre. Franchement mon ami penses-y ! Avec toutes les fois ou tu es ici et tout ce que tu sais... Tu auras toujours une place à Noirlac et si tu penses à Horvy, t'en occupe pas. On ne peut pas aimer tout le monde hein...

Titca aurait aimé voir Thibalt plus souvent et aussi le voir dans l'ordre tout simplement, elle l'aimait bien et s'entourer d'ami n'était jamais un mal ! Puis soudainement son ami s'assombrit et Titca ne compris pas pourquoi, ouvrant de gros yeux, elle se mit à douter elle-même aurait-elle pousser le bouchon un peu trop loin ? Puis il parla enfin et lui demanda de ne pas le juger ?! En sachant que la jeune femme ne jugeait jamais personnes sauf en cas d'extrême urgence, Titca approuva de la tête et écoute attentive.

Par tous les saints ! Mais c'était horrible comme début d'histoire ! Ainsi lui aussi avait tué ? Titca déglutie et ferma les yeux, elle en avait encore le gout du sang en bouche et l'odeur, frissonnante un peu, la diaconesse posa sa main sur celle de son ami et le regarda un petit air désolé sur le visage. Tué un homme, retirer une vie, oser faire ce geste était un acte barbare et cruelle. Mais parfois il n'y avait pas d'autre choix... Et Typhanie pourtant encore jeune connaissait parfaitement ce moment ou l'âme quittait le corps et que tout prenait fin. Pour Thiblat c'était un ami, apparemment très important un geste donc courageux bien qu'immonde, un geste d'amour et pourtant tellement incompréhensible.


....

C'était à elle de parler là non ? Oui, mais que dire ? Que faire exactement pour lui démontrer que cela n'était pas important au final, pas pour elle du moins. Doucement elle se pencha vers lui et le prit un bref instant dans ses bras, déposant un poutou dans ses cheveux avant de retrouver sa position d'origine. Elle ne savait pas vraiment quoi lui dire, c'était tellement compliqué tellement dur à avouez que... Devait-elle ?


Nelly était une... Paysanne-catin dirons-nous, elle devait beaucoup d'argent au duché et c'est bien connu la chaire ramène une certaine somme non négligeable d'argent. Pendant des années j'étais trop jeune et je remercie le Très-Haut, mais Nelly avait quand même un coeur ou une morale, peu importe... Un jour elle as décidée que j'étais prête à y passer ... Tu devines la suite non ? Souvent j'ai rêvé de la tuer, j'étais dans l'armée j'aurais pu facilement... Je n'ai jamais osé, j'ai fuit lâchement tout simplement ...

La fuite, c'était le plus simple, tout reprendre ailleurs et vivre en paix, loin très loin des hommes et surtout de Nelly.

Mais le passé te rappelle toujours à lui et même si je n'ai jamais revue Nelly, j'ai souffert avec les hommes, mais c'était une autre histoire. Donc quelques années après mon parrain était avec... euh je sais plus ou il était, mais je me souviens que la Champagne m'a demandé d'aller les aider et j'ai revu l'homme qui... avec qui... enfin tu comprends ? Sur-le-champ de bataille je l'ai tué... Il ne m'avait rien fait de spéciale pourtant, mais la haine et la colère... Heureusement maintenant j'ai appris et compris le livre des vertus et les vertus d'ailleurs.

Elle le regarde et rajouta en murmurant.

Cela reste entre nous hein ?
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Thibalt
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Sam 24 Oct - 13:05

Entrer dans l’Ordre Cistercien… A une époque, Thibalt y avait longuement réfléchi. Il avait cru qu’il s’y plairait mais quelque soucis avaient finalement détruit cette conviction passagère. L’Aragonais avait quitté l’Abbaye, sans véritable regret mais avec le sentiment que, peut être, il avait raté sa chance de réussir quelque part. Tant pis… Il n’était jamais trop tard pour remettre cela en question mais, pour ne pas s’engager et ne pas tenir ses engagements, il avait préféré ne rien répondre et parler de son passé.

Etrangement, alors qu’à une époque les deux amis étaient assez distant l’un avec l’autre, Typhanie serra Thibalt contre lui pour le réconforter un peu. Il ne souffrait pas d’avoir à raconter cette histoire, mais il se souviendrait toujours de cet instant où l’âme quittait le corps et durant lequel le regard se faisait vide. Il se souviendrait toujours de la terreur qu’il voyait sur le visage de cet homme qui pourtant en avait tué tant. Il se souviendrait toujours de l’instant même où, la lame tranchant sa gorge, il avait eu l’impression que son ami se libérait pour mourir une seconde fois. Son ami était déjà mort le jour de l’attaque, après cette terreur que chacun vécut. Mort emporté par la folie, ne laissant plus qu’une coquille vide errante emplie de haine de rage. Comme Typhanie reprit sa position de départ et qu’elle ne dit rien, Thibalt ne chercha pas à en rajouter. Finalement, elle semblait dans l’envie de se confier à son tour et il l’écouta avec toute son attention.

Si il y avait bien une personne pour laquelle l’Aragonais n’aurait jamais imaginé une enfance dans des bas-fonds, dans des bordels, c’était Typhanie. Un peu surpris, il continua néanmoins à écouter son histoire sans aucune autre réaction que celle de lui prendre doucement la main pour la lui serrer et lui apporter son soutien. Ceci expliquait ses larmes, sa colère et Thibalt le comprenait tout à fait. Elle a tué, aussi surprenant que cela puisse paraître, une femme aussi douce que Typhanie avait un jour tué dans sa vie. C’était surprenant. Comme lui, le Livre de Vertus avait sauvé leur vie. Il les avait empêché de sombrer dans la folie et la vengeance, la haine de l’autre. Il leur avait appris le pardon. En lui adressant un regard qu’ils échangèrent, elle lui chuchota :


Cela reste entre nous hein ?


Lui adressant un sourire, comme une évidence, il répondit avec une petite voix :


« Bien entendu… Tu as ma parole. Je te fais confiance pour ne pas en parler aussi de ton côté… Tu es la seule à savoir tout ça... »


Restant épaule contre épaule, Thibalt se tut quelques instants. Il regardait le vide, la nature calme qu’il aimait tant admirer durant l’automne. Lorsque tout commençait à flétrir et que le froid se faisait doucement une place dans la météo quotidienne. Pensant à cela, il frissonna légèrement lorsqu’un coup de vent glacé vint lui caresser le cou.


« Il fait pas chaud par ici, quand même ! A Valence, les hivers étaient moins rudes »
dit-il, presque en réflexion à lui-même. En Aragon, il faisait froid. Mais on y vivait bien quand même… Comme partout, il y avait des vagabonds mais on ne risquait malgré tout pas de les retrouver mort de froid au petit matin. C’était le Royaume de France, rien n’était pareil même si tout l’était… Les morts dans les rues le petit matin de décembre ne choquaient sûrement plus personne…
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Titca
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Sam 24 Oct - 22:42

Les deux amis ne parlèrent pas beaucoup pendant les quelques minutes qui suivirent ses aveux étranges, il fallait avouer que la jeune femme n'avait plus rien à dire à se sujet compliquer, son passé était passé et très rare pouvant se vanter ouvertement de tout connaitre de sa vie. De son caractère, de sa façon d'être ou encore de ses rêves, mais de son passé ? ! Son époux devait être le seul à connaitre les moindres détails d'une vie trop remplit. Haussant les épaules Titca regarda les feuilles voler avec le vent et sourit, ses pensées étaient ailleurs et son regard se fit plus mélancolique que jamais.

Soudainement, Thiblat la sortie de ses pensées en ronchonnant sur le temps ? Éclatant de rire, elle lui donna sa cape qui traînait sur le mur et haussa les épaules sans savoir quoi répondre vraiment, elle aimait bien avoir froid ! Cela lui rapelait généralement de bon souvenir. Comme ce jour peu avant Noël Titca et son parrain arpentait les rues de Cosne ou tout deux vivaient assez simplement, ce jour-là tous les villageois avaient les bras chargés de lourd cadeaux pour leur famille ou amis. Tit elle n'avait rien pour son protecteur, déterminer à offrir quelques choses à cet homme, une fois celui-ci endormit elle était sortie en douce pour trainer dans les rues à la recherche d'un objet hors du commun à bas prix... Et le jour de Saint-Nöel Titca avait offert à son parrain une bouteille de très vieux vins, une bouteille vide bien entendu retrouver dans une poubelle au coin de la rue.


Je ne trouve pas, l'automne passé j'étais en Savoie... Lé il fait froid ! Et la neige ne quitte jamais le sommet des montagnes ! Gla gla gla, elle semble te narguer en plus ! Tit prit une grosse voix qui devait représenter celle qu'aurait eu la dite montagnes. Regarde moi, regarde moi je suis là et tu as froid !

Regardant l'homme le plus sérieusement de monde elle pouffa joyeusement de rire et lui tira la langue dans un élan de gaminerie incontrôlée. Puis retrouvant doucement son sérieux, elle se décida enfin à le passé au feu et lui tirer quelques informations sur sa vie privée. Après tout leurs rencontre venait d'une histoire d'amour compliquer que l'homme tenait de résoudre et Tit aimait bien mettre son nez dans les histoires des autres, gros très gros défauts !

Et alors raconte ! Comment elle va la femme de Sancerre ? Et ton fils ? Et ton boulot de Diacre ? Et le Berry en général tien, la vie te plait ou c'est la galère ?

Pour elle et sa famille, la vie en Berry avait été l'enfer sur terre, elle n'appréciait pas cette ambiance bien que certaines personnes étaient réellement adorable, d'autre devait être les fils et les filles de la créature sans nom. Du coup la petite troupe étaient très rapidement parties retrouvée le calme de la Guyenne et la protection de Bardieu. Et depuis tout semblait normal, ou disons pas pire qu'avant, quelques soucis de parcourt, mais quand ont étaient un groupe de onze personnes, les soucis étaient une habitude à prendre.

Je veux tout savoir hein... mon apparition !

Typhanie lui fit un clin d'oeil, petit rappel du jour ou Thibalt lui était apparut près de la ferme abbatiale.
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Thibalt
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Dim 25 Oct - 13:10

Acceptant gentiment et sans aucun complexe la cape que lui proposait Typhanie, Thibalt lui adressa un sourire. Il pensait à la Savoie qu’il n’avait pour l’instant jamais vu. Lui, il n’avait traversé que les Pyrénées, et sûrement pas en hiver. Mais paraissait-il qu’il faisait froid… Les montagnes, il ne les avait jamais vraiment apprécié. On y vivait mal et les gens qui s’y trouvaient étaient généralement reclus entre eux pendant tout l’hiver avec comme seule occupation celle de compter la nourriture qu’il restait dans la réserve pour survivre jusqu’au printemps. Ce n’était pas une vie pour lui…

Sa petite imitation de la montagne provoqua un éclat de rire entre eux. C’était rare de voir Typhanie d’humeur aussi joyeuse et comique. Généralement, elle cherchait à rester sérieuse en toute circonstance mais l’Aragonais ne boudait pas le plaisir de la voir un peu plus joyeuse, un peu plus accessible que cette femme qui l’avait accueilli à une certaine époque aux portes de l’Abbaye.


« Moi j’te dis… J’ai jamais vu la neige dans les montagnes. Enfin si, on la voit sur les sommets, mais j’en ai jamais eu jusqu’au dessus du genoux, en fait. Peut-être qu’un jour… »


Il lui sourit tandis qu’elle reprenait son sérieux. Alors qu’il regardait dans le vide, simplement profitant de la présence de son amie, Typhanie lui posa des dizaines de questions à toute vitesse. Il haussa un sourcil en la regardant, un peu surpris de la savoir aussi curieuse et il pouffa un peu de rire.


« Hé bien ! Reprends ton souffle ! »


Les questions qu’elle lui avait posée n’étaient pas véritablement dérangeantes, d’autant plus que l’Aragonais n’était pas un homme avec beaucoup de complexes. Ce qui le gênait un peu plus, c’était de devoir exposer les problèmes qu’il avait ces jours-ci. Les histoires de cœurs, sa nièce qui était loin avec son fils et son travail de Diacre qu’il n’assumait plus réellement, pour ne pas dire plus du tout. Bref, la vie quotidienne n’était pas véritablement un cadeau, d’autant plus que Typhanie ne semblait pas vraiment à jour dans les affaires amoureuses de Thibalt qui, il fallait bien l’avouer, étaient terriblement compliquées.

Je veux tout savoir hein... mon apparition !


Lui adressant un sourire amusé, il lui répondit :


« Ah ? J’ai le droit à un surnom maintenant ? Super ! »

Le fait qu’elle lui donne ce petit surnom l’avait touché, et ce même si c’était peut-être pour plaisanter plus qu’autre chose. Repensant aux questions qu’elle lui avait posé, Thibalt tenta de faire le tri dans tout ce qu’il voulait dire et ne pas dire. Les problèmes et tout ça, il ne voulait pas aborder trop le sujet. Ca n’était pas raisonnable avec une femme qui venait d’apprendre la mort d’une personne proche et ce même si elle ne l’appréciait pas énormément.

« Bref… pour répondre à ta question. Avec la femme de Sancerre, ça fait longtemps que ça n’avance plus véritablement. En fait, ça n’avance pas du tout. On s’est plus ou moins disputés, et disons que parfois on a de grosses disputes, principalement parce que j’ai un sale caractère mais elle me facilite pas la tache quoi… Mon fils va bien, il est actuellement avec ma nièce à l’abri. J’ai quelques nouvelles de temps en temps, mais je dois bien avouer que ce brigand m’manque un peu… Le boulot, c’est l’boulot hein… Et le Berry, la galère… Mais tu dois déjà être au courant… »


Regardant tout autour de lui, l’Aragonais se rendait compte que l’Abbaye de Noirlac était à l’abri de tout. Même de la guerre, même de la paix. Rien ne changeait par ici, si ce n’est le nombre de personnes qui venaient demander asile aux hommes et femmes de Dieu.


« Rien n’change par ici, hein ? »


Adressant un regard à Typhanie, son ami sourit légèrement. Rien ne changeait à Noirlac, et c’était peut être ça qui faisait qu’on pouvait y trouver sa place sans avoir de soucis. Ca n’était pas de la politique avec des trahisons et des cachotteries. Simplement un rassemblement d’hommes et de femmes qui n’avaient qu’un seul et même objectif : l’Amour.
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Titca
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Mar 27 Oct - 13:51

Fouillant dans son sac, la jeune femme sortie une bouteille de Chouchen encore toute neuve et l'ouvrit discrètement, boire entre les murs de l'abbaye était généralement pas sa façon de travailler correctement, mais aujourd'hui elle voulait fêter cela, Thiblat et elle tranquillement dehors pour la trois ou quatrième fois ! A croire que leur lieu de rencontre préfère était l'extérieur de l'abbaye et la nature en général d'ailleurs. Après avoir bu une petite gorgée, car il fallait boire avec modération ! Elle donna la bouteille au diacre et regarda deux oiseaux occupée à se battre pour un vers de terre, amusée, souriante, mais surtout très heureuse. Alors, il prit la parole et déclara de jamais avoir eu de la neige à la hauteur des genoux, vraiment ? Pourtant, Titca adorait cela, certes l'on avait froid et parfois les vêtements étaient tellement trempé que même la cheminée avait bien du mal à les sécher.

J'adore cela ! La neige ou la mer... La neige pour les batailles de boules et les anges que l'on dessine dedans avec les enfants ! Et la mer, j'adore marcher dans le sable et courir dans l'eau, affrontée les vagues et profité du soleil sur la peau... Et puis les enfants cherchent des crabes ou des poissons et après si par chance ils ont en attrapés, on les mange au coin du feu... Non vraiment ! Je crois que tout le monde devrait partir en voyage au moins deux fois par ans ! Une fois à la neige et une fois à la mer !

La jeune femme était différente avec sa famille que dans l'abbaye, plutôt souriante elle s'amusait à faire la folle, jamais vraiment sérieuse ou très rarement et c'était peut-être la meilleure façon à ses yeux de profiter de ses deux mondes si différents. Regardant Thiblat elle tenta de l'imaginer en train de jouer avec son fils à l'un ou l'autre des jeux d'enfants et remarqua qu'elle n'y arrivait pas...

Hein ? Oh oui oui, c'était en souvenir de la ferme... enfin bref, peut importe j'aime les surnoms en général tu sais !

Il était bien plus sympa de dire, Mamour à son époux, doudou à son ami, apparitions pour rire ou encore Super Recteur pour Babar, bref les surnoms elle adorait cela et ne s'en cachait pas ainsi Sakura était la puce, Kro devenait un doudou, Bushiro et Nainainus des anges et ainsi de suite, c'était sans fin même sa soeur avait eu le droit au surnom très affectueux de sac à pomme de terre ou encore veille sorcière. Chez Tit avoir un surnom était sans nul doute la pauvre que la jeune femme tenait à vous et aimaient votre présence auprès de sa personne.

Arf... oui je comprends pour ton fils ce n'est pas très drôle heureuse de mon coter ma famille s'occupe de mes enfants, mon époux ou ma soeur et sinon Hector un ami d'enfance arriva pour nous sauver ! Pour le Berry oui j'ai entendu des rumeurs ici et là, bof tu vois quoi hein... Moi la guerre et tout... j'évite comme je peux !


Elle la fuyait même, les morts, les enterrements et tout et tout, Beurk ! Vraiment pas son truc du tout ! Regardant Tiblalt elle haussa les épaules, ici ? Ou à Noirlac tout changeaient sauf l'amour du lieu.

heu... ben ici c'est ou pour toi ? Noirlac, les choses changent si, mais en douceur et souvent on ne le remarque pas, cet endroit et ...comment dire ? La paix de l'âme... il permet d'être protégé, aimer et apprécier tout en étant parfois un peu trop remuant pour moi. A noirlac tu peux devenir qui tu veux, femme active, ou belle endormit au final cela ne change rien... On t'aime quand même.

Oui c'était cela Noirlac, une maison, un avenir, un ordre et des personnes qui tentaient de se comprendre et d'être aimé des leurs, ou du Très-Haut.
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Thibalt
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Mer 28 Oct - 21:20

Hé bien ! En voilà une femme adorable ! Regardant la bouteille de Chouchen que Typhanie était en train de boire, Thibalt ne put s’empêcher de rire. Décidemment, ce sac était une véritable grotte au trésor ! Lorsqu’elle lui tendit la bouteille, l’Aragonais la prit avec un grand sourire aux lèvres et s’empressa d’en boire une grande gorgée. Après quoi il posa la bouteille entre eux, comme pour s’empêcher de la vider dans la seconde. Une bonne bouteille de temps en temps, c’était quand même vachement bien !

« Dessiner des anges dans la neige, tu dis ? En voilà une drôle d’idée ! Et tu dessines comment un ange, tiens ? Moi j’ai jamais fait ça, et pourtant j’ai bien vingt ans de plus que toi. Vas-y, expliques moi comment on fait. Comme ça quand il neigera, je montrerai à Esteban. »


Adressant un regard à Typhanie, Thibalt sourit légèrement. Il avait réellement envie qu’elle prenne la peine de lui expliquer comment elle pouvait dessiner des anges alors que, lui, ne savait même pas comment on pouvait réellement les dessiner, et encore moins dans la neige. C’était le genre de petites choses qu’il regrettait de ne pas savoir, simplement parce qu’il aurait aimé pouvoir les apprendre aux gens autour de lui et à Esteban en particulier.

Le discours qu’elle tenait sur Noirlac était tout à fait réaliste. L’Aragonais ne disait rien contre cela, d’ailleurs il se contentait de hocher la tête doucement de haut en bas comme un accord dans ce qu’elle disait. Effectivement, les changements se faisaient en douceur et sans que personne ne s’en aperçoive jamais. Parfois, quelqu’un de nouveau entrait dans l’Ordre tandis qu’un autre en sortait. Ces gens-là quittaient rarement les lieux avec une véritable haine contre les gens qui y habitaient. C’était sûrement ça la différence entre la politique et la religion. Les choses se faisaient plus doucement, mais elles se faisaient tout de même et dans un esprit de cohésion qui n’était pas facilement remis en cause. Malgré tout, Thibalt avait connu pendant son travail en tant que Diacre de nombreux soucis d’interprétation du Livre des Vertus avec certaines personnes. D’autres avaient une façon de faire très différente de la sienne, et parfois cela pouvait lui faire un peu mal au cœur. Si seulement les mots n’étaient pas si manipulables, il serait beaucoup plus facile d’interpréter ce livre sacré. Rome elle-même en faisait une interprétation qui pouvait être remise en cause, et tous ceux qui cherchaient à se poser la question en venaient à cette conclusion. Quoi qu’on pouvait en dire, l’Abbaye restait un endroit de paix.


« Je suis parfaitement d’accord… Il fait bon vivre par ici, que ce soit pour les membres permanents de l’Ordre que pour les voyageurs ou les séminaristes. J’y ai passé de bons moments… »


Son regard s’égarant à nouveau sur le visage de Typhanie, il rajouta :


« Et j’y ai fait de belles rencontres, aussi… »


Repensant à cette histoire d’anges, Thibalt sortit du petit sac qu’il portait toujours avec lui une plume, un encrier de bois avec un couvercle de la même matière et un parchemin. En tendant tout cela à son amie, il lui dit d’un air enthousiaste :


« Allez, montres moi comment tu dessines un ange ! Et appliques toi hein, comme ça si j’arrive pas à le refaire je pourrai quand même l’offrir à mon fils, ce dessin. Je suis sûr que ça lui fera plaisir ! »

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Titca
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Mer 28 Oct - 22:37

Jamais il n'avait dessiné d'ange dans la neige ? C'était pourtant assez simple et très drôle comme jeu avec les enfants, d'abord il fallait se laisser tomber dans la neige fraiche, puis bouger les bras de haut en bas quelques fois, certain s'amusait même à bouger les jambes de droit à gauche. Après quoi il fallait se relever avec douceur et soin, puis pour finir faire une jolie auréole au dessin et ainsi l'ange était visible ! Un peu idiot comme jeu, mais les enfants adoraient voir leurs silhouettes en petit ange et le jardin des De Divonne se transformait rapidement en jardin d'anges de toutes tailles.

Oh euh ben...

Titca ce coucha dans le jardin et regarda Thiblat.

Tu bouges les bras, comme cela.

Elle frotta l'herbe de haut en bas, de façon à ce que son ami puis bien voir comment procéder et lui sourit.

Tu peux faire avec les jambes aussi bien entendu ! Mais j'aime moins... Ensuite tu te relèves et tu fais une auréole !

Tit dessina même une auréole invisible et regarda Thiblat, puis regardant le parchemin, elle l'accepta et dessina de son mieux assez rapidement.

Tu vois, quand tu as tout fini... Cela ressemble à cela.

Elle lui donna le dessin.



C'était son père qui lui avait appris à faire de petit ange, elle aimait beaucoup cette façon de s'amuser avec rien et pourtant on s'amusait vraiment ! Là, était tout le charme d'une vie à la campagne loin de la ville et du bruit des charrettes. Petite un rien pouvait l'amuser durant des heures entières, avec un écureuil, de la neige, des pierres ou même simplement un morceau de bois assez dur pour devenir une épée.

Tu ne connais vraiment pas cela ? Je peux t'attendre d'autre jeu, enfin.... je n'en connais pas beaucoup ! Mon papa m'a appris la corde... Tu prends une corde dans chaque main tu la fais tourner par-dessus ta tête, arrivée à tes pieds tu sautes ! Et tu recommences sans tomber ! C'est marrant...

La voici retournée en enfance, le monde ou rien n'est grave et ou tout semble rose, lointain passé vite envolé ! Mais elle ne regrettait rien de tout cela, ni le bon, ni le pire... C'est son passé sa vie.

Aujourd'hui devant son ami, une nouvelle Titca montrai sa face cachée, la femme enfant qui ressent l'envie de toujours jouer et de ne pas grandir. Son ami ne connaissait pas cette partie d'elle, rare sont ceux qui peuvent s'en vanter d'ailleurs, seul ses amis troubadour en fouillant dans ses textes seront décrypter les messages cachés.

Pourquoi agir ainsi ? Dans le monde du travail, une enfant spontané et fraiche ne trouve pas toujours sa place, alors qu'une adulte souriante, polie et dévouer oui. C'est le monde qui la changeait, car tout le monde devait grandir... Et puis elle aimait bien être adulte, même si l'enfance lui manquait tellement parfois.


Alors, tu tentes de faire l'ange Thiblat ? Je suis certaine que tu seras très beau en ange !

Dans un petit rire, elle lui fit un clin d'oeil et tira la langue tout en observant ses réactions ? Elle ne l'avait pas vexé au moins ? Le diacre était son ami avant tout et elle était heureuse de pouvoir lui apprendre certaines choses ! Comme quoi parfois les liens entre les vieux et les jeunes pouvaient être très utiles.
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Thibalt
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Jeu 29 Oct - 22:34

Le cours de dessin d’ange amusa énormément Thibalt qui se retint même de rire lorsqu’il vit Typhanie appliquer ce qu’elle tentait de lui expliquer. Elle était dos dans l’herbe, bougeait les bras tout en donnant des explications. Si un frère arrivait à ce moment-là, voilà qui aurait fait de nombreuses histoires dans l’Abbaye. Une demoiselle aussi sérieuse que Typhanie qui se roulait pratiquement dans l’herbe sous les yeux d’un de ses amis tandis que, lui, cachait une bouteille de Chouchen. Après ce petit cours pratique, elle lui dessina ce à quoi ça devait ressembler et l’Aragonais haussa un sourcil, un peu surpris par le résultat. Un instant, il adressa un regard à Typhanie pour savoir si elle était ou non fière de ce qu’elle venait de faire car, de son côté, il était convaincu que ça n’était pas du grand art. Ca ressemblait à quelque chose, mais finalement c’était quand même un peu étrange tout ça…

Visiblement, l’enfance que Typhanie avait eu n’était pas la même que celle de Thibalt. Lui, il jouait avec les enfants des autres bourgeois de la ville de Saragosse. Ils jouaient à des jeux de garçons. Ils se prenaient pour des soldats invincibles et la ville était leur champ de bataille. Sauter au dessus d’une corde ? En voilà une drôle d’idée…

« Hé bien écoutes… Moi j’veux bien que tu me montres ça aussi, mais j’doute que tu ais une corde dans ton sac magique… »


Comme le sujet semblait avant tout porté sur cette affaire d’ange, Typhanie réclama presque qu’il se roule dans l’herbe comme elle venait de le faire. C’était une idée qui, tout d’abord, gêna un peu l’Aragonais puis qui l’amusa comme un enfant. Il se leva, et d’un air un peu indigné de lui-même, chuchota « Puisqu’il faut y’aller, faut y’aller ! » avant de s’allonger dos contre l’herbe.


« Bon alors… Je bouge les bras, et j’bouge les jambes seulement si je veux… »


Rougissant à vue d’œil, l’Aragonais commença à bouger les bras tandis qu’il adressait des regards à Typhanie pour guetter sa réaction. Après quoi il se releva et fit mine de dessiner une auréole au dessus de l’endroit où il avait posé sa tête. Les mains sur les hanches, il dit :

« Qu’en penses-tu, toi ? J’ai bien fait ça ? »


Guettant les moindres réactions de son amie, Thibalt voulait s’assurer qu’il n’avait pas été trop ridicule. Non pas qu’il se vexerait, mais il n’aimait pas trop faire ce genre de choses, simplement car il y avait chez lui une grande peur de la honte.
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Titca
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Ven 30 Oct - 23:27

Thiblat en action dans la création d'un ange dans la neige sans neige ; la jeune femme était certaine de deux choses : C'était la première fois que Thiblat osait faire l'ange sans honte et plus jamais elle ne reverrait cette vue du diacre en homme fragile et pourtant très doux, il avait un petit truc qui derrière son air de tête de mule le rendait pourtant tellement attachant ; un peu comme Horvy ou Kro, une sorte de faux ours qui aime protéger les femmes. Voyant son ami tracé une auréole, la jeune femme approuva de la tête, les joues rouges à force de retenir son rire. Elle savait que se moquer n'était pas très gentil, mais ce n'était pas de lui qu'elle avait envie de rire, simplement de la situation qui était à mourir de rire.

Voui, comme cela... enfin c'est facile hein ! Et les enfants adorent...enfin les miens adorent ! Après, on rentre tout mouillé et on boit une tisane au coin du feu tout en écoutant des histoires.

Étonnamment la jeune femme était très très très famille, elle aimait être dans les bras de son époux en regardant ses enfants jouer tranquillement, elle aimait prendre le temps de s'installer devant leur maison située tout proche du verger de Cahors et croquer une pomme tout en parlant ou en plongeant son nez dans un parchemin intéressant, elle adorait voir ses enfants faire les fous et faire des combats d'épée de bois. Étant mère dès l'âge de ses douze ans, elle n'avait pas vraiment eu une enfance longue, heureuse oui longue absolument pas, aussi pour elle chaque minute en famille était une occasion de jouer ou de taquiner.

Une corde ? Oulas nan ! J'ai mon coffret d'écriture, du Chouchen, du génépi... Quelques parchemins, quelques écrits que je dois déposer dans ma salle à Paris, des notes de cours de Grec et de langue moderne, une pomme sans oublier les clefs des différents lieux ou je dois me rendre souvent. Pas de place pour une corde...

Le sac de Tit était plein de souvenir et de merveille, tout comme sa ceinture ou pendaient toujours des tonnes d'objets très significatifs, ou encore ses doigts et son cou ou les bagues et les colliers avaient prit place depuis bien des années.

C'était le souci quand on était actif à plusieurs endroits, un objet de la Confrérie Troubadour, un objet de Noirlac, quelques souvenirs de X ou Y et au final toutes son histoire était résumée dans quelques objets fais de bois ou de métal, elle ne râlait pas là encore c'était un choix ; Jacou et Tit en avaient parlé assez longuement, ou était la frontière pour avoir le bonheur d'une vie familiale et tout en s'abandonnant à l'église ? A force son époux lui avait laissé gérer sa vie et les frontières étaient arrivées tout naturellement... Donnant à sa famille toutes ses soirées, elle avait prit le reste de la journée pour tout le reste, même si cela voulait dire voyager beaucoup et souvent : Paris, Berry, Guyenne... Le parcourt était maintenant connu et son cheval aurait pu le faire seul sans le moindre souci.


Mon fils va partir...

Pourquoi disait-elle cela ? La douleur de savoir que son aîné quittait le nid sans même avoir grandi ? Enfin du moins à ses yeux, il était bien loin le petit bout d'homme qui courait dans tout le castel en hurlant... Malheureusement.

Un noble lui a proposé une place d'écuyer dans le Comté du Maine... Le Domaine Royal... A croire que ma famille est maudite !

Là ou beaucoup s'en fichait de savoir si un territoire était ou non du Domaine Royal, elle n'appréciait absolument pas voir son ainé quitter le nid pour rejoindre les terres du Roy, soupirant elle regarda Thiblat et ferma les yeux quelques secondes. Elle était trop maman poule et d'ailleurs ne le cachait pas, mais voir un enfant partir nous détruit toujours un peu le coeur. Surtout quand l'enfant était son sang et son âme.

Petit j'ai toujours rêvée de le voir dans la religion, ordonner ou pas... Peu m'importait, même compagnon d'Aristote... Et non, il a décidé de devenir écuyer ... Comment le regarder partir et faire de grands sourires quand je sais que la première guerre le tuera...

Le yeux légèrement rouge, la jeune femme but une petite gorgée de Chouchen et secoua la tête.

Si je le laisse faire, il mourra par ma faute et je serais une mauvaise mère, si je ne laisse pas faire, je suis aussi une mauvaise mère... Elle est ou la limite ? Dois-je mère mauvaise et pleurer sur son cercueil ? Ou mauvaise et le voir vivre chaque jour ? Que ferais-tu toi Thiblat ?
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Nastasie
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Lun 2 Nov - 1:25

Nastasie cherchait désespérement Titca depuis qu'elle avait franchit le seuil de l'Abbaye... la chipie n'était pas dans sa cellule ni dans l'église... la blonde à l'oppulente poitrine désespérait de la trouver...
Et quand la voix de la brunette parvint à ses oreilles, la russe ne fit que suivre les échos. Et quelques instants plus tard se trouva face à sa maîtresse et un homme inconnu le dos dans l'herbe à faire on ne sait trop quoi.

La gouvernante ni une, ni deux, fonça sur la Nolliver née pour lui tirer les oreilles comme lorsqu'elle était petite!


Typhanie de Divonnne!!!tonitrua la bonne femmeTu va m' tâcher ta t'nue et c'est encore moi qui vais d'voir laver ça...L'hebre verdit les vêtements!!! raaaaah

Et voilà que la diaconesse se retrouvais oreille prise sous les doigts de la blonde, grimaçante de douleur et rouge de honte. Lorsque Nastasie la lâcha, la brune pesta entre ses dents, ce qui ne manqua pas d'échapper aux oreilles de la slave, qui repartit de plus belle dans ses jérémiades.

Non mais! Comment qu' tu causes? j' t'ai pas élevé à dire d' vilains mots...Une si jolie bouche s'écorche avec ça!!! Les jeunes d' nos jours... Ah! Nous on savait dire des trucs correctement...tssssss

Son poing serré posé sur sa hanche gauche et l'index droit pointé sous le nez de Titca Nastasie bien campée sur ses petites jambes était bien décidée à ce que sa jeune dame se comporte avec décence et pas se donnant en spectacle dans l'herbe... Avec cette famille elle aurait décidément tout vu!!!


Dernière édition par Nastasie le Lun 2 Nov - 1:46, édité 1 fois
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Titca
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Lun 2 Nov - 1:45

Titca attendait la réponse de son ami, un signe, un geste quelques choses qui pourraient la rassurer. Cette voix qui hurlait son nom ? Oh non, par tous les saints vivant ou mort du monde ! Pas Nasty !Titca cacha la bouteille de Chouchen derrière Thiblat et ferma les yeux pendant son oreille souffrait le martyr, c'est fou ça ! Comme on pouvait être grande, adulte, mère, femme, soeur et pourtant avoir sa gouvernante sur le dos ! Cherchant à sortir de cette emprise diaboliquement maternelle la jeune femme ronchonna dans son col.

Didou Nasty, tu me fais mal ! Et que fais-tu là hein... Aieuuuh ! Mais rend mon ma noreille... Bon sang de bois !

L'oreille fut rendue, non sans reproche ! Titca haussa lever les yeux sur la femme tout en tremblant légèrement, si même Nasty arrivait à Noirlac pour lui faire des reproches, l'abbaye ne lui servait plus de refuge. Frottant son oreille avec énergie afin de faire passée la douleur plus rapidement, la petite fille - car devant Natsy, elle était qu'une petite fille- ce leva et alla embrasser les joues de sa maman de remplacement.

Digarez, mais ... euh, pense à mes pauvres petites jambes si je reste debout toute la journée, je vais avoir mal et pleurer et tu vas devoir me consoler et tout et tout... Tu ne veux pas me voir pleurer hein ma nounou d'amour ?

Elle était lèche botte, voui et alors ! Les moqueurs n'avaient pas une gouvernante comme celle-la ! Elle était adorable et tout et tout et POURTANT une vériable mère que l'on avait envie parfois d'étouffer pendant son sommeil !

Euh...heum Thibalt voici Nastasie.. et Natsy voici le frère Thibalt un ami qui est venu me rendre visite.

Une cachette, pitié une cachette ! Une grande, une belle...ou même une toute petite tien ! Quelques choses quoi. En seul réponse à sa prière, Titca remarqua un écureuil qui observait la scène l'air amusé - si un écureuil pouvait avoir l'air amusé bien entendu- Soupirante et sans hausser prendre encore une fois la parole de peur pour son autre oreille, la jeune femme attendit bien sagement debout droite comme un I.
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Nastasie
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Lun 2 Nov - 11:26

La brunette jouait encore sur sa corde sensible....Titca savait bien qu'elle ne supportait pas de voir ses petits protégés pleurer et encore moins sa chouchoute. Alors bon, même si la dame avait bien grandi et faisait ses choix toute seule, la russe en était fière, c'était certainement sa plus belle réussite. Se laissant embrasser sur les joues, elle nota l'homme présent, le jaugeant du regard.

Une fois que les présentations furent faites et qu'elle s'apprêtait à le saluer...Son regard s'attarda sur la bouteille de chouchen... Hum, son sang ne fit qu'un tour!


Grmblmblmbl! Dites donc vous! C'quoi c'tte bouteille à moitié vide... z'aviez pas l'intention de la saouler hein!!!fallais quand même rester dans la retenue des fois que le personnage soit important.

La Nastasie n'en avait décidément pas fini de ses surprise avec les de Divonne...
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Thibalt
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Lun 2 Nov - 14:57

Hé bien ! En voilà une femme fort autoritaire. En la voyant arriver et attraper Typhanie par l’oreille, Thibalt se remit aussitôt sur ses jambes en époustant ses vêtements tout en cherchant à comprendre. Visiblement, l’une et l’autre se connaissaient très bien, c’est d’ailleurs ce que lui confirma son amie en lui présentant cette fameuse Nastasie.

« Enchanté de vous rencontrer ! »


Se grattant les cheveux pour chasser l’herbe qui s’y était logé, l’Aragonais rougit soudainement en prenant un air penaud lorsqu’elle évoqua cette fameuse bouteille de chouchen à moitié vide. Le pire dans tout ça, c’est que ça n’était absolument pas lui qui avait ramené cette bouteille mais bien Typhanie. Adressant un regard à Titca, Thibalt se donna comme mission d’éviter à la demoiselle plus d’ennuis. Aussi, il prit un air encore plus gêné et dit en bafouillant :

« Enfin… Mais… Euh… Non ! Je ne… J’comptais pas la faire boire, j’vous assure ! »


Adressant un regard faussement hésitant et intimidé à Nastasie, le blond espérait qu’elle se calme ou tout du moins qu’elle reporte sa colère sur lui. Au pire des cas… On lui tirerait les oreilles !
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Titca
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Mar 3 Nov - 23:35

La honte ! Enfin pas vraiment une honte, c'était amusant de voir Nasty à Noirlac, voir même particulièrement sympathique comme situation, Tit aimait bien sa gouvernante, une véritable amie et confidente tout en étant un modèle et une parfaite sorcière. Voyant la bouteille et Thiblat embêter, la jeune femme prit le chouchen et le donna à Nasty en souriant comme un petit ange.

C'était pour toi ! Piouf est arrivée pour me prévenir que ... la soeur portière ta reçue ! Du coup, euh Thibalt sortie une bouteille pour étanchée ta soif ! Donc euh... Yec'hed mat !

Piouf était le pigeon de Titca et son histoire tenait plus ou moins la route, regarda Thiblat bien caché dans le dos de Nasty elle murmura vraiment tout doucement. vingts écus la bouteille de Chouchen livré de Bretagne... elle vas me ruinée. Puis dans un clin d'oeil très complice elle posa son menton sur l'épaule de la petite dame et bailla sans mettre sa main devant la bouche bien entendu.

Alors, pourquoi tu es ici ? Une envie de confession ? Ou un besoin de surveiller ma santé ? Dans les deux cas, bienvenue à l'abbaye de NoirLac. Dit enfaîte tu n'aurais pas une corde ma chérie ? Je voulais montrer à Thiblat comment on saute à la corde... Mais sans corde c'est tout sauf facile !

Regardant le diacre, la jeune femme lui tira la langue et chercha à détendre l'ambiance un brin tendu, mais connaissant ses deux là bientôt ils firont ensemble mains dans la main à s'embrasser.
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Nastasie
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Mer 4 Nov - 13:02

Titca essayait de lui inventer une histoire abracadabrante comme à son habitude... Déja petite fille, elle avait le don de raconter des histoires de la sorte.Nastasie se souvint soudain de la fois, où elle s'était saoulée en chipant une bouteille à Ayay...A ce moment là la petite brune pas plus haute que trois pommes était venue lui raconter en titubant et en hipsant qu'un inconnu rencontré sur le bord du chemin l'avait fait boire un drôle de jus de fruits... Nastasie sourit en coin

Oui et bientôt tu vas m' dire qu' le sire ici va être sacré roi d'Angleterre...

La blonde attrapa la bouteille et en avala une goulée

Oh fait messire pardon d' l'arrivée brusque, j' ne voulais point être aussi...enfin comme ça quoi!!! Enchanté d' vous croiser c'la dit... Bon entrons dans l' vif du sujet ma p'tite perle..J' suis là parce qu' ton fils... Lyes bien entendu c'est encore sauvé pour courir ici!!! Enfin la soeur portière m'a dis l'avoir vu... Alors bon, j' lui cours après quoi...


Une corde, Titca voulait une corde.. était elle retombée en enfance soudain...La blonde manqua de s'étouffer nan mais on avait pas idée à son âge... pfffiou. Il fallait décidément avoir une patience d'ange dans cette famille

Non, j' n'ai pas d' corde... mais ton fils se ballade on ne sait où !!! Tu l' laisse comme ça?

Titca semblait être sur une autre planète.
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Thibalt
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Jeu 5 Nov - 17:02

La disparition d’un gamin… Dans le domaine de Noirlac, c’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Autant dire que, presque par réflexe un peu stupide, l’Aragonais regarda autour de lui comme si l’enfant pouvait être tout proche puis, croisant les bras, il adressa un regard un peu perplexe à la demoiselle.

« Mais euh… Cet enfant, il ressemble à quoi ? Je veux dire… J’peux aider si vous voulez… Moi ça m’pose pas de problème. »

De toutes manières, Typhanie était une bonne mère et se serait surement mise à chercher son enfant avec Nastasie. Alors autant se rendre utile à son tour, c’était tout du moins ce qui traversait la tête de Thibalt lorsqu’il proposa son aide. Cela valait surement mieux que de se souler seul dans le jardin de l’Abbaye pour finalement rentrer chez soi en titubant, ridicule et pitoyable.

Regardant une nouvelle fois autour de lui, l’Aragonais se gratta la tête pour traduire le petit désespoir qu’il ressentait déjà à l’idée de devoir rechercher un enfant dans un endroit pareil.


« Rah ces gosses… »


Petit, lui aussi s’était amusé à faire ce genre de petits pièges à ses parents. Avec ses amis, ils sortaient de la ville et allaient à une cachette dont-ils étaient les seuls connaisseurs. Et quand il revenait… Une bonne claque dans la figure, voilà ce qu’il gagnait. Mais finalement, ça ne changeait pas qu’il passait des journées amusantes avec ses amis et que toutes les claques du monde ne l’aurait jamais empêché de retourner là-bas s’il en avait encore l’occasion.
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Titca
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Ven 6 Nov - 0:11

Ahaah, oui bien sûr Lyes est parti... et sinon tu as fait bon voyage ?! Attend...attend... Lyes à disparut ... Gast, genaoueg Nasty ! Comment tu ... mais... Gast, gast gast !

Titca ouvrit de gros yeux, paralysée de peur. Son fils était quelques parts ici, entre les murs de l'abbaye, seul et encore peut-être était-il déjà très loin ! Bon sang, elle rêvait là son bébé était seul dans la nature ! Cherchant à ne pas étranger sa gouvernante et surtout ne pas paniquer. Lyes était grand, Lyes savait parler, Lyes savait la retrouvée ... Mais il était tout seul ! Attrapant ses affaires, elle n'attendit pas une seconde de plus et partie en courant contre la ferme. Son fils aimait les animaux peut-être serait-il près des vaches ou des moutons ? Bon sang ! Kro avait disparu et la jeune femme avait peur de ne plus jamais revoir une partie de son coeur.

[Ferme Abbatiale de Noirlac, Onze heures environ. ]

Pas tous les saints... Lyes... Lyes... ou est tu ! Lyes répond-moi...

Poussant les portes du bâtiment, la jeune femme regarda partout. Ou était son fils ? Elle en n'avait aucune idée, mais les larmes n'allaient pas tarder à lui monter aux yeux, sans parler de la peur qui commençait à lui prendre le ventre. Comment allait-elle dire cela à son époux ?! Et ses autres enfants, elle allait lui en coller une ce n'était pas possible, sa joue lui ferait mal pendant au moins dix ans.

Chéri ou est tu !? Lyes... ce n'est pas drôle ! Viens ici maintenant.

Titca tendit l'oreille, peut-être que son fils allait rire de la voir paniquée ? Mais rien... absolument rien. Rester calme, tout était possible il ne fallait pas commencer maintenant à paniquer, aucun moine ne lui ferait de mal, ni même les visiteurs... Elle allait le retrouver, ou ? Quand ? Comment ? Aucune idée, mais il le fallait.

Thiblat... Thiblat ou est-il... Nasty... Nasty... ou est mon fils ?
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Nastasie
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Sam 7 Nov - 0:47

La Russe leva les yeux au ciel, les mots étaient ils passés si vite que sa maîtresse n'avait pas emmagasiné l'information... Lyes courait on ne sait où dans les murs de l'abbaye...et le retrouver ne serait pas une mince affaire. Elle avala à nouveau une longue goulée d'alcool pour se donner du courage.

Le sire semblait compatir et Titca s'être réveillée...Nastasie soupira de soulagement, un peu d'aide dans les recherches serait le bienvenue.


Vérole!!!N' soit pas vulgaire pour autant toi! On va t' le r'trouver ton mioche...c'tte tête de pioche doit pas être loin... fit la slave tout en songeant que les lieux étaient vastes...

Nastasie retroussa ses jupes et commença à courir derrière la brune qui sembla se diriger vers la ferme...Bonne idée le petit chenapan pouvait être avec les animaux lui qui en raffolait.


LYEEEEEES LYEEEEEEES!!!! LYESSS DE DIVONNE SI TU NE VIENS PAS D'SUITE TU SERAS PRIVE D'GATEAU PENDANT UN' S'MAINE!!!!

La chose marchait souvent fort bien, l'enfant était gourmand et Nastasie fort convaincante dans ses menaces. Beaucoup plus sévère que Titca sur ce coup, la gouvernante tournait autour des animaux nulle trace du gamin...

Juste un des mouchoirs du petit près d'une flaque de lait sous une Limousine...Le vilain avait du se goinffrer à même les pies de la bête.


Tiiiiiiiiiiiiiiiiiitcaaaaaaaaaaaa!!! Tiiiiitcaaaaaa, il est passé là!!!

La blonde, avança de quelques pas, la cloture était ouverte et les poules échappées... Misère!!! Lyes avait frappé, il allait falloir courir après la volaille...
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Thibalt
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Sam 7 Nov - 19:36

Thibalt n’avait malheureusement bénéficié d’aucune description de l’enfant. D’ailleurs, il n’avait même pas fait l’effort d’en demander une étant donné que ce petit garçon devait être le seul enfant qui se trouvait à Noirlac. Bref, les mains dans le dos, il n’appelait pas. Il se contentait de regarder à droite à gauche sans vraie conviction de pouvoir le retrouver ainsi. Quand Nastasie hurla, il s’approcha d’elle en courant et vit que le poulailler était ouvert. Un peu plus loin, il avait remarqué une poule en liberté. Ceci expliquait cela. Croisant les bras, l’air perplexe, il dit :

« Comme j’pense pas que j’arriverai à rassurer le petit, vu qu’il ne me connait pas, si vous voulez j’peux me charger de rentrer les poules au poulailler… J’serai sûrement plus utile ? »


En réalité, et même s’il ne le disait pas, l’Aragonais n’avait pas vraiment envie de jouer à cache-cache avec un enfant. Non pas que cela le dérangeait, mais ça n’était pas son enfant et il allait sûrement lui faire peur plus qu’autres choses. De plus, le petit semblait malin et il était fort probable qu’il arrive à entourlouper Thibalt en lui déballant deux ou trois histoires rocambolesques. Les poules, au moins, ne risquaient pas de lui raconter d’histoires. Et elles ne courraient surement pas suffisamment vite pour lui échapper.

« On fait comme ça ? »


Adressant un regard aux deux demoiselles, l’ancien Diacre espérait qu’elles acceptent.
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Nastasie
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   Lun 30 Nov - 21:47

La blonde le regarda, remarque ce n'était pas une mauvais idée, seul le Très Haut savait quelle autre bêtise le jeune enfant avait put faire et les poules rentrées, ce serait ça de moins à réparer par la suite...

Z'avez raison, c' sera l' plus pratique...

Reprenant ses recherches, Nastasie réfléchissait où un jeune garçonnet de cet âge pouvait aller dans une abbaye...Elle se souvint de sa propension à fréquenter ce type de lieux au mêmes années... Grands Dieux, le confessional, cela pouvait être amusant de se cacher dans un tel lieu. Elle n'oserait jamais entre dans ces murs... Suggérez l'idée à Titca... oui il valait mieux...

Dit mon petit moineau, l' confessionnal, c'est 'musant pour le p'tiot nan?

Espérant que la brune comprenne l'allusion, elle chercha néanmoins non loin des bottes de foin...
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MessageSujet: Re: Quand le vent souffle arrive un ami.   

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