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 [Memoire] : Vonafred : Le Pèlerinage Aristotélicien, approche succinte et réflexions.

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MessageSujet: [Memoire] : Vonafred : Le Pèlerinage Aristotélicien, approche succinte et réflexions.   Lun 15 Mar - 20:23

Citation :
"Le Pèlerinage Aristotélicien, approche succinte et réflexions".



Par Louis Vonafred de Dublith le XIV mars de l'année de grâce 1458 en l'Abbaye de Noirlac.







Le phénomène du pèlerinage religieux a toujours existé, mais cette forme de dévotion populaire s'est particulièrement développée en Royaume de France, en lien direct avec le culte des prophètes Aristote et Christos, des Saints ou de marquantes et exemplaires figures de l’Aristotélicisme.

Deux idées sous-tendent ce culte: d'une part celle de l'efficacité du Saint représentant de l’Aristotelicisme comme intermédiaire entre Dieu et les hommes, d'autre part l'idée que les lieux sont sacralisés par la présence du corps ou d'une relique d'un Saint Aristotélicien:
Les sanctuaires possédant reliques se multiplient donc, attirant les pèlerins du Royaume.


Pourquoi part-on ?
Les motivations sont multiples.
On part en pèlerinage :
- par curiosité intellectuelle ou historique, pour voir les décors de la vie de Christos, d’Aristote ou d'un Saint Aristotélicien,
- pour prier et vénérer leurs reliques sacrées.
- pour obtenir une faveur, en particulier une guérison, pour accomplir un vœu ou remercier d'une grâce
- pour mourir et être enterré "ad sanctos". Cette motivation, qu'il faut replacer dans une perspective eschatologique, n'est pas rare, et l'on peut trouve d'importantes nécropoles auprès de certains centres de pèlerinage.
- par ascèse, pour rechercher le salut dans l'exil et l'errance volontaires, en réponse à l'appel de Christos ou à l’ascèse de la rhétorique recommandée par Aristote.
C'est à travers les dangers et les fatigues de la route que se réalise l'idéal de purification.


On distingue toutefois géneralement plusieurs niveaux de spiritualité :
- un niveau populaire marqué par le goût du merveilleux et la recherche de la guérison du corps.
- un niveau plus spirituel, celui des pèlerinages de dévotion qui cherchent le salut de l'âme par l'ascèse personnelle.


O[b]ù va-t-on en pélerinage ?Il existe une multitude de lieux de pèlerinages en terre Aristotélicienne Française…
Aux légendaires pèlerinages tels ceux De Mgr Groar à Bourges, l’auteur préférera prendre ici quelques libertés et proposer l’exemple d'un lieu moins fréquenté et d'une hagiographie moins usitéé.celle du bon Roy Saint Louis, qui pourrait bien servir à la présente actualité du Royaume...


"La Chapelle du Puy ou la couronne d’Epine qui protège le Languedoc de l’hérésie…"

De 1245 à 1254, Saint Louis mena une grande croisade en terre languedocienne. A son terme, il solidifia le Languedoc contre les forces hérétiques. Il était cependant conscient que cette terre est en proie à l'hérésie malgré la victoire. Alors qu'il repartait pour Paris, il fit une halte à proximité d'un lac pour y établir un campement et passer la nuit. Après avoir bien festoyé avec ses soldats, le saint roi alla donc se reposer dans un sommeil profond.
C'est à ce moment-là que lui apparut en songe l'archange Miguaël. Il lui dit alors :
« Louis, réveille-toi, ouvre les yeux. La victoire que tu viens de remporter par le sang et par le feu est déjà menacée. » Alors il lui montra ce qui allait arriver puis il lui dit : « Il faut protéger cette terre de l'hérésie et propager le message de Christos. Va, lève-toi et va prier Ton Créateur».

Louis se réveilla. Il faisait déjà grand jour. Il alla à quelques lieues de là dans un petit village languedocien que l'on appelle Le Puy. Il entra dans la petite chapelle du village et pria en ces termes :
«Je m’en remets à Toi, Créateur de toute chose.
Toi qui as confié la terre à l’Humain pour qu’il te serve,
Aide-moi à être la couronne d’épine qui tiendra l’hérétique loin de nos terres,

Aide-moi à protéger la terre languedocienne de l’ombre de la créature sans nom,
Ne laisse pas nos terres souffrir, comme Christos à souffert,
Fait que cette fois ce soit nos épines qui percent le cœur de Tes ennemis. »

Il sortit ensuite et rentra à Paris. Le sort de la foi en Languedoc le perturbait.

Quatre ans plus tard, il s'apprêtait à partir pour signer le traité de Corbeil fixant les frontières sud de son royaume. Quelques jours avant son départ, il alla prier en la Sainte chapelle de son palais. Passant près de la couronne d'épines qu'il avait amené lui-même il y a 20 ans, il repensa à sa prière faite au Puy. Tout semblait s'éclairer pour lui. Il fallait qu'il mène la couronne d'épines au Puy afin qu'elle protège le Languedoc de l'hérésie.

Depuis ce jour, la couronne d'épines de Christos occupe une place de choix dans la chapelle du Puy devenue depuis une charmante petite Eglise. De là elle veille sur le Languedoc même si elle n'a pas pu empêcher le retour de l'hérésie.






L’organisation matérielle, la route et l'arrivée.
Les préparatifs : il faut se procurer de l'argent, mettre en ordre ses affaires, faire son testament, éventuellement trouver des compagnons de route, d’éventuels soldats désireux d’escorter le pèlerinage ou bien, plus spirituellement, blanchir sa conscience. Infirmes et malades doivent aussi trouver un moyen de transport.
Le départ se fait au cours d'une cérémonie de bénédiction du pèlerin, de son costume (grande cape ou pèlerine) et de ses attributs (bâton ou bourdon, besace et calebasse pour la boisson).

Le trajet: tous les moyens de transport sont bons, le plus fréquent restant la marche. Quoi qu'il en soit, I’ arrivée et le départ doivent être faits à pied pour marquer l'aspect pénitentiel du pèlerinage. En revanche, les étapes de montagne se font généralement à cheval ou à dos de mulet, certaines abbayes prêtant des montures et servant volontiers de refuge ou de lieux de repos.

L'hébergement du pèlerin est un devoir de charité que rendent souvent les particuliers et toujours les monastères. Il existe aussi de nombreux hospices spécialisés, fondations laïques ou ecclésiastiques, où le pèlerin peut dormir une et parfois jusqu'à trois nuits, et où il est soigné voire enterré le cas échéant. Ces hospices ont toujours une chapelle et au moins deux salles, une pour les hommes et une pour les femmes.
L'arrivée au sanctuaire est marquée par:
- des rites pénitentiels (marcher pieds nus) ou symboliques (bain dans un cours d'eau par purification).
- des dévotions : toucher ou baiser le tombeau, veillée de prière dans l'église, "incubation" (il s'agit de dormir dans l'église près des reliques. C'est, semble-t-il, très favorable aux miracles).
- des offrandes : le plus souvent de l'argent ou de la cire pour les cierges. Les offrandes peuvent être représentatives: chaînes, béquilles ou objets en forme du membre guéri.





La spiritualité du pèlerinage.
Au-delà de tous ces aspects matériels, le pèlerinage est avant tout une démarche spirituelle. Le pèlerin se place dans une attitude intérieure:
- de détachement. Étymologiquement le pèlerin, « Peregrinus », c'est celui qui voyage au loin.
- de perception de la vie terrestre comme un exil proche d’Aristote, de Christos ou des Saints. Par la foi, les Aristotéliciens sont déjà "concitoyens des saints, membres de la maison du très haut"
- de cheminement vers le Royaume céleste qui est la véritable patrie "car nous n'avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous sommes à la recherche de la cité future". Le pèlerinage, loin de ses bases est souvent interprété chez les fidèles comme figure de ce cheminement moral de l’Aristotélicien fidèle à son Eglise.
Peu à peu, on en viendra à considérer que le pèlerinage est un état d'esprit et qu'il peut donc exister sans la distance géographique : apparaissent ainsi les "pèlerinages en esprit", la dévotion à l’exemplarité et à l’enseignement d’Aristote et de Christos qui mèneront le fidèle à se rapprocher par leur initiative de la vertu exemplaire. Les "pèlerinages de vie humaine", peuvent ainsi être assimilés au cheminement de l'âme de l’Aristotélicien vers l’ultime cité de Dieu, l’incarnation du Paradis…





En hommage a l’abbaye de Noirlac, je ne pouvais ne pas citer Saint Arnvald, dont le Tombeau est ici même abrité, lieux de pélerinage de tout Chevalier intègre qui se réspecte...




Saint Arnvald est le patron aristotélicien du tryptique JUSTICE VERITE INTEGRITE. A ce titre, il est le Saint Patron des magistrats, des avocats et des justiciables (Justice), des journalistes (Vérité) et de la chevalerie (Intégrité). Arnvald est aussi le Saint Patron de l’ordre cistercien qu'il a fondé et le protecteur du Duché de Berry où il siégea au conseil ducal des années durant.


« Vivre dans la vertu consiste à vivre comme Dieu le veut. Vivre dans le péché consiste à nier la volonté divine et donc à nier notre propre nature divine. Cela revient donc à nous nier nous-mêmes, à travers la négation de Dieu. La vertu parfaite, de nature divine, est divisée en sept vertus, afin que nous puissions plus facilement nous en rapprocher dont la Justice dont Saint Arnvald est le protecteur.

Nous ne devons donc pas espérer atteindre la perfection dans une ou plusieurs vertus, car cela est impossible et donc péché d’orgueil. Nous devons plutôt rechercher le Juste Milieu entre chaque vertu et chaque péché. Priez Saint Arnvald, le Justicier va nous guider. En effet, son exemple de quête de Justice, de Vérité et d'Intégrité va nous aider concilier l’idéal du juste équilibre aristotélicien.

Le Juste Milieu ne signifie pas un milieu mathématique, à égale distance de ces deux extrêmes, mais une tendance à se diriger vers la vertu en étant conscient de l’impossibilité de l’atteindre.

Le monde actuel devrait s'inspirer de cet idéal de justice, d'intégrité et de vérité car la tentation est grande de laisser la créature sans nom nous corrompre. Même le clergé devrait retrouver une certaine rigueur morale pour renforcer son magistère d'influence et restaurer une crédibilité malmenée... »


*****

SAINT ARNVALD, tant que tu as vécu parmi nous
Tu as été l’avocat des pauvres,
Le magistrat impartial, sévère mais juste,
La Providence de tous les justiciables ;
Écoute aujourd’hui notre prière.

Obtiens-nous d’aimer la justice comme tu l’as aimée.
Fais que nous sachions défendre nos droits,
En cherchant avant tout la réconciliation et la paix.
Pour que « justice soit rendue dans l’amour aristotélicien»,
Sans indulgence pour la culpabilité d’un ami ou d’un puissant.

Guide nous sur le chemin de l'intégrité, parsemé d’embûches,
Capable de résister à l’attrait du pouvoir et des richesses,
Respectueux de la parole donnée et de l’idéal d’honneur chevaleresque,
Protège nous de la tentation de la facilité et de la créature sans nom.

Toi, le modèle du prélat humble,
Qui parcourait nos campagnes en quête de vérité
Bouleversant les foules par le feu de ta parole
Et le rayonnement de ta vie,
Inspire à notre royaume les hommes vrais dont il a besoin.

Saint Arnvald le justicier, prie pour nous,
Aide nous à concilier l’idéal du juste équilibre aristotélicien
Avec ton exemple de quête de Justice, de Vérité et d’Intégrité.



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