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 [Memoire] Ulrich : L'Être divin est tout puissant

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MessageSujet: [Memoire] Ulrich : L'Être divin est tout puissant   Lun 7 Juin - 15:20

Citation :

Mini mémoire de fin de licence, Noirlac; par Ulrich Milambert Louis de Lasteyrie de Cénorel, seigneur d'Herminval-les-Vaux.



L'Être divin est tout puissant

L’Être Divin est tout puissant. Cela tombe sous le sens, alors, pourquoi ce thème ? Car il est finalement fondateur de tous les autres, et qu’à mon sens, je ne peux pas prétendre essayer d’entrer, et étudier ultérieurement plus précisément d’autres sujets sans avoir étudié les questions basiques.

Je propose de traiter de la toute puissance de l’Être Divin sous deux aspects : d’abord, sous un aspect introductif plus théorique que pratique, puisque j’évoquerai le rapport général entre divinité et toute puissance (I.) : il s’agira surtout de réflexions personnelles., qui peuvent être valables tant pour nostre religion que pour les hérétiques et autres athées. Ensuite, j’essaierai d’être un peu plus pratique, si l’on peut dire, et de m’appuyer un peu plus sur le Livre des Vertus, en expliquant comment la toute puissance divine s’exerce sur les hommes, et j’essaierai d’éclairer, à la mesure de mes moyens le paradoxe entre toute puissance divine et libre arbitre (II.).

I. Le rapport général entre la divinité et la toute puissance

La toute puissance de Dieu est intimement liée à sa perfection, (A.) ; cette toute puissance est même condition de sa divinité (B).


A. Dieu est parfait, donc tout puissant

Dieu est parfait. Ceci ne peut être contesté par les païens et hétérodoxes : même si ces derniers ne croient pas en Lui, ils ne peuvent le concevoir sans cette perfection, même dans son inexistence. S’il n’avait pas cette toute perfection, il ne serait pas Dieu, même dans l’imaginaire de ceux qui ne croient pas en lui.
Or, a perfection tend vers un infini qu’aucun homme ne peut concevoir. On a expliqué plus haut, la perfection était d’essence divine : elle ne peut être atteinte que par Dieu. Puisqu’elle tend vers l’infini, elle ne peut être atteinte que par un être doté de capacités « extraordinaires », qui tendent elles mêmes vers l’infini. Cette capacité que l’on peut nommer « pouvoir », ou « puissance » est forcément infinie, puisque sinon, elle ne pourrait pas toucher la perfection, qui elle, est infinie : pour terminer cette première partie, prenons un exemple, sur des choses finies, certes, mais qui illustreront notre propos :
Un paysan ne peut toucher les étoiles avec sa fourche, et pour cause, sa fourche est trop courte, insuffisante pour atteindre ces dernières. Remplaçons les étoiles par la perfection, et la fourche par le pouvoir du paysan : il ne peut pas atteindre la perfection, car il n’en a pas le pouvoir, les moyens ; alors que Dieu le peut, car il dispose d’un moyen pour atteindre cette perfection : sa toute puissance.

Allons plus loin, et essayons de démontrer pourquoi cette toute puissance, comme cette perfection d’ailleurs, est une condition de divinité.


B. La toute puissance, condition de divinité

« Dieu est Dieu car il est tout puissant.». Avec cette sentence, on a tout dit. Je vais tâcher d’être un peu plus explicite. On peut en propos préliminaires se poser la question de ce qu’est la « toute-puissance ». Si nous nous penchons sur la langue de Cicéron, nous voyons que puissance se dit « potentia », dérivée du verbe « possum, potes, posse, potui », pouvoir, au sens de « je peux », non point au sens « d’imperium », ou de « regnum », qui renvoient à des notions plus de commandement. La toute puissance est donc la capacité de tout faire. Or, de la même manière qu’un hétérodoxe, un athée, ou un aristotélicien ne peut concevoir Dieu sans perfection, il est impossible d’imaginer Dieu qui ne serait pas tout puissant ; sans quoi, il ne serait pas Dieu, ce serait encore une fois « autre chose ». Cette toute puissance, inhérente à Dieu est infinie : donc, de facto elle implique nos « imperium » et « regnum », en plus de notre « potestas ».

Pourtant, Dieu laisse toujours à l’homme le choix, selon la lettre du Livre des Vertus.

II. La puissance de Dieu, infinie sur les hommes aussi, malgré leur libre arbitre


Nous avons tenté de démontrer que Dieu était tout puissant. Nous avons aussi expliqué qu’il détenait sur les hommes de fait, outre la potestas, l’imperium/regnum. Pourtant, nous savons par le Livre des Vertus nous enseigne que Dieu laisse aux hommes le choix(A.). Ce libre arbitre est a priori un obstacle à la toute puissance divine, puisque susceptible d'aller contre elle, et donc, de la faire passer de "toute puissance" à "puissance", ce qui est inconcevable. Ce choix n’est pour autant pas contradictoire avec la toute-puissance divine (B.). Nous ne nous arrêterons pas sur les démons, et le sans nom, qui ne sont pas de réels obstacles à la puissance divine, puisqu’ils n’existent que par la volonté divine, et ne sont qu'accessoires à l'Homme.

A. Une puissance non exercée sur terre: le libre arbitre?

La Réunion, La Décision, et les chapitres suivants notamment nous enseignent que Dieu laisse à l’Homme le choix de sa conduite. Il peut décider de suivre les injonctions de la créature sans nom, ou de vivre dans la vertu. Ce n’est pas une décision définitive : elle s’applique à chacun des choix que nous faisons. On peut alors s’interroger sur des limites éventuelles de la toute puissance divine . En effet, si Dieu est parfait, et que l’homme est sa créature, pourquoi ne lui imposerait-il pas sa perfection ?
Le Livre des Vertus répond à cette question : il laisse loyalement au sans nom la possibilité de démontrer qu’il a raison sur le sens de la vie. Dieu fait donc une sorte de pari avec elle sur le sens de cette dernière. Et il est inconcevable que le tout puissant, dans son infinie perfection « biaise les jeux ». C’est pourquoi le libre arbitre est laissé à l’homme sur terre. On pourrait justifier ce libre arbitre de Dieu vis-à-vis des hommes par le fait de la paternité de Dieu vis-à-vis des hommes : cette paternité de implique une éducation, éducation qui ne peut se faire que dans la difficulté, et parfois, dans les erreurs de chacun, qui finiront par conduire, ou non, chaque homme sur le chemin de la Vertu.

Néanmoins, ce libre arbitre connaît lui-même des limites, du fait que l’homme, lui, n’est pas tout puissant, contrairement à Dieu.

B. Le libre arbitre, encadré par la toute puissance divine.


Comme nous avons tenté de l’expliquer précédemment, la toute puissance de Dieu semble connaître un obstacle dans le libre arbitre de l’Homme.
A ceci près que c’est le tout puissant qui nous a donné le libre arbitre : ce libre arbitre, c'est-à-dire, cet obstacle à la puissance de Dieu, est l’expression même de la toute puissance divine ! Comment quelque chose d’infini pourrait-il se limiter lui-même ? On semble nager en plein paradoxe.
Nous allons tenter d’expliquer pourquoi ce n’est pas vraiment le cas : Dieu ne limite pas vraiment sa puissance en nous octroyant le libre arbitre : il ne fait que l’exprimer différemment ; par trois biais principaux :
La première limite au libre arbitre concerne l’homme en lui-même : créé par Dieu, il a une partie de sa conscience qui est Dieu : cette part de lui-même cherche à vivre dans la Vertu.
La deuxième limite , et la troisième concernent les conséquences de nos actes : Dieu, s’il nous a laissé le libre arbitre, ne laisse pas pour autant nos actes sans conséquences, puisque nous serons à notre mort tous jugés, et que les non-vertueux, qui ont agi contre la toute-puissance divine seront envoyés en enfer lunaire. Enfin, la dernière limite à notre libre arbitre est la fin du monde : Dieu, dans sa toute puissance peut nous retirer à tout moment ce libre arbitre en mettant fin à sa création, à savoir, nous. Et nous savons de par « Le Livre de la fin des Temps », qu’il le fera s’il se rend compte que sa créature est mauvaise, et donc, ne se plie pas devant sa toute puissance.

Ainsi, nous pensons pouvoir dire que « l’obstacle » à la toute puissance divine qu’est le libre arbitre, est assez encadré pour ne pas empêcher cette puissance d’être « toute puissance ».
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