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 [Mémoire] Turinge : Le travail assure-t-il le salut ?

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Eilinn Melani
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Nombre de messages : 1215
Date d'inscription : 13/05/2010

MessageSujet: [Mémoire] Turinge : Le travail assure-t-il le salut ?   Dim 31 Oct - 17:24

[Essai] Le travail assure-t-il le salut ?

INTRODUCTION
En tant qu'être humain, chacun de nous est amené chaque jour à assumer de nombreuses tâches pour assurer sa subsistance.
En quoi tout notre ouvrage nous rapproche-t-il de Dieu ? Nous permettra-t-il d'atteindre un jour le salut promis par le Très-Haut ?


I. Le travail, volonté de Dieu

Le livre des Vertus est une révélation de la volonté de Dieu pour ses créatures. Dès le départ, Dieu a voulu que l'Homme travaille :
Citation :

2. Dieu avait ordonné aux hommes et aux femmes de travailler pour assurer leur subsistance. Ce dur labeur les éloignait ainsi de l’acédie. Et les hommes et les femmes savaient être inventifs, car Dieu les avait conçus ainsi. Ils récoltaient ce qu’Il avait placé pour eux dans la nature. Ils se mirent à contrôler ces ressources afin d’assurer leur subsistance et leur vie n’en fut que meilleure.
(Livre de la Pré-Histoire - Chapitre II - « Le travail » )

D'autre part, Aristote nous a démontré que l'Homme est un être social. Il ne peut vivre seul, loin de la présence de ses semblables.
Or nos contacts avec les autres individus, conduisent chacun de nous à prendre une place active dans la société. C'est très naturellement, que nous sommes amenés à nous rendre service les uns aux autres.
Chacun de nous n'est pas capable de créer tout ce qui est indispensable à sa survie. Personne n'est totalement autonome.
On a toujours besoin de l'aide de ses semblables à quelque échelle que ce soit.
Voilà pourquoi tout le monde doit apprend donc un métier qui servira à d'autres individus. En échange, il recevra une juste rétribution ce qui lui permettra d'acheter à son tour des biens ou des services qui lui font défaut.
Le travail est donc nécessaire à la vie en société.


Par conséquent, Dieu ne peut qu'être satisfait du travail des hommes. Il prend plaisir à les voir créer, innover et oeuvrer pour le développement de leur société.



II. De la nécessité du travail manuel

Nous l'avons dit précédemment, c'est une nécessité sociale que le travail. Voulu par Dieu pour occuper les hommes,
C'est surtout une nécessité pour assurer notre subsistence. Sans travail, pas de moyen de se procurer le pain quotidien.
Le travail manuel est dons une nécessité physique mais c'est également une nécessité théologale. En effet, le travail manuel va nous permettre de pratiquer toutes les vertus :

C'est par conviction, c'est à dire l'espérance d'un avenir plein de promesses que nous paratiquons notre travail quotidien. A travers lui, nous pratiquons déjà tout naturellement la vertu de conservation qui est la faculté d’œuvrer à sa propre survie.
Nous pratiquons également vertu de plaisir qui est la faculté qu’a l’homme d’œuvrer à réunir les conditions de son propre bonheur. En effet, en améliorant son cadre de vie, l'Homme crée les conditions de son bonheur.
C'est aussi bien tout naturellement que nous pratiquons le don de soi car nous n'oeuvrons pas toujours en égoïste mais notre travail va servir aux autres.
Enfin, nous sommes amenés à côtoyer des compagnons de travail, avec qui les relations ne sont pas toujours agréables. Nous sommes donc amenés selon notre état d'esprit à pratiquer les autres vertus : la tempérance et la justice.


Nous trouvons à travers la littérature sacrée, de nombreux exemples de Saints qui nous ont montré la voie du salut à travers le travail manuel :

Chrisos a travaillé en aidant ses parents :
Citation :
"Christos aidait souvent son père à transporter les stères de bois du marché jusqu’à chez lui"
Pour aider sa mère, il gardait les moutons :
"Christos aimait s’occuper de ces placides animaux. Quand on lui demandait pourquoi, arguant du pénible labeur que cela nécessitait, Christos répondait:
" Dieu a donné aux humains le travail pour qu’à chaque jour ils méritent le titre d’enfants de Dieu. ""


D'autres saints ont également pratiqué le travail manuel : Avant d'être appelé à suivre Christos, Saint Titus fut pêcheur.
Et ce ne sont là que quelques exemples de nos saints modèles.
On voit donc que le travail manuel, à travers l'effort qu'il impose nous permet de nous tourner vers les autres. Nous sortons de notre égocentrisme naturel et nous occupons notre esprit à une tâche qui nous dépasse, que nous accomplissons dans un but partique mais qui nous conduit à pratiquer les vertus.



III. Le travail spirituel

Les Fidèles le savent, la pratique des vertus est le seul moyen d'accomplir la volonté de Dieu et de vivre en harmonie dans la société. Nous venons de voir que le travail quotidien participe déjà à la pratique des vertus.
Mais cela suffirait-il à gagner son salut ? A quoi servirait-il alors de vivre dans la piété ?

La réponse nous est donnée cette fois par Christos, le fondateur de l'Eglise :
Citation :
" Les fidèles de Dieu, ceux qui ont appris l’enseignement d’Aristote et qui veulent suivre le chemin que je vous trace, doivent former une communauté de vie. Cette communauté trouvera son sens, et permettra à chacun de vivre dans la vertu, si elle est unie dans l’amitié réciproque que chacun de ses membres se doit d’éprouver envers ses semblables. Pour vous guider, je serai le père de cette communauté, j'en érigerai les principes, et mes successeurs feront de même après moi."
(La Vita de Christos - Chapitre XI )
Car en réalité, le plus beau geste, le suprême bonheur, serait de pratiquer son travail par pur amitié. C'est l'exemple que nous a donné Christos à travers son sacrifice.
Malheureusement il est difficile pour l'Homme, livré aux tentations du Sans-Nomde faire preuve naturellement d'abnégation. Cela demande un degré de pureté que l'Homme ne peut atteindre sans l'aide de l'Eglise. Il suffit de regarder ce qu'était devenu l'homme, livré à lui même à l'époque de la préhistoire. A oanylone, il a fini par se pervertir.
Ainsi, l'Eglise seule nous permet de nous approcher de cet idéal par la méditation, la prière et l'étude des textes sacrés. C'est à travers cette seule intimité que nous garderons un esprit pur et une volonté ferme dans la pratique de l'amitié.

Citation :
Le baptême correspond à une accession au monde des Idées et à la société des fidèles, permet la communion avec les Saints.
Sans ce travail spirituel que Dieu nous demande aussi d'accomplir, notre travail risque fort de ne pas prendre tout son sens. Nous risquons de nous contenter des choses superficielles, sans nous apercevoir que le bonheur vient avant tout de la proximité avec le Créateur.



CONCLUSION
Le travail manuel et le travail sprirtuel sont donc les deux facettes d'une même notion, comme les deux faces d'une même médaille.
On ne peut vivre en négligeant une partie, sinon, on ne touche qu'à la moitié de la Vérité qui ne peut pourtant être que pleine et entière.
Ainsi, pour parvenir au salut promis par le Très-Haut, il ne faut pas ménager sa peine au cours de son existance :
il faut pratiquer un travail qui soit utile à la société tout en oeuvrant au travail spirituel qui vise à l'élévation de l'Esprit.
Ainsi notre âme sera comblée et nous aurons gagné le Paradis Solaire préparé par le Très Haut.

Pour résumer ce mémoire, je terminerai en citant la règle de Saint Benoît :
Citation :
La paresse est l'ennemie de l'âme. Aussi, à certains moments, les frères doivent être occupés à travailler de leurs mains. A d'autres moments, ils doivent être occupés à la lecture de la Parole de Dieu. C'est pourquoi nous croyons qu'il faut organiser ces deux occupations[...]

__________________________________________________________________
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES :

- Livre de la Pré-Histoire - Chapitre II - « Le travail »
- La Vita de Christos - Chapitre XI
- Le droit Canon - Sacrements : le baptême
- Hagiographie de l’apôtre Titus, Premier parmi les Apôtres, Père de l’Église
- Regle de Saint Benoit
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